몽테뉴의 종교관에 관한 연구
Une étude sur la religion de Montaigne
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초록
Pour Montaigne, la foi occupe une place centrale, mais l'ambivalence de Montaigne sur la religion est bien connue. Est-il un bon catholique, un imposteur athée ou fidéiste?Son scepticisme exclut Dieu de l'examen de raison, non qu'il soit la source de la vérité, mais qu'il transcende la raison. En critiquant la présomption et la faiblesse de la 3raison, Montaigne proclame qu'on doit en accepter la limite. S'il en est ainsi, doit-on fonder la religion seulement sur la révélation et la grâce divines comme le prétendent les fidéistes? Cette sorte de foi est incommunicable et risque de tourner au fanatisme, provoquant un violent conflit dans la société. Pour éviter ce danger, la raison doit intervenir dans le domaine de la foi en poursuivant l'universalité de celle-ci. Si la raison accepte sa propre limite, elle cesse d'être la semence du vice pour devenir la grâce que Dieu donne à tout le monde. Montaigne l'appelle ainsi ‘la raison universelle’. Jouir d'une vie naturelle dans la simplicité et l'ignorance, garder son âme tranquille et sereine sans la concupiscence, c'est une grâce que Dieu donne par la raison universelle et un moyen d'accéder à lui. La croyance fondée sur la raison universelle n'est pas celle d'une religion particulière, mais une révérence du Créateur qui vient de la profonde confiance dans la nature et la vie. Il n'est pas étonnant que Dieu choisisse les hommes vulgaires, simples et ignorants pour nous apprendre ses hauts mystères. Pour Montaigne, ‘croire’, ce n'est ni la fusion avec Dieu ni la connaissance de Dieu. C'est révérer Dieu en recevant tout ce que Dieu offre à tous indifféremment et inconditionnellement. Montaigne exclut le surnaturel de la nature et il croit qu'elle obéit à la loi générale. Ce qu'on appelle un miracle vient de notre ignorance de ses causes. Cependant nier le surnaturel dans la nature, cela ne signifie pas la désacralisation de la nature. Montaigne ne considère pas le miracle comme un phénomène hors la loi, mais comme la loi elle-même. Quand on ôte à l'ordinaire sa familiarité, on peut y voir un miracle révélateur de la présence de Dieu. Il en est ainsi de la mort. La crainte de la mort ne nous vient pas de la mort elle-même, mais de son imagination. Montaigne nous conseille de l'apprivoiser en lui ôtant l'étrangeté. Dès que nous la regardons en face, nous nous trouvons devant le miracle de la pleine jouissance de la vie. Le silence de Montaigne sur l'au-delà pourrait s'interpréter comme son parti pris de se taire devant l'ineffable. En disant que “l'entreprise se sent de la qualité de la chose qu'elle regarde”, il prétend que la poursuite de la vertu est une jouissance en soi-même si on ne peut jamais arriver à sa parfaite possession. Cela montre que Dieu est accessibnt dux hommes ue Dieupoursuite de la vertu et de Dieu. Mais la plupart des hommes ne peuvent pas éprouver la jouissance de la vertu à cause de la criver à sa p. La vertu est la pratique des lois divines : aimer Dieu et aimer son prochain comme soi-même. La première loi consiste dans la prière. Prier Dieu avec l'amour et le respect est ‘u à cacriviliation de nous à Dieu’ : s la plupart des hommese montre parfaitement dans l'en, sa p.garde sa pureté ue Dieuprière. La deuxième loi divine appaa ît sous la forme de l'am deé chez Montaigne. Elle consiste d'abord dans l'exescan la cdevorega la pourocaée la vee ne van ldux espres hommes. Mais Montaigne paapas éprouam deé ase mdeaseserérieur,s éprouexrérience miracupause de la upart des hou deutre. Pour lui, qui connaît cette amitié, il n'y a pas lieu de nier que Dieu puisse résider dans l'âme humaine par son amour débordant. Selon lui, la croyance est de sentir la présence de Dieu et son amour en obéissant aux lois divines à la lumière de la raison universelle. L'homme, créature de Dieu, essaie la vertu à l'extérieur et cultive son moi intérieur. Par ces esais, le moi ressemble de plus en plus à Dieu. Montaigne se propose donc de s'approprier le christianisme où il est né. Sa foi est une croyance humble, satisfaite de tout venant de Dieu. Quand nous abandonnons l'attachement à toutes les choses, nous pouvons sentir Dieu qui s'approche de nous en se transformant continuellement en puissance créatrice.
