18세기 프랑스의 살롱문화와 여성의 문화정체성
Le salon français du XVIIIe siècle et l’identité culturelle des salonnières
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초록
Le salon est l’un des phénomènes les plus intéressants de l’histoire de la culture en Europe, surtout en France. Au XVIIIe siècle, de nombreux salons se sont formés et c’était toujours les femmes qui y jouaient le rôle principal. Ces femmes, dites salonnières, étaient dans l’ensemble fort cultivées et avaient beaucoup d’esprit. Munies de talent, d’intelligence, et de richesse, elles ont ouvert la porte de leur propre maison pour y inviter les intellectuels de l’époque et discuter librement de différents sujets comme la littérature, la philosophie et les arts. C’est ainsi que le salon a commencé à jouer un rôle important en diffusant les idées philosophiques de l’époque des Lumières. Le but de ce travail est d’examiner le rôle des femmes-salonnières du XVIIIe siècle et sa limite à travers leurs activités littéraires. Il est vrai que le salon du XVIIIe siècle était le noyau de la philosophie des Lumières. A travers la discussion présidée par les femmes, les intellectuels ont développé leurs idées philosophiques et les ont diffusées pour former l’opinion publique. Or malgré le rôle essentiel des salonnières, elles ont plutôt pris un rôle intermédiaire en présidant la discussion, sans avoir pris l’initiative de former et développer les nouvelles idées philosophiques. En effet, si les femmes exprimaient leur propre opinion en public, elles risquaient de compromettre leur réputation. Elles ont donc accepté, sans aucune résistance, leur condition de femmes et respecté l’image des femmes imposée par les hommes, afin de sauvegarder leur honneur. C’est ainsi que les femmes se sont contentées de rester sous silence en faisant parler les hommes Ecrire était la sphère réservée aux hommes. A la différence des hommes qui ont acquis leur renom en publiant des livres, les femmes n’ont pas publié. Mais cela ne signifie pas qu’elles n’ont pas écrit. Au contraire, toutes les salonnières ont écrit de très belles choses, mais pas dans le but de les publier. La modestie étant la première vertu des femmes, publier des livres était un acte déshonorable pour elles-mêmes et pour leur famille. Nous avons étudié quelques salonnières qui ont écrit des romans, des essais, et des lettres de grande qualité littéraire, mais qui ne les ont pas publiés et cette étude nous mène donc à comprendre la limite du rôle des femmes- salonnières du XVIII siècle. Paradoxalement, ce sont les philosophes des Lumières, soutenus par les salonnières qui n’ont pas accordé aux femmes le droit de s’exprimer, les considérant comme des êtres inférieurs.
Abstract
Le salon est l’un des phénomènes les plus intéressants de l’histoire de la culture en Europe, surtout en France. Au XVIIIe siècle, de nombreux salons se sont formés et c’était toujours les femmes qui y jouaient le rôle principal. Ces femmes, dites salonnières, étaient dans l’ensemble fort cultivées et avaient beaucoup d’esprit. Munies de talent, d’intelligence, et de richesse, elles ont ouvert la porte de leur propre maison pour y inviter les intellectuels de l’époque et discuter librement de différents sujets comme la littérature, la philosophie et les arts. C’est ainsi que le salon a commencé à jouer un rôle important en diffusant les idées philosophiques de l’époque des Lumières. Le but de ce travail est d’examiner le rôle des femmes-salonnières du XVIIIe siècle et sa limite à travers leurs activités littéraires. Il est vrai que le salon du XVIIIe siècle était le noyau de la philosophie des Lumières. A travers la discussion présidée par les femmes, les intellectuels ont développé leurs idées philosophiques et les ont diffusées pour former l’opinion publique. Or malgré le rôle essentiel des salonnières, elles ont plutôt pris un rôle intermédiaire en présidant la discussion, sans avoir pris l’initiative de former et développer les nouvelles idées philosophiques. En effet, si les femmes exprimaient leur propre opinion en public, elles risquaient de compromettre leur réputation. Elles ont donc accepté, sans aucune résistance, leur condition de femmes et respecté l’image des femmes imposée par les hommes, afin de sauvegarder leur honneur. C’est ainsi que les femmes se sont contentées de rester sous silence en faisant parler les hommes Ecrire était la sphère réservée aux hommes. A la différence des hommes qui ont acquis leur renom en publiant des livres, les femmes n’ont pas publié. Mais cela ne signifie pas qu’elles n’ont pas écrit. Au contraire, toutes les salonnières ont écrit de très belles choses, mais pas dans le but de les publier. La modestie étant la première vertu des femmes, publier des livres était un acte déshonorable pour elles-mêmes et pour leur famille. Nous avons étudié quelques salonnières qui ont écrit des romans, des essais, et des lettres de grande qualité littéraire, mais qui ne les ont pas publiés et cette étude nous mène donc à comprendre la limite du rôle des femmes- salonnières du XVIII siècle. Paradoxalement, ce sont les philosophes des Lumières, soutenus par les salonnières qui n’ont pas accordé aux femmes le droit de s’exprimer, les considérant comme des êtres inférieurs.
참고문헌 (18)
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