장 지로두의 연극에 나타난 소리의 유희 - 신화에 근거한 작품들을 중심으로 -
Le jeu des sons chez Jean Giraudoux
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초록
Cette recherche a pour objectif d'élucider la théâtralité chez Jean Giraudoux dont les sons se révèlent être contenus dans les dialogues et les didascalies de la pièce. Ces sons constituent les éléments principaux pour représenter le théâtre sur scène. Ils font ressortir les aspects nouveaux et la théâtralité de l'oeuvre de Giraudoux, un théâtre dit ‘littéraire’. Nous allons étudier les sons et la technique qui sert à les exprimer sur scène dans ses pièces fondées sur un mythe. Concernant Judith, on entend un cri du prophète avant que le rideau ne se lève et cette voix d'homme fait naître le théâtre par l'oreille chez les spectateurs. Chez Giraudoux les sons servent à ouvrir le théâtre mais également il les utilise pour faire entrer et sortir les acteurs sur scène. D'ailleurs il veut que le théâtre roule naturellement grâce aux sons. Chez Giraudoux, c'est la voix des personnages qui peut produire l'effet sonore du théâtre, et quelquefois les dialogues la remplacent. Grâce à cet essai d'auteur nous pouvons saisir sa théâtralité. Avec la technique qui consiste à répéter les sons dans la pièce ou à couper les dialogues avec des sons, on se retrouve ici au théâtre et Giraudoux affirme sa conscience d'auteur. Malgré cela, on peut voir que les sons répétés deviennent un moyen pour attirer l'intérêt des spectateurs au théâtre en entraînant une tension théâtrale mise en contact avec l'effet de renverser les prévisions, et fonctionnent ainsi comme son appareil essentiel, transformant un mythe tragique en une scène comique. Bien que les sons comme objet de théâtralité ne soient pas nombreux chez Giraudoux, cet instrument de théâtralité a la force de garder à distance scène et réalité, et à écraser la fantaisie théâtrale en offrant rires et jeux du théâtre aux spectateurs. Giraudoux voulait tout d'abord communiquer avec les spectateurs. Sa théâtralité se retrouve dans le cri inattendu et la voix des personnages. Il se cache dans le dialogue de magie qui fait résonner les places des spectateurs sans bruit. Ce dialogue dans le texte, exception faite des éléments formant la théâtralité, peut devenir le premier élément avec les didascalies pour représenter ‘le théâtre à lire’ de Giraudoux.
Abstract
Cette recherche a pour objectif d'élucider la théâtralité chez Jean Giraudoux dont les sons se révèlent être contenus dans les dialogues et les didascalies de la pièce. Ces sons constituent les éléments principaux pour représenter le théâtre sur scène. Ils font ressortir les aspects nouveaux et la théâtralité de l'oeuvre de Giraudoux, un théâtre dit ‘littéraire’. Nous allons étudier les sons et la technique qui sert à les exprimer sur scène dans ses pièces fondées sur un mythe. Concernant Judith, on entend un cri du prophète avant que le rideau ne se lève et cette voix d'homme fait naître le théâtre par l'oreille chez les spectateurs. Chez Giraudoux les sons servent à ouvrir le théâtre mais également il les utilise pour faire entrer et sortir les acteurs sur scène. D'ailleurs il veut que le théâtre roule naturellement grâce aux sons. Chez Giraudoux, c'est la voix des personnages qui peut produire l'effet sonore du théâtre, et quelquefois les dialogues la remplacent. Grâce à cet essai d'auteur nous pouvons saisir sa théâtralité. Avec la technique qui consiste à répéter les sons dans la pièce ou à couper les dialogues avec des sons, on se retrouve ici au théâtre et Giraudoux affirme sa conscience d'auteur. Malgré cela, on peut voir que les sons répétés deviennent un moyen pour attirer l'intérêt des spectateurs au théâtre en entraînant une tension théâtrale mise en contact avec l'effet de renverser les prévisions, et fonctionnent ainsi comme son appareil essentiel, transformant un mythe tragique en une scène comique. Bien que les sons comme objet de théâtralité ne soient pas nombreux chez Giraudoux, cet instrument de théâtralité a la force de garder à distance scène et réalité, et à écraser la fantaisie théâtrale en offrant rires et jeux du théâtre aux spectateurs. Giraudoux voulait tout d'abord communiquer avec les spectateurs. Sa théâtralité se retrouve dans le cri inattendu et la voix des personnages. Il se cache dans le dialogue de magie qui fait résonner les places des spectateurs sans bruit. Ce dialogue dans le texte, exception faite des éléments formant la théâtralité, peut devenir le premier élément avec les didascalies pour représenter ‘le théâtre à lire’ de Giraudoux.
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