인사화행의 화용론적 분석 - 프랑스의 만남 인사말을 중심으로 -
Analyse pragmatique de l'acte de salutation - Les salutations de rencontre en français -
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Notre travail a pour objectif d'examiner du point de vue de l'analyse des conversations et de la théorie de la politesse linguistique, les salutations de rencontre en français. L'acte de salutations se produit au début de la séquence d'ouverture. C'est un comportement ritualisé qui repose sur une base linguistique et socio-culturel impliquant des aspects verbaux,para-verbaux et non-verbaux. Les salutations font partie de la politesse positive au sens de Brown et Levinson et de Kerbrat-Orecchioni, et des rites de présentation au sens de Goffman. Elles relèvent aussi du prototype de l'échange confirmatif et de la paire adjacente. Quant aux salutations, leur fonction primordiale est plus sociale que référentielle, c'est-à-dire qu'elles ne sont pas informatives, mais qu'elles sont considérées plutôt comme une communion phatique qui favorise le contact sociale. Il s'agit d'une fonction phatique entre interlocuteurs connus dans la mesure où elle contribue à établir et àmaintenir la relation sociale entre interlocuteurs. Les salutations fonctionnent comme une stratégie d'abordage entre inconnus, qui repose sur la fonction de production d'attention et de réduction de l'incertitude. Les salutations se divisent en deux types : le premier type de salutation appartient à la catégorie des salutations proprement dites (‘bonjour’, ‘bonsoir’, ‘salut’) et le second type, à celle des salutations complémentaires qui comportent l'assertion de salutation (‘elle est jolie ta robe’) et la question de salutation (‘ça va?’, ‘comment ça va?’,‘comment allez-vous’, ‘comment vas-tu?’). Dans la séquence d'ouverture la salutation proprement dite peut être suivie des salutations complémentaires ; leurs formules se réalisent par l'interjection, l'interrogation et l'assertion. Lorsque la question de salutation et l'assertion de salutation se présentent ensemble dans la séquence d'ouverture, la première précède toujours la seconde. Dans ce cas, la salutation proprement dite est souvent remplacée par la question de salutation entre interlocuteurs connus. La salutation proprement dite est plus ritualisée que la question de salutation, dans la mesure où elle n'a aucune valeur sémantique ou informationnelle. En revanche, la question de salutation est plus souple que la salutation proprement dite. La question de salutation peut avoir une valeur illocutoire de question. Elle a donc une nature ambiguë en ayant une valeur de salutation et de question. Elle est susceptible non seulement de devenir l'unique sujet de conversation,mais aussi de procurer des matériaux permettant de poursuivre la conversation. L'échange de salutations qui possède typiquement une structure binaire est contrôlé par le principe de pertinence conditionnelle et de politesse linguistique. Les salutations proprement dites se réalisent d'une façon symétrique ou asymétrique. La salutation symétrique nous fournit un marqueur de relation non seulement égal, mais aussi intime avec l'acte non-verbal, la bise. En revanche, la salutation asymétrique nous fournit elle-même un marqueur de relation hiérarchique avec l'initiative de la salutation par l'inférieur. L'échange de questions de salutations a une structure ternaire,composée d'une intervention du locuteur 1 (salutation), d'une intervention du locuteur 2 (réponse / salutation), et d'une intervention du locuteur 1 (réponse). Il consiste en intervention initiative,intervention réactive et initiative, et intervention réactive. Si l'intervention réactive est positive, la question de salutation peut avoir une valeur de salutation. En revanche, s'il s'agit d'une réaction négative, elle est considérée comme une vraie question. La réponse négative n'est pas préférée, alors que la réponse positive est préférée dans la mesure où celle-ci est plus polie que celle-là.
Abstract
Notre travail a pour objectif d'examiner du point de vue de l'analyse des conversations et de la théorie de la politesse linguistique, les salutations de rencontre en français. L'acte de salutations se produit au début de la séquence d'ouverture. C'est un comportement ritualisé qui repose sur une base linguistique et socio-culturel impliquant des aspects verbaux,para-verbaux et non-verbaux. Les salutations font partie de la politesse positive au sens de Brown et Levinson et de Kerbrat-Orecchioni, et des rites de présentation au sens de Goffman. Elles relèvent aussi du prototype de l'échange confirmatif et de la paire adjacente. Quant aux salutations, leur fonction primordiale est plus sociale que référentielle, c'est-à-dire qu'elles ne sont pas informatives, mais qu'elles sont considérées plutôt comme une communion phatique qui favorise le contact sociale. Il s'agit d'une fonction phatique entre interlocuteurs connus dans la mesure où elle contribue à établir et àmaintenir la relation sociale entre interlocuteurs. Les salutations fonctionnent comme une stratégie d'abordage entre inconnus, qui repose sur la fonction de production d'attention et de réduction de l'incertitude. Les salutations se divisent en deux types : le premier type de salutation appartient à la catégorie des salutations proprement dites (‘bonjour’, ‘bonsoir’, ‘salut’) et le second type, à celle des salutations complémentaires qui comportent l'assertion de salutation (‘elle est jolie ta robe’) et la question de salutation (‘ça va?’, ‘comment ça va?’,‘comment allez-vous’, ‘comment vas-tu?’). Dans la séquence d'ouverture la salutation proprement dite peut être suivie des salutations complémentaires ; leurs formules se réalisent par l'interjection, l'interrogation et l'assertion. Lorsque la question de salutation et l'assertion de salutation se présentent ensemble dans la séquence d'ouverture, la première précède toujours la seconde. Dans ce cas, la salutation proprement dite est souvent remplacée par la question de salutation entre interlocuteurs connus. La salutation proprement dite est plus ritualisée que la question de salutation, dans la mesure où elle n'a aucune valeur sémantique ou informationnelle. En revanche, la question de salutation est plus souple que la salutation proprement dite. La question de salutation peut avoir une valeur illocutoire de question. Elle a donc une nature ambiguë en ayant une valeur de salutation et de question. Elle est susceptible non seulement de devenir l'unique sujet de conversation,mais aussi de procurer des matériaux permettant de poursuivre la conversation. L'échange de salutations qui possède typiquement une structure binaire est contrôlé par le principe de pertinence conditionnelle et de politesse linguistique. Les salutations proprement dites se réalisent d'une façon symétrique ou asymétrique. La salutation symétrique nous fournit un marqueur de relation non seulement égal, mais aussi intime avec l'acte non-verbal, la bise. En revanche, la salutation asymétrique nous fournit elle-même un marqueur de relation hiérarchique avec l'initiative de la salutation par l'inférieur. L'échange de questions de salutations a une structure ternaire,composée d'une intervention du locuteur 1 (salutation), d'une intervention du locuteur 2 (réponse / salutation), et d'une intervention du locuteur 1 (réponse). Il consiste en intervention initiative,intervention réactive et initiative, et intervention réactive. Si l'intervention réactive est positive, la question de salutation peut avoir une valeur de salutation. En revanche, s'il s'agit d'une réaction négative, elle est considérée comme une vraie question. La réponse négative n'est pas préférée, alors que la réponse positive est préférée dans la mesure où celle-ci est plus polie que celle-là.
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