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루소를 통해 본 프랑스 혁명기의 청소년 교육

De l'éducation adolescente lors de la Révolution à travers les oeuvres de Rousseau

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주제분류기타인문학

초록

A propos de l’adolescence, Rousseau écrit dans Émile ou de l'éducation: « La puberté dépasse le cadre d'un événement physiologique, celui d'une brève transition, pour devenir un âge; la notion s'élargit du biologique au social », soit ce qu'il appelle « une seconde naissance ». Et, de ce fait, la notion de l'éducation des hommes (d'abord des enfants, plus tard des jeunes) chez Rousseau est indissociable de ses positions concernant la nature, la société et la politique. La sortie de l'état naturel a conduit les hommes à se grouper en villes toujours plus grandes, d'où la Nature fut chassée et qui accumulèrent les catastrophes. Dans l'Emile, par exemple, Rousseau tonne contre les grandes villes comme Paris et Londres, où l'homme vit à l'encontre des lois de la Nature et se ruine en succombant aux épidémies, en renonçant à faire des enfants, en dégradant ses mœurs. Il prétend aussi que la société humaine a, par l'intervention des arts, des sciences, des aises de la vie, introduit le mal dans le monde, et que l'état primitif ou l'état de nature est le seul bon et désirable. Toutefois, dans l'état où sont désormais les choses, un homme abandonné dès sa naissance à lui-même parmi les autres serait le plus défiguré de tous. Il faut donc le former. C'est l'objet de l'éducation, qui nous donne «tout ce que nous n'avons pas à notre naissance et dont nous avons besoin étant grands». Cependant, il en conclut que l'éducation est un art extrêmement difficile, et il lui semble même à peu près impossible qu'il réussisse. Tout ce qu'on peut faire à force de soins est d'approcher plus ou moins du but, mais il faut du bonheur pour y atteindre. C'est de se diriger selon la nature. Elle seule est intelligente, elle seule produit le bien, elle seule donne les indications justes qu'il convient de suivre. Tout ce qui déforme la nature est mauvais; tout ce qui y obéit, s'y adapte, l'observe fidèlement, la développe régulièrement, est bon et doit être exécuté. Il s'agit donc de former un homme, au sens naturel du mot, un homme selon que la nature le veut et le ferait d'elle-même.

Abstract

A propos de l’adolescence, Rousseau écrit dans Émile ou de l'éducation: « La puberté dépasse le cadre d'un événement physiologique, celui d'une brève transition, pour devenir un âge; la notion s'élargit du biologique au social », soit ce qu'il appelle « une seconde naissance ». Et, de ce fait, la notion de l'éducation des hommes (d'abord des enfants, plus tard des jeunes) chez Rousseau est indissociable de ses positions concernant la nature, la société et la politique. La sortie de l'état naturel a conduit les hommes à se grouper en villes toujours plus grandes, d'où la Nature fut chassée et qui accumulèrent les catastrophes. Dans l'Emile, par exemple, Rousseau tonne contre les grandes villes comme Paris et Londres, où l'homme vit à l'encontre des lois de la Nature et se ruine en succombant aux épidémies, en renonçant à faire des enfants, en dégradant ses mœurs. Il prétend aussi que la société humaine a, par l'intervention des arts, des sciences, des aises de la vie, introduit le mal dans le monde, et que l'état primitif ou l'état de nature est le seul bon et désirable. Toutefois, dans l'état où sont désormais les choses, un homme abandonné dès sa naissance à lui-même parmi les autres serait le plus défiguré de tous. Il faut donc le former. C'est l'objet de l'éducation, qui nous donne «tout ce que nous n'avons pas à notre naissance et dont nous avons besoin étant grands». Cependant, il en conclut que l'éducation est un art extrêmement difficile, et il lui semble même à peu près impossible qu'il réussisse. Tout ce qu'on peut faire à force de soins est d'approcher plus ou moins du but, mais il faut du bonheur pour y atteindre. C'est de se diriger selon la nature. Elle seule est intelligente, elle seule produit le bien, elle seule donne les indications justes qu'il convient de suivre. Tout ce qui déforme la nature est mauvais; tout ce qui y obéit, s'y adapte, l'observe fidèlement, la développe régulièrement, est bon et doit être exécuté. Il s'agit donc de former un homme, au sens naturel du mot, un homme selon que la nature le veut et le ferait d'elle-même.

참고문헌 (14)

  1. Rousseau (Jean-Jacques), "Oeuvres complètes IV Emile: Education-Morale- Botanique, In Bibliothèques de la Pléiade" (1969), Gallimard
  2. Rousseau (Jean-Jacques), "Émile ou de l'éducation, Livre IV" (2001), Ellipses
  3. Bachofen (Blaise), "La Condition de la liberté. Rousseau, critique des raisons politiques" (2002), Payot
  4. Charrak (André), "Raison et perception : fonder l'harmonie au XVIIIe siècle" (2002), Vrin
  5. Cottret (Monique), "Jean-Jacques Rousseau en son temps" (2005), Perrin
  6. Eigeldinger (Frédéric-S), "Études et documents sur les minora de Jean-Jacques Rousseau" (2009), Éditions Honoré Champion
  7. Guichet (Jean-Luc), "Rousseau, l’animal et l’homme: l’animalité dans l’horizon anthropologique des Lumières" (2006), Éditions du Cerf
  8. Hebding (Rémy), "les Lumières grâce à Dieu, In Vies choisies" (2005), Punctum
  9. Hunt (Lynn), "프랑스 혁명의 가족 로망 스" (1999), 새물결
  10. Metzler (Arthur), "Rousseau. La bonté naturelle de l'homme" (1998), Belin
  11. Perrot (Michel), "Histoire de la vie privée, tome 4 - De la Révolution à la Grande Guerre, sous la direction de Philippe Ariès et de Georges Duby, In L'Univers historique" (1987), Seuil
  12. Soler (Colette), "L’aventure littéraire, ou la psychose inspirée, Rousseau, Joyce, Pessoa" (2001), Éditions du Champ Lacanien
  13. Starobinski (Jean), "Jean-Jacques Rousseau : la transparence et l'obstacle" (1976), Gallimard
  14. "L'influence de Montaigne sur les idées pédagogiques de Locke et de Rousseau" (1911)[URL]

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