간투사 : 특질과 기능
Interjection : caractère et fonctionnement
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초록
L'objectif de ce travail consiste à mener une étude sur l'interjection émotive et l'interjection onomatopéique dans la situation de l'énonciation. Le point de départ, c'est que ce type de mots, c'est-à-dire interjection, se définit comme ‘mot jeté entre’, ce qui fait souligner l'autonomie et l'indépendance syntaxique de l'interjection par rapport aux autres parties de la phrase. En partant de la définiton provisoire de l'interjection et de ses propriétés syntaxiques, nous réfléchissons en premier lieu à ce qui peut être considéré comme caractère de l'interjection. Cela nous mène vers la discussion sur la distinction entre l'interjection et l'onomatopée, la valeur d'exclamation et la situation de l'énonciation dans laquelle l'interjection est présentée comme telle. Dans ce cas, il est nécessaire, nous semble-t-il, de cerner le rôle du contexte dans la construction du sens de l'interjection. L'examen des exemples prouve que le locuteur réagit d'une part à l'événement qui précède, d'autre part à ce qui est dit par l'interlocuteur. L'interjection transmet un message sur l'état de chose du locuteur, plus précisément sur l'évenement qui a provoqué l'articulation de l'interjection. Nous dirons qu'il s'agit d'une relation indexicale ou causale où le locuteur transmet au travers l'interjection l'émotion éprouvée en question. En deuxième lieu, nous essayons de décrire les interjections onomatopéiques, par exemple Psst!, Hé!, Hum!, Peuh!. Dans la description de ces formes particulières, il est possible de dire que le choix que fait le locuteur en se servant d'une interjection onomatopéique et non d'une autre dépendra en fonction de la relation entre ce qu'il constate au moment de l'énonciation et ce qu'on pouvait penser qui serait. Selon nous, il y a deux types d'énoncé dans lesquels le locuteur présente l'interjection : <Interjection + Ø> et <Interjection + P>. Dans le type d'énoncé <Interjection + Ø>, l'interjection n'est pas destinée à apporter des informations à l'interlocuteur, mais à marquer le rapport entre le locuteur et la situation de l'énonciation. Dans le type d'énoncé <Interjection + P>, P renvoie à une glose qui justifie le sens de l'interjection, mais aussi à une information différente de l'interjection. Dans l'exemple du type <Peuh! + P>, P indique qu'il y a une discordance entre ce qui est dit et ce que pense réellement le locuteur.
Abstract
L'objectif de ce travail consiste à mener une étude sur l'interjection émotive et l'interjection onomatopéique dans la situation de l'énonciation. Le point de départ, c'est que ce type de mots, c'est-à-dire interjection, se définit comme ‘mot jeté entre’, ce qui fait souligner l'autonomie et l'indépendance syntaxique de l'interjection par rapport aux autres parties de la phrase. En partant de la définiton provisoire de l'interjection et de ses propriétés syntaxiques, nous réfléchissons en premier lieu à ce qui peut être considéré comme caractère de l'interjection. Cela nous mène vers la discussion sur la distinction entre l'interjection et l'onomatopée, la valeur d'exclamation et la situation de l'énonciation dans laquelle l'interjection est présentée comme telle. Dans ce cas, il est nécessaire, nous semble-t-il, de cerner le rôle du contexte dans la construction du sens de l'interjection. L'examen des exemples prouve que le locuteur réagit d'une part à l'événement qui précède, d'autre part à ce qui est dit par l'interlocuteur. L'interjection transmet un message sur l'état de chose du locuteur, plus précisément sur l'évenement qui a provoqué l'articulation de l'interjection. Nous dirons qu'il s'agit d'une relation indexicale ou causale où le locuteur transmet au travers l'interjection l'émotion éprouvée en question. En deuxième lieu, nous essayons de décrire les interjections onomatopéiques, par exemple Psst!, Hé!, Hum!, Peuh!. Dans la description de ces formes particulières, il est possible de dire que le choix que fait le locuteur en se servant d'une interjection onomatopéique et non d'une autre dépendra en fonction de la relation entre ce qu'il constate au moment de l'énonciation et ce qu'on pouvait penser qui serait. Selon nous, il y a deux types d'énoncé dans lesquels le locuteur présente l'interjection : <Interjection + Ø> et <Interjection + P>. Dans le type d'énoncé <Interjection + Ø>, l'interjection n'est pas destinée à apporter des informations à l'interlocuteur, mais à marquer le rapport entre le locuteur et la situation de l'énonciation. Dans le type d'énoncé <Interjection + P>, P renvoie à une glose qui justifie le sens de l'interjection, mais aussi à une information différente de l'interjection. Dans l'exemple du type <Peuh! + P>, P indique qu'il y a une discordance entre ce qui est dit et ce que pense réellement le locuteur.
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