18세기 프랑스의 여성미 연구- 화장, 미술, 문학 작품을 중심으로
La beauté féminine en France au XVIIIe siècle
0
조회
0
다운로드
1
인용
0
참고문헌
키워드
초록
Depuis des siècles, la beauté féminine a été principalement déterminée, par des considérations religieuses, éthiques et philosophiques. La réflexion sur l'esthétique s’intensifie au XVIIIe siècle, à la recherche d’une unité de la beauté et d’éléments de référence plus fonctionnels, par exemple ceux que désignent les intérêts et la sensibilité, tels que la familiarité immédiate, la préférence, et même l’efficacité, la vigueur des corps. Dans cette étude, nous avons considéré la beauté féminine en France au XVIIIe siècle à travers ses quatre courants : la beauté splendide du rococo, la beauté saine de la raison, la beauté sublime de la passion, la beauté pure de la nature. Au début du XVIIIe siècle, la beauté féminine a été recherchée dans l'art du rococo qui est le style artistique rocaille français. Ce style est appliqué à une partie de la production picturale française de l'époque, dont la particularité consiste en des couleurs claires, légères et mouvementées. Il est aussi adopté dans l’architecture, le décor des abbayes et repose sur toute une ornementation foisonnante, asymétrique et lumineuse. Ainsi, le visage magnifiquement maquillé, la perruque grandiose et la robe rococo caractérisent la splendeur de la Marquise de Pompadour et de Mme du Barry, telle qu’on peut l'observer dans les tableaux de François Boucher et de Jean-Honoré Fragonard, deux maîtres de la fin du rococo français. A cause des effets indésirables du maquillage, la beauté splendide du rococo est remplacée par la beauté saine des rationalistes. Pour saisir une beauté dynamique et une esthétique négligée, les peintres s'arrêtent de manière fugitive à un instant capturé, en vue d’aiguiser la curiosité : l'émergence des pieds nus sous la robe dans le mouvement de La Petite Jardinière de Boucher, les jambes dévoilées pour provoquer l'élan dans l'Escarpolette de Fragonard. Ainsi, le corps humain peut être envisagé comme une plante dont chaque partie conserve le caractère de tige. La beauté sublime quant à elle, n'existerait qu'en s'inspirant de la volupté de l'amour traité dans les romans. De façon plus profonde, la beauté appartiendrait à la physionomie ou à l’attachement affectif, expressions d'autant plus attachantes qu'elles seraient elles-mêmes saisies, troublées. La sensibilité s'ajoute à la grâce et à l'esprit de l'humanité, ce qui donne le caractère touchant à la physionomie. Une vague sentimentale déferle en France dès la deuxième moitié du XVIIIe siècle, se jouant avec la beauté comme avec l'émotion. Le mot ‘sentiment’ remplace la ‘passion’. Cela pourrait conduire à la beauté sublime, accentuant, dès lors, la dimension esthétique que Diderot tente de décliner dans l'Encyclopédie : « Selon que les rapports et l'esprit des hommes ont varié, on a fait les noms joli, beau, charmant, grand, sublime, divin, voilà les nuances du beau. » La beauté pure de la nature est représentée par Rousseau, qui a déclaré dans les Confessions : « Je veux montrer à mes semblables un homme dans toute la vérité de la nature ; et cet homme ce sera moi.» Et ‘Virginie’ dans Paul et Virginie de Bernardin de Saint-Pierre pourrait être considérée elle aussi comme un modèle de beauté naturelle et pure. En conséquence, la beauté féminine en France au XVIIIe siècle n'est plus envisagée par l'intelligible mais par le sensible ; le critère n'est plus du type de l'absolu, mais du relatif.
