줄리앙 소렐의 양면성 - 에네르기와 도덕
Ambivalence de Julien Sorel : entre énergie et morale
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초록
Dans Le Rouge et le Noir, Stendhal dianostique ainsi l’ambiance du siècle : «Ce siècle est fait pour tout confondre! nous marchons vers le chaos.» Au XIXe siècle, l’état d’inquiétude et l’absence de passion désolent les esprits tristes et ennuyés, comme le constate le comte Altamira : «Il n’y a plus de passions véritables, au XIXe siècle ; c’est pour cela que l’on s’ennuie tant en France.» Dans le siècle où toute énergie est morte, avide de sensations, dégoutée d’une époque, l’énergie d’un plébéin envicieux qui n’est pas né à genoux fera peur. Selon Lucien Goldmann, le roman est l’histoire d’une recherche dégradée, une recherche de valeurs authentiques. Pour Julien Sorel qui se lancera dans cette recherche de valeurs authentiques, l’ambition est essence de son existence. Par la forme extrême que l’auteur entendait donner à son ultime personnification d’une certaine énergie, Julien connaît le véritable succès en conquérant successivement Madame de Rênal et Mathilde. Le couple de Julien et Mathilde exprime le thème socialement significatif de l’union entre un plébéien révolté et une patricienne. Cependant, au moment où Julien réalise son ambition, M. de La Mole reçoit une lettre de Mme de Rênal dénonçant Julien comme un vil séducteur qui «à l’aide de l’hypocrisie la plus consommée [...] a cherché à se faire un état et à devenir quelque chose», et qui «n’a aucune principe de religion.» A la suite de la lecture de cette lettre, Julien prend la poste pour le village de Franche-Comté où vit Mme de Rênal et lui tire deux coups de pistolet. Alors on aura un radical changment dans le déroulement du roman. On se demande les raisons de cette tentative de meurtre chez Julien qui a été tellement intelligent. C’est d’abord Emile Faguet qui déclare que le dénouement du roman est injustifiable. Stendhal devait terminer son roman avec un dénouement du succès de bourgeois, un beau mariage et un régiment ou une légation. D’autres critiques comme Léon Blum et Maurice Bardèche pensent aussi que le dénoument de Le Rouge et le Noir est impossible d’accepter. Henri Martineau, quant à lui, attribue la tentative de meurtre à la contrainte d’une obsession, à l’état de somnambulisme ou d’hypnose, alors que Pierre-Georges Castex voit au contraire dans le crime la froide vengeance d’un être déçu dans ses espoirs de promotion sociale. Selon F. W. J. Hemmings, le crime de Julien est un acte de justification de soi. A travers le parcour de Julien, Stendhal implique la possibilité de capitulation morale de l’aristocratie devant une puissance nouvelle, devant le mérite personnel d’individus énergiques qui attaquent les bases de la hiérarchie sociale. Par sa rébellion contre les lois de sa caste, Julien renverse le système de valeurs sur lequel repose une aristocratie vieillie. De toute façon, Julien tombe dans une situation paradoxale même si Stendhal adore l’énergie, il l’admire même dans le crime en imposant plus les valeurs esthétiques que morales. Que bien des héros stendhaliens ne reculent pas devant l’assassinat et d’autres crimes, cela prouverait paradoxalement leur immoralité ou leur amoralisme. Julien, qui a méprisé pendant toute sa vie les valeurs tenues par les aristocrates et les grands bourgeois ainsi que la société dégradée, est pris à son propre piège. Il ne saurait donc pas éviter d’être immoral et ingratitude.
Abstract
Dans Le Rouge et le Noir, Stendhal dianostique ainsi l’ambiance du siècle : «Ce siècle est fait pour tout confondre! nous marchons vers le chaos.» Au XIXe siècle, l’état d’inquiétude et l’absence de passion désolent les esprits tristes et ennuyés, comme le constate le comte Altamira : «Il n’y a plus de passions véritables, au XIXe siècle ; c’est pour cela que l’on s’ennuie tant en France.» Dans le siècle où toute énergie est morte, avide de sensations, dégoutée d’une époque, l’énergie d’un plébéin envicieux qui n’est pas né à genoux fera peur. Selon Lucien Goldmann, le roman est l’histoire d’une recherche dégradée, une recherche de valeurs authentiques. Pour Julien Sorel qui se lancera dans cette recherche de valeurs authentiques, l’ambition est essence de son existence. Par la forme extrême que l’auteur entendait donner à son ultime personnification d’une certaine énergie, Julien connaît le véritable succès en conquérant successivement Madame de Rênal et Mathilde. Le couple de Julien et Mathilde exprime le thème socialement significatif de l’union entre un plébéien révolté et une patricienne. Cependant, au moment où Julien réalise son ambition, M. de La Mole reçoit une lettre de Mme de Rênal dénonçant Julien comme un vil séducteur qui «à l’aide de l’hypocrisie la plus consommée [...] a cherché à se faire un état et à devenir quelque chose», et qui «n’a aucune principe de religion.» A la suite de la lecture de cette lettre, Julien prend la poste pour le village de Franche-Comté où vit Mme de Rênal et lui tire deux coups de pistolet. Alors on aura un radical changment dans le déroulement du roman. On se demande les raisons de cette tentative de meurtre chez Julien qui a été tellement intelligent. C’est d’abord Emile Faguet qui déclare que le dénouement du roman est injustifiable. Stendhal devait terminer son roman avec un dénouement du succès de bourgeois, un beau mariage et un régiment ou une légation. D’autres critiques comme Léon Blum et Maurice Bardèche pensent aussi que le dénoument de Le Rouge et le Noir est impossible d’accepter. Henri Martineau, quant à lui, attribue la tentative de meurtre à la contrainte d’une obsession, à l’état de somnambulisme ou d’hypnose, alors que Pierre-Georges Castex voit au contraire dans le crime la froide vengeance d’un être déçu dans ses espoirs de promotion sociale. Selon F. W. J. Hemmings, le crime de Julien est un acte de justification de soi. A travers le parcour de Julien, Stendhal implique la possibilité de capitulation morale de l’aristocratie devant une puissance nouvelle, devant le mérite personnel d’individus énergiques qui attaquent les bases de la hiérarchie sociale. Par sa rébellion contre les lois de sa caste, Julien renverse le système de valeurs sur lequel repose une aristocratie vieillie. De toute façon, Julien tombe dans une situation paradoxale même si Stendhal adore l’énergie, il l’admire même dans le crime en imposant plus les valeurs esthétiques que morales. Que bien des héros stendhaliens ne reculent pas devant l’assassinat et d’autres crimes, cela prouverait paradoxalement leur immoralité ou leur amoralisme. Julien, qui a méprisé pendant toute sa vie les valeurs tenues par les aristocrates et les grands bourgeois ainsi que la société dégradée, est pris à son propre piège. Il ne saurait donc pas éviter d’être immoral et ingratitude.
참고문헌 (40)
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