17세기 프랑스 여성미의 양면성
Deux visages de la beauté féminine au XVIIème siècle
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초록
La beauté a été toujours déterminée par des considérations religieuses, éthiques et philosophiques, depuis des siècles. Et les lois de la beauté n’ont cessé de varier selon les époques. Dans cette étude, nous avons considéré la beauté féminine au XVIIe siècle, moment charnière où en France s'épanouissent les domaines artistiques à travers deux grands courants : la beauté classique et la beauté baroque. Cette opposition entre un classicisme « raisonnable » et un baroque « excessif » trouve sa source dans une volonté affirmée de faire rayonner Versailles et la cour du Roi-Soleil au point de remplacer l’Italie comme premier foyer de rayonnement culturel. Quant à la beauté classique, elle est corollaire du classicisme qui se définit par l’ensemble de valeurs suivantes : l’équilibre, la mesure et aussi la vraisemblance constituée de l’idéalité et de la règle matérialisées ensemble au sein du visible. Le classicisme recherche la beauté gracieuse venant s’incarner dans « l’honnête homme ». Comme mentionné par Charles Perrault : « La beauté sans grâce est un hameçon sans appât ». ou comme mentionné par Jean de La Fontaine : « La grâce, plus belle encore que la beauté.» En somme, les critères de la beauté classique sont: la blancheur du teint, les cheveux blonds, les traits réguliers, et le visage alluré. On a pu retrouvé autant de ces belles classiques que de belles baroque au sein des maitresses de Louis XIV. Sa meilleure incarnation reste certainement l’héroïne de La princesse de Clèves, roman de Madame de La Fayette. Le baroque qui touche tous les domaines, se caractérise par l’exagération du mouvement, la surcharge décorative, les effets dramatiques, la tension, l’exubérance, la grandeur parfois pompeuse et le contraste. Alors, la beauté baroque quête la beauté exagérée par la maquillage excessif, les faux cheveux, la perruque, les mouches. Retenons la duchesse de Fontanges qui joua, quelque temps, un rôle assez brillant à la cour de Louis XIV, dont elle fut une des maitresses. Ainsi, elle créa le bonnet éponyme « la fontange » qui deviendra la coiffure féminine de référence, en France, à la fin du XVIIe. Ainsi, on peut aisément identifier et choisir les modèles concrets qui créent l’équilibre entre la beauté classique et beauté baroque : Madame de Montespan, Madame de Maintenon et Madame de Fontanges, toutes favorites de Louis XIV. Elles incarnent les visages de la beauté féminine de leur siècle. En conséquence, les traités de beauté du XVIIe siècle peuvent désigner de nouveaux objets, sur deux types de beauté ; l’une « inanimée », l’autre « animée », l’une limitée aux formes, l’autre engageant le « charme » et la « vivacité ».
Abstract
La beauté a été toujours déterminée par des considérations religieuses, éthiques et philosophiques, depuis des siècles. Et les lois de la beauté n’ont cessé de varier selon les époques. Dans cette étude, nous avons considéré la beauté féminine au XVIIe siècle, moment charnière où en France s'épanouissent les domaines artistiques à travers deux grands courants : la beauté classique et la beauté baroque. Cette opposition entre un classicisme « raisonnable » et un baroque « excessif » trouve sa source dans une volonté affirmée de faire rayonner Versailles et la cour du Roi-Soleil au point de remplacer l’Italie comme premier foyer de rayonnement culturel. Quant à la beauté classique, elle est corollaire du classicisme qui se définit par l’ensemble de valeurs suivantes : l’équilibre, la mesure et aussi la vraisemblance constituée de l’idéalité et de la règle matérialisées ensemble au sein du visible. Le classicisme recherche la beauté gracieuse venant s’incarner dans « l’honnête homme ». Comme mentionné par Charles Perrault : « La beauté sans grâce est un hameçon sans appât ». ou comme mentionné par Jean de La Fontaine : « La grâce, plus belle encore que la beauté.» En somme, les critères de la beauté classique sont: la blancheur du teint, les cheveux blonds, les traits réguliers, et le visage alluré. On a pu retrouvé autant de ces belles classiques que de belles baroque au sein des maitresses de Louis XIV. Sa meilleure incarnation reste certainement l’héroïne de La princesse de Clèves, roman de Madame de La Fayette. Le baroque qui touche tous les domaines, se caractérise par l’exagération du mouvement, la surcharge décorative, les effets dramatiques, la tension, l’exubérance, la grandeur parfois pompeuse et le contraste. Alors, la beauté baroque quête la beauté exagérée par la maquillage excessif, les faux cheveux, la perruque, les mouches. Retenons la duchesse de Fontanges qui joua, quelque temps, un rôle assez brillant à la cour de Louis XIV, dont elle fut une des maitresses. Ainsi, elle créa le bonnet éponyme « la fontange » qui deviendra la coiffure féminine de référence, en France, à la fin du XVIIe. Ainsi, on peut aisément identifier et choisir les modèles concrets qui créent l’équilibre entre la beauté classique et beauté baroque : Madame de Montespan, Madame de Maintenon et Madame de Fontanges, toutes favorites de Louis XIV. Elles incarnent les visages de la beauté féminine de leur siècle. En conséquence, les traités de beauté du XVIIe siècle peuvent désigner de nouveaux objets, sur deux types de beauté ; l’une « inanimée », l’autre « animée », l’une limitée aux formes, l’autre engageant le « charme » et la « vivacité ».
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