Abstract
Depuis des siècles, la beauté féminine a été principalement déterminée, par des considérations religieuses, éthiques et philosophiques. La réflexion sur l'esthétique s’intensifie au XVIIIe siècle, à la recherche d’une unité de la beauté et d’éléments de référence plus fonctionnels, par exemple ceux que désignent les intérêts et la sensibilité, tels que la familiarité immédiate, la préférence, et même l’efficacité, la vigueur des corps. Dans cette étude, nous avons considéré la beauté féminine en France au XVIIIe siècle à travers ses quatre courants : la beauté splendide du rococo, la beauté saine de la raison, la beauté sublime de la passion, la beauté pure de la nature. Au début du XVIIIe siècle, la beauté féminine a été recherchée dans l'art du rococo qui est le style artistique rocaille français. Ce style est appliqué à une partie de la production picturale française de l'époque, dont la particularité consiste en des couleurs claires, légères et mouvementées. Il est aussi adopté dans l’architecture, le décor des abbayes et repose sur toute une ornementation foisonnante, asymétrique et lumineuse. Ainsi, le visage magnifiquement maquillé, la perruque grandiose et la robe rococo caractérisent la splendeur de la Marquise de Pompadour et de Mme du Barry, telle qu’on peut l'observer dans les tableaux de François Boucher et de Jean-Honoré Fragonard, deux maîtres de la fin du rococo français. A cause des effets indésirables du maquillage, la beauté splendide du rococo est remplacée par la beauté saine des rationalistes. Pour saisir une beauté dynamique et une esthétique négligée, les peintres s'arrêtent de manière fugitive à un instant capturé, en vue d’aiguiser la curiosité : l'émergence des pieds nus sous la robe dans le mouvement de La Petite Jardinière de Boucher, les jambes dévoilées pour provoquer l'élan dans l'Escarpolette de Fragonard. Ainsi, le corps humain peut être envisagé comme une plante dont chaque partie conserve le caractère de tige. La beauté sublime quant à elle, n'existerait qu'en s'inspirant de la volupté de l'amour traité dans les romans. De façon plus profonde, la beauté appartiendrait à la physionomie ou à l’attachement affectif, expressions d'autant plus attachantes qu'elles seraient elles-mêmes saisies, troublées. La sensibilité s'ajoute à la grâce et à l'esprit de l'humanité, ce qui donne le caractère touchant à la physionomie. Une vague sentimentale déferle en France dès la deuxième moitié du XVIIIe siècle, se jouant avec la beauté comme avec l'émotion. Le mot ‘sentiment’ remplace la ‘passion’. Cela pourrait conduire à la beauté sublime, accentuant, dès lors, la dimension esthétique que Diderot tente de décliner dans l'Encyclopédie : « Selon que les rapports et l'esprit des hommes ont varié, on a fait les noms joli, beau, charmant, grand, sublime, divin, voilà les nuances du beau. » La beauté pure de la nature est représentée par Rousseau, qui a déclaré dans les Confessions : « Je veux montrer à mes semblables un homme dans toute la vérité de la nature ; et cet homme ce sera moi.» Et ‘Virginie’ dans Paul et Virginie de Bernardin de Saint-Pierre pourrait être considérée elle aussi comme un modèle de beauté naturelle et pure. En conséquence, la beauté féminine en France au XVIIIe siècle n'est plus envisagée par l'intelligible mais par le sensible ; le critère n'est plus du type de l'absolu, mais du relatif.
참고문헌 (28)
- Alphée Cazenave, "Hygiène de la beauté" (1867), Paul Daffis
- Anne de Marnhac, "Beauté -Histoire, florilège & astuces" (2011), La Martinière
- Béatrice Fontanel, "L’éternel féminin" (2001), Le Grand Livre du Mois
- Camille Saint-Jacques, "Éloge du maquillage" (2006), Max Milo
- Diderot, "Le Neveu de Rameau et autre dialogues philosophiques" (1972), Gallimard
- Dominique Paquet, "Une histoire de la beauté" (1997), Gallimard
- Georges Duby, "Images de femmes" (1992), France loisirs
- Georges Viagrello, "Histoire de la Beauté-Le corps et l’art d’embellir de la Renaissannce à nos jours" (2004), Editions du Seuil
- Geneviève Leroy, "Histoire de la Beauté féminine à travers des Ages" (1989), Acropole
- Josette Lyon, "La femme et la beauté" (1965), Hachette
- Globalisations, 100000 ans de Beauté, "Modernité", pp.2009, Marc Nouschi
- Staffe Baron, "Le Cabinet de toilette" (1892)
- Voltaire, Candide, "Le Livre de Poche Classique" (1996)
- 귀허벙, "프랑스 여성" (2007), 시그마 북스
- 도미니크 파케, "화장술의 역사-거울아, 거울아" (1998), 시공사
- 데브라 올리비에, "여성, 그 기분 좋고 살아있는 느낌" (2004), 솟을북
- 네드먼드 버크, "숭고와 미의 근원을 찾아서" (2010), 한길사
- 마리 파신스키, "당신이 놓치고 있는 7가지 외모의 비밀" (2011), 시공사
- 문정자, "루소의 누벨 엘로이즈-감각세계의 이미지들" (2002), 만남
- 베르나르뎅 드 생 피에르, "폴과 비르지니" (1990), 금성출판사
- 아베 프레보, "마농 레스코" (2007), 태동출판사
- 어순아, "19세기 프랑스 작품에 나타난 여성미", 불어불문학연구, (100), pp.227~252 (2014), 한국불어불문학회
- 어순아, "20세기 프랑스 작품에 나타난 여성미", 한국프랑스학논집, 91, pp.221~246 (2015), 한국프랑스학회
- 이현경, "미의 역사" (2005), 열린책들
- 설현진, "화장문화사" (2009), 신정출판사
- 피에르 쇼데를로 드 라클로, "위험한 관계" (2003), 문학사상사
- 히데오 아오키, "서양화장문화사" (2004), 동서교류
- 하워드 가드너, "진선미" (2013), 북스넛
