미메시스 해석학을 위하여
Pour une herméneutique de la mimèsis
1
조회
0
다운로드
15
인용
0
참고문헌
키워드
초록
La 'mimèsis', notion essentielle dans la Poétique d'Aristote, s'est traduite traditionnellement par le terme d'imitation, isssu du mot latin 'imitatio', ce qui semble provoquer non sans raison des ambiguïtés, des confusions et des malaises concernant son usage philosophique ou esthétique. La mimèsis n'est-elle qu'un reflet, un simulacre ou une copie comme le disait Platon dans La République? Ou bien s'agirait-il d'une re-présentation ou d'une transformation du réel par l'intermédiaire des signes artistiques, comme on dit selon la tradition d'Aristote? La problématique se trouve d'autant plus compliquée qu'elle se mêle, au delà d'une simple question du style ou de la technique, à la problématique de l'identité, de l'analogie et de la similitude. Nous nous demandons alors : quelle est la relation entre la mimèsis et le réel? en quoi consiste l'activité mimétique? pourquoi avons-nous recours aux moyens mimétiques? etc. Toutes ces questions, qui ont leur source dans le débat célèbre entre Platon et Aristote, suscitent de nombreuses discussions dans le domaine philosophique et littéraire. C'est dans cette perspective que nous essayons de retracer la notion de mimèsis dans la Poétique d'Aristote, en suivant le chemin parcouru, d'abord, par Roselyne Dupont-Roc et Jean Lallot, et ensuite, par P. Ricoeur. Les travaux(la traduction et les notes) de Dupont-Roc et Lallot nous ont fourni une base de recherche, tant critique que philologique. Nous choisissons le terme de représentation au lieu d'imitation pour traduire la mimèsis. La mimèsis, c'est "la représentation de l'action humaine" qui présuppose une certaine distance ontologique entre le réel représenté (l'objet-modèle) et le réel représentant (l'objet-copie). Les études de P. Ricoeur semblent marquer un tournant remarquable dans l'histoire de l'herméneutique de la mimèsis, dans la mesure où elles ont contribué à élargir la notion dans toutes ses dimensions ontologique, épistémologique, esthétique et éthique. A partir d'une équivalence entre la mimèsis et le muthos, il a essayé de rétablir la relation entre la poièsis et la praxis, ce qui l'amène à développer une herméneutique de la mimèsis. Il en est ainsi qu'il parvient à établir un cercle hérméneutique, "la triple mimèsis", qui ont pour but de marquer la coupure et la continuité de l'activité mimétique par rapport à l'activité pratique. La préfiguration, amont de la mimèsis(Mimèsis I), consiste à relier la précomprénsion et la compréhension de l'action humaine dans une perspective de la sémantique de l'action. La configuration, pivot de la mimèsis(Mimèsis II), peut se définir par la structuration de l'action humaine par le moyen du code narratologique et de la grammaire du récit. La refiguration, aval de la mimèsis(Mimèsis III), constitue le dernier stade de l'activité mimétique par la lecutre, c'est-à-dire effet produit par l'entrecroisement du monde du texte et du monde du lecteur. Au bout de ce parcours herméneutique, la mimèsis ne se confine pas d'une notion étroite de copie-imiatation, pour aboutir à une dimension ontologique qui ouvre un "monde possible" à la faveur de sa référence métaphorique.