Abstract
Pour Montaigne, la foi occupe une place centrale, mais l'ambivalence de Montaigne sur la religion est bien connue. Est-il un bon catholique, un imposteur athée ou fidéiste?Son scepticisme exclut Dieu de l'examen de raison, non qu'il soit la source de la vérité, mais qu'il transcende la raison. En critiquant la présomption et la faiblesse de la 3raison, Montaigne proclame qu'on doit en accepter la limite. S'il en est ainsi, doit-on fonder la religion seulement sur la révélation et la grâce divines comme le prétendent les fidéistes? Cette sorte de foi est incommunicable et risque de tourner au fanatisme, provoquant un violent conflit dans la société. Pour éviter ce danger, la raison doit intervenir dans le domaine de la foi en poursuivant l'universalité de celle-ci. Si la raison accepte sa propre limite, elle cesse d'être la semence du vice pour devenir la grâce que Dieu donne à tout le monde. Montaigne l'appelle ainsi ‘la raison universelle’. Jouir d'une vie naturelle dans la simplicité et l'ignorance, garder son âme tranquille et sereine sans la concupiscence, c'est une grâce que Dieu donne par la raison universelle et un moyen d'accéder à lui. La croyance fondée sur la raison universelle n'est pas celle d'une religion particulière, mais une révérence du Créateur qui vient de la profonde confiance dans la nature et la vie. Il n'est pas étonnant que Dieu choisisse les hommes vulgaires, simples et ignorants pour nous apprendre ses hauts mystères. Pour Montaigne, ‘croire’, ce n'est ni la fusion avec Dieu ni la connaissance de Dieu. C'est révérer Dieu en recevant tout ce que Dieu offre à tous indifféremment et inconditionnellement. Montaigne exclut le surnaturel de la nature et il croit qu'elle obéit à la loi générale. Ce qu'on appelle un miracle vient de notre ignorance de ses causes. Cependant nier le surnaturel dans la nature, cela ne signifie pas la désacralisation de la nature. Montaigne ne considère pas le miracle comme un phénomène hors la loi, mais comme la loi elle-même. Quand on ôte à l'ordinaire sa familiarité, on peut y voir un miracle révélateur de la présence de Dieu. Il en est ainsi de la mort. La crainte de la mort ne nous vient pas de la mort elle-même, mais de son imagination. Montaigne nous conseille de l'apprivoiser en lui ôtant l'étrangeté. Dès que nous la regardons en face, nous nous trouvons devant le miracle de la pleine jouissance de la vie. Le silence de Montaigne sur l'au-delà pourrait s'interpréter comme son parti pris de se taire devant l'ineffable. En disant que “l'entreprise se sent de la qualité de la chose qu'elle regarde”, il prétend que la poursuite de la vertu est une jouissance en soi-même si on ne peut jamais arriver à sa parfaite possession. Cela montre que Dieu est accessibnt dux hommes ue Dieupoursuite de la vertu et de Dieu. Mais la plupart des hommes ne peuvent pas éprouver la jouissance de la vertu à cause de la criver à sa p. La vertu est la pratique des lois divines : aimer Dieu et aimer son prochain comme soi-même. La première loi consiste dans la prière. Prier Dieu avec l'amour et le respect est ‘u à cacriviliation de nous à Dieu’ : s la plupart des hommese montre parfaitement dans l'en, sa p.garde sa pureté ue Dieuprière. La deuxième loi divine appaa ît sous la forme de l'am deé chez Montaigne. Elle consiste d'abord dans l'exescan la cdevorega la pourocaée la vee ne van ldux espres hommes. Mais Montaigne paapas éprouam deé ase mdeaseserérieur,s éprouexrérience miracupause de la upart des hou deutre. Pour lui, qui connaît cette amitié, il n'y a pas lieu de nier que Dieu puisse résider dans l'âme humaine par son amour débordant. Selon lui, la croyance est de sentir la présence de Dieu et son amour en obéissant aux lois divines à la lumière de la raison universelle. L'homme, créature de Dieu, essaie la vertu à l'extérieur et cultive son moi intérieur. Par ces esais, le moi ressemble de plus en plus à Dieu. Montaigne se propose donc de s'approprier le christianisme où il est né. Sa foi est une croyance humble, satisfaite de tout venant de Dieu. Quand nous abandonnons l'attachement à toutes les choses, nous pouvons sentir Dieu qui s'approche de nous en se transformant continuellement en puissance créatrice.
참고문헌 (12)
- Montaigne, Essais, "par Albert Thibaudet et Maurice Rat" (1962), Gallimard
- Pascal, "Les Pensées" (1954), Gallimard
- 이환, "몽테뉴와 파스칼", 민음사
- Baraz, Michaël, "L'être et la connaissance selon Montaigne" (1968), Librairie José Corti
- Boutaudou, Christina, "Montaigne" (1984), Librairie Générale Française
- Brahami, Frédéric, "Le scepticisme de Montaigne" (1997), PUF
- Conche, Marcel, "Montaigne et la philosophie" (1996), PUF
- Friedrich, Hugo, "Montaigne traduit par R. Rovini" (1968), Gallimard
- Laffly, Georges, "Montainge Libre et fidèle" (1997), Sainte-Madeleine
- Starobinski, Jean, "Montaigne en mouvement" (1993), Gallimard
- Statius, Pierre, "Le réel et la joie : Essais sur l'oeuvre de Montaigne" (1997), Kimé
- Todorov, Tzvetan, "Le Jardin imparfait : La pensée humaniste en France" (1998), Grasset
