에두아르 글리상의 소설 『레자르드천』의 화자 분석
Analyse du narrateur dans le roman d’Édouard Glissant La Lézarde
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초록
Cette étude a pour but d’analyser le narrateur du roman d’Édouard Glissant La Lézarde et de saisir les implications postcoloniales des modalités sous lesquelles il y fait son apparition. Le penseur de l’Antillanité, de la Créolisation et du Tout-Monde situe son premier roman dans la Martinique, une colonie française isolée du reste du monde. Les scènes se déroulent en 1945, où les Martiniquais se réveillent politiquement après un long sommeil imposé par la domination colonialiste européenne. On a affaire au roman relevant de la décolonisation. Au début du roman, le narrateur apparaît hétérodiégétique, comme celui qui raconte sous l’angle neutre et objectif. À le lire attentivement, on s’aperçoit bien que c’est un adulte qui se souvient de son enfance : l’enfant voit et écoute de jeunes personnages comme Thaél, Mathieu par exemple. Il décrit aussi sa vie d’enfance. Il s’agit alors du narrateur homodiégétique, fonctionnant en tant que témoin, observateur et participant. Le narrateur a recours aux différents temps: le passé simple, l’imparfait, le passé composé et le présent. Le passé simple et l’impartait lui permettent de garder de la distance vis-à-vis des événements passés alors que le passé composé montre que le passé a la répercussion psychologique sur le narrateur à la situation d’énonciation. Le présent fonctionne souvent comme le présent de vérité générale, ce qui fait que le narrateur présente des commentaires. Le présent fonctionne aussi comme celui qui dissocie le temps du passé et celui d’énonciation du sujet parlant. Il arrive que la voix du narrateur se trouve superposée à celles des personnages. On note également les rapports intertextuels entre la voix du narrateur et celles d’Aimé Césaire et de Saint-John Perse. Finalement on se rend compte que les caractères complexe et opaque que présente le narrateur dans ses fonctionnements traduisent bien les pensées glissantiennes de complexité et d’opacité comme armes contre l’idéologie unificatrice et rationaliste du colonialisme européen.
Abstract
Cette étude a pour but d’analyser le narrateur du roman d’Édouard Glissant La Lézarde et de saisir les implications postcoloniales des modalités sous lesquelles il y fait son apparition. Le penseur de l’Antillanité, de la Créolisation et du Tout-Monde situe son premier roman dans la Martinique, une colonie française isolée du reste du monde. Les scènes se déroulent en 1945, où les Martiniquais se réveillent politiquement après un long sommeil imposé par la domination colonialiste européenne. On a affaire au roman relevant de la décolonisation. Au début du roman, le narrateur apparaît hétérodiégétique, comme celui qui raconte sous l’angle neutre et objectif. À le lire attentivement, on s’aperçoit bien que c’est un adulte qui se souvient de son enfance : l’enfant voit et écoute de jeunes personnages comme Thaél, Mathieu par exemple. Il décrit aussi sa vie d’enfance. Il s’agit alors du narrateur homodiégétique, fonctionnant en tant que témoin, observateur et participant. Le narrateur a recours aux différents temps: le passé simple, l’imparfait, le passé composé et le présent. Le passé simple et l’impartait lui permettent de garder de la distance vis-à-vis des événements passés alors que le passé composé montre que le passé a la répercussion psychologique sur le narrateur à la situation d’énonciation. Le présent fonctionne souvent comme le présent de vérité générale, ce qui fait que le narrateur présente des commentaires. Le présent fonctionne aussi comme celui qui dissocie le temps du passé et celui d’énonciation du sujet parlant. Il arrive que la voix du narrateur se trouve superposée à celles des personnages. On note également les rapports intertextuels entre la voix du narrateur et celles d’Aimé Césaire et de Saint-John Perse. Finalement on se rend compte que les caractères complexe et opaque que présente le narrateur dans ses fonctionnements traduisent bien les pensées glissantiennes de complexité et d’opacité comme armes contre l’idéologie unificatrice et rationaliste du colonialisme européen.
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