Abstract
La 'mimèsis', notion essentielle dans la Poétique d'Aristote, s'est traduite traditionnellement par le terme d'imitation, isssu du mot latin 'imitatio', ce qui semble provoquer non sans raison des ambiguïtés, des confusions et des malaises concernant son usage philosophique ou esthétique. La mimèsis n'est-elle qu'un reflet, un simulacre ou une copie comme le disait Platon dans La République? Ou bien s'agirait-il d'une re-présentation ou d'une transformation du réel par l'intermédiaire des signes artistiques, comme on dit selon la tradition d'Aristote? La problématique se trouve d'autant plus compliquée qu'elle se mêle, au delà d'une simple question du style ou de la technique, à la problématique de l'identité, de l'analogie et de la similitude. Nous nous demandons alors : quelle est la relation entre la mimèsis et le réel? en quoi consiste l'activité mimétique? pourquoi avons-nous recours aux moyens mimétiques? etc. Toutes ces questions, qui ont leur source dans le débat célèbre entre Platon et Aristote, suscitent de nombreuses discussions dans le domaine philosophique et littéraire. C'est dans cette perspective que nous essayons de retracer la notion de mimèsis dans la Poétique d'Aristote, en suivant le chemin parcouru, d'abord, par Roselyne Dupont-Roc et Jean Lallot, et ensuite, par P. Ricoeur. Les travaux(la traduction et les notes) de Dupont-Roc et Lallot nous ont fourni une base de recherche, tant critique que philologique. Nous choisissons le terme de représentation au lieu d'imitation pour traduire la mimèsis. La mimèsis, c'est "la représentation de l'action humaine" qui présuppose une certaine distance ontologique entre le réel représenté (l'objet-modèle) et le réel représentant (l'objet-copie). Les études de P. Ricoeur semblent marquer un tournant remarquable dans l'histoire de l'herméneutique de la mimèsis, dans la mesure où elles ont contribué à élargir la notion dans toutes ses dimensions ontologique, épistémologique, esthétique et éthique. A partir d'une équivalence entre la mimèsis et le muthos, il a essayé de rétablir la relation entre la poièsis et la praxis, ce qui l'amène à développer une herméneutique de la mimèsis. Il en est ainsi qu'il parvient à établir un cercle hérméneutique, "la triple mimèsis", qui ont pour but de marquer la coupure et la continuité de l'activité mimétique par rapport à l'activité pratique. La préfiguration, amont de la mimèsis(Mimèsis I), consiste à relier la précomprénsion et la compréhension de l'action humaine dans une perspective de la sémantique de l'action. La configuration, pivot de la mimèsis(Mimèsis II), peut se définir par la structuration de l'action humaine par le moyen du code narratologique et de la grammaire du récit. La refiguration, aval de la mimèsis(Mimèsis III), constitue le dernier stade de l'activité mimétique par la lecutre, c'est-à-dire effet produit par l'entrecroisement du monde du texte et du monde du lecteur. Au bout de ce parcours herméneutique, la mimèsis ne se confine pas d'une notion étroite de copie-imiatation, pour aboutir à une dimension ontologique qui ouvre un "monde possible" à la faveur de sa référence métaphorique.
참고문헌 (30)
- Aristote, "La Poétique" (1980), Seuil
- Auerbach, "Mimesis" (1968), Gallimard
- Barthes, "Le Plaisir du texte in : 텍스트의 즐거움" (1973), Seuil
- Else, "Aristotle's Poetics" (1957), Havard University Press
- Heidegger, "L'Etre et le temps in : 존재와 시간" (1964), Gallimard
- Gadamer, "Vérité et méthode" (1976), Seuil
- Gefen, "La Mimèsis" (2002), Flammarion
- Genette, "Frontières du récit in : Figures II" (1969), Seuil
- Jauss, "Pour une esthétique de la réception" (1978), Gallimard
- Kermode, "The Sense of an Ending. Studies in the Theory of Fiction" (1966), Oxford University Press
- Maupassant, "Préface à Pierre et Jean" (1992), GF-Flammarion
- Platon, "La République" (2002), GF-Flammarion
- Ricoeur, "La Métaphore vive" (1975), Seuil
- Ricoeur, "Temps et récit, I, II, III in : 시간과 이야기 1,2,3" (1983), Seuil
- Ricoeur, "Du texte à l'action in : 텍스트에서 행동으로" (1986), Seuil
- Schaeffer, "Pourquoi la fiction" (1999), Seuil
- 골든, "아리스토텔레스의 “시학”" (2002), 예림기획
- 곰브리치, "예술과 환영" (1992), 열화당
- 곰브리치, "서양미술사" (1997), 예경
- 굿맨, "예술의 언어들" (2002), 이화여자대학교출판부
- 김한식, "문학과 카타르시스 - 아리스토텔레스의 『시학』을 중심으로 -", 프랑스어문교육, (18), pp.441~466 (2004), 한국프랑스어문교육학회
- 김헌, "서양 고전문헌학에서 텍스트 해석의 방법 - 아리스토텔레스의 시학을 예시로", 한국해석학회 2009 하계학술발표회 발표집 (2009)
- 아리스토텔레스, "시학" (1976), 문예출판사
- 아리스토텔레스, "시학" (1998), 고려대학교출판부
- 아리스토텔레스, "시학" (2002), 예림기획
- 아리스토텔레스, "시학" (2005), 문학과지성사
- 이경식, "아리스텔레스의 “시학”과 신고전주의" (1997), 서울대출판부
- 이상섭, "아리스토텔레스의 “시학” 연구" (2002), 문학과지성사
- 타타르키비츠, "미학의 기본개념사" (1999), 미술문화
- 하이데거, "예술작품의 근원" (1996), 예전사
