뮈세의 『마리안의 변덕 Les caprices de Marianne』의 무대와 무대 밖
La scène et le hors-scène dans Les Caprices de Marianne de Musset
0
조회
0
다운로드
1
인용
0
참고문헌
키워드
초록
La scène des Caprices est un lieu où les protagonistes de la pièce ont du mal à trouver leur espace propre. Ils ne cessent pas d'entrer et de sortir sans trouver aucun moyen de communication sincère entre eux sur la scène. Il ne s'y passe rien d'effectif, tandis que tout se joue hors la scène. Les jeunes des Caprices ne sont pas maîtres de leur sort. Cœlio est en proie à la préhistoire de sa famille qui fait de lui un héros d'une tragédie. Il est le seul personnage de la pièce qui se montre dans un lieu intérieur, tandis que tous les autres ont pour leur aire de jeu des lieux extérieurs. Cœlio est protégé du courant vicieux du temps par l'atemporalité de son espace intérieur, mais étant ainsi stérilisé, il n'arrive pas à entrer dans la réalité pour prendre contact avec une femme réelle. Quant à Octave, qui est toujours en vacances, fait de la scène le prolongement de son hors-scène carnavalesque. Le manque de sincérité inhérent à son hors-scène est cause qu'il n'arrive pas à persuader Marianne. Il en est de même pour Marianne dont le va-et-vient entre l'église et sa maison dessine bien la trajectoire d'un dragon de vertu. Ainsi conditinnée par son hors-scène doublement protecteur de son âme et de son corps, elle a beau se révolter contre le discours dominant de son mari Claudio. Elle a rejeté le discours de Cœlio ainsi que celui d'Ocatve, dans l'un elle n'est qu'une déesse idealisée, et dans l'autre elle n'est qu'une belle soirée. Mais le discours de Claudio devient d'autant plus redoutable qu'il est forgé dans et par son hors-scène, qui n'est rien d'autre que la société bourgeoise. Contrairement aux jeunes qui sont tous des individus isolés, Claudio, tout fantoche qu'il est, se trouve au centre d'un réseau tissé par la société hors-scénique. C'est lui qui a le dernier mot en faisant de la scène un nœud du réseau hors-scénique, alors que les jeunes se sont vus réduits à choisir entre la sortie définive et la soumission.
Abstract
La scène des Caprices est un lieu où les protagonistes de la pièce ont du mal à trouver leur espace propre. Ils ne cessent pas d'entrer et de sortir sans trouver aucun moyen de communication sincère entre eux sur la scène. Il ne s'y passe rien d'effectif, tandis que tout se joue hors la scène. Les jeunes des Caprices ne sont pas maîtres de leur sort. Cœlio est en proie à la préhistoire de sa famille qui fait de lui un héros d'une tragédie. Il est le seul personnage de la pièce qui se montre dans un lieu intérieur, tandis que tous les autres ont pour leur aire de jeu des lieux extérieurs. Cœlio est protégé du courant vicieux du temps par l'atemporalité de son espace intérieur, mais étant ainsi stérilisé, il n'arrive pas à entrer dans la réalité pour prendre contact avec une femme réelle. Quant à Octave, qui est toujours en vacances, fait de la scène le prolongement de son hors-scène carnavalesque. Le manque de sincérité inhérent à son hors-scène est cause qu'il n'arrive pas à persuader Marianne. Il en est de même pour Marianne dont le va-et-vient entre l'église et sa maison dessine bien la trajectoire d'un dragon de vertu. Ainsi conditinnée par son hors-scène doublement protecteur de son âme et de son corps, elle a beau se révolter contre le discours dominant de son mari Claudio. Elle a rejeté le discours de Cœlio ainsi que celui d'Ocatve, dans l'un elle n'est qu'une déesse idealisée, et dans l'autre elle n'est qu'une belle soirée. Mais le discours de Claudio devient d'autant plus redoutable qu'il est forgé dans et par son hors-scène, qui n'est rien d'autre que la société bourgeoise. Contrairement aux jeunes qui sont tous des individus isolés, Claudio, tout fantoche qu'il est, se trouve au centre d'un réseau tissé par la société hors-scénique. C'est lui qui a le dernier mot en faisant de la scène un nœud du réseau hors-scénique, alors que les jeunes se sont vus réduits à choisir entre la sortie définive et la soumission.
참고문헌 (12)
- Musset, "Théâtre complet" (1990), Gallimard
- Barthes, "Sur Racine" (1963), Seuil
- Barthes, "Essais Critiques" (1964), Seuil
- Heyvaert, "La transparence et l'indicible dans l'oeuvre d'Alfred de Musset" (1994), Klincksieck
- Masson, "le masque, le double et la personne dans quelques comédies et proverbes", Revue des Sciences humaines, (4) (1962)
- Mauzi, ""Les fantoches de Musset", in Revue d'Histoire littéraire de laFrance" (1966), avril-juin
- Mauzi, "L'idée du bonheur dans la littérature et la pensée françaises au XVIIIesiècle" (1979), Albin Michel
- Pruner, "Lire les Caprices de Marianne d'Alfred de Musset, Uneapproche dramaturgique" (2000), Presses Universitaires de Lyon
- Ubersfeld, "Lire le théâtre" (1982), Éditions sociales
- 김도훈, "연극에서의 은유와 환유", 기호학연구 (1999)
- 김도훈, "디드로의 사생아에 관한 대담 연구-18세기 부르조아 드라마의 연극미학", 불어불문학연구 (2000)
- 김도훈, "뮈세의 로렌자치오와 피렌체의 토폴로지 in : 변혁의 시대의 문학" (2001), 민음사
