프랑스와 한국의 이민자 자녀 교육정책 비교연구
Etudes comparatives des mesures pédagogiques pour les enfants de migrants en France et en Corée du Sud
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초록
Cet article a pour objectif de comparer les mesures pédagogiques pour les enfants de migrants en France et en Corée du Sud. Bien que le contexte migratoire de ces deux pays soit considérablement différent, il nous semble possible de tirer des leçons de la France qui a une tradition d'immigration plus longue que la Corée. Depuis l882, la France suit d'une manière fidèle les principes de laïcité, d'esprit républicain et d'égalité de traitement des élèves. Mais l'immigration massive au milieu du XXème siècle a imposé de modifier ces principes. C'est la classe d'accueil (classe d'initiation au premier degré en 1970 et classe d'adaptation au deuxième en 1973) qui était le départ de ce changement. L'objectif était de compléter la compétence de la langue française insuffisante des enfants étrangers. Or rapidement les gens ont réalisé le fait que leur échec scolaire n'était pas seulement d'ordre linguistique mais aussi psychologique. En 1973, on a alors décidé d'introduire les enseignements des langues et cultures d'origine qui avaient comme but d'assurer une meilleure insertion de ces enfants tout en préservant les possibilités d'un retour au pays. Cinq ans plus tard, le ministère de l'Éducation nationale a conseillé à l'école d'élargir les enseignements des langues et cultures d'origine pour tous les élèves sous le nom d'éducation interculturelle. La Corée du Sud des années 1990 a connu un grand changement social. Elle est devenue plus multiculturelle que jamais avec l'afflux d'ouvriers et d'épouses étrangers. L'éducation des enfants de ceux-ci a surgi comme un nouveau problème social en Corée. Les enfants de migrants ont des difficultés à l'école pour plusieurs raisons qui sont pourtant liées les unes aux autres: une compétence de la langue coréenne insuffisante, des notes basses par rapport aux élèves de familles《normales》, une identité culturelle instable, la discrimination des autres élèves, etc. Depuis 2006, le ministère de l'Éducation nationale a pris différentes mesures pour aider ces enfants pédagogiquement《marginalisés》. Cependant toutes ces mesures nous paraissent loin d'être satisfaisantes pour régler d'une manière décisive les problèmes fondamentaux des enfants concernés car le Ministère insiste toujours sur l'enseignement du coréen complémentaire sans tenir compte de la valeur et la nécéssité de celui de la langue de leur mère étrangère. C'est la raison pour laquelle nous nous intéressons plus particulièrement à l'enseignement des langues et cultures d'origine et à l'éducation interculturelle de la France. La comparaison des mesures pédagogiques destinées aux enfants de migrants en France et en Corée du Sud nous permet de souligner qu'il faudrait reconnaître institutionnellemment la valeur de la langue et de la culture de leur mère étrangère en intégrant cet enseignement dans le système éducatif officiel de la Corée et d'élargir la portée de l'éducation interculturelle pour tous les élèves, tous les professeurs et tout le personnel des établissements en vue de faire comprendre le danger de l'ethnocentrisme qui est à l'origine du racisme et de la discrimination aveugle vis-à-vis des étrangers et de leurs enfants.
Abstract
Cet article a pour objectif de comparer les mesures pédagogiques pour les enfants de migrants en France et en Corée du Sud. Bien que le contexte migratoire de ces deux pays soit considérablement différent, il nous semble possible de tirer des leçons de la France qui a une tradition d'immigration plus longue que la Corée. Depuis l882, la France suit d'une manière fidèle les principes de laïcité, d'esprit républicain et d'égalité de traitement des élèves. Mais l'immigration massive au milieu du XXème siècle a imposé de modifier ces principes. C'est la classe d'accueil (classe d'initiation au premier degré en 1970 et classe d'adaptation au deuxième en 1973) qui était le départ de ce changement. L'objectif était de compléter la compétence de la langue française insuffisante des enfants étrangers. Or rapidement les gens ont réalisé le fait que leur échec scolaire n'était pas seulement d'ordre linguistique mais aussi psychologique. En 1973, on a alors décidé d'introduire les enseignements des langues et cultures d'origine qui avaient comme but d'assurer une meilleure insertion de ces enfants tout en préservant les possibilités d'un retour au pays. Cinq ans plus tard, le ministère de l'Éducation nationale a conseillé à l'école d'élargir les enseignements des langues et cultures d'origine pour tous les élèves sous le nom d'éducation interculturelle. La Corée du Sud des années 1990 a connu un grand changement social. Elle est devenue plus multiculturelle que jamais avec l'afflux d'ouvriers et d'épouses étrangers. L'éducation des enfants de ceux-ci a surgi comme un nouveau problème social en Corée. Les enfants de migrants ont des difficultés à l'école pour plusieurs raisons qui sont pourtant liées les unes aux autres: une compétence de la langue coréenne insuffisante, des notes basses par rapport aux élèves de familles《normales》, une identité culturelle instable, la discrimination des autres élèves, etc. Depuis 2006, le ministère de l'Éducation nationale a pris différentes mesures pour aider ces enfants pédagogiquement《marginalisés》. Cependant toutes ces mesures nous paraissent loin d'être satisfaisantes pour régler d'une manière décisive les problèmes fondamentaux des enfants concernés car le Ministère insiste toujours sur l'enseignement du coréen complémentaire sans tenir compte de la valeur et la nécéssité de celui de la langue de leur mère étrangère. C'est la raison pour laquelle nous nous intéressons plus particulièrement à l'enseignement des langues et cultures d'origine et à l'éducation interculturelle de la France. La comparaison des mesures pédagogiques destinées aux enfants de migrants en France et en Corée du Sud nous permet de souligner qu'il faudrait reconnaître institutionnellemment la valeur de la langue et de la culture de leur mère étrangère en intégrant cet enseignement dans le système éducatif officiel de la Corée et d'élargir la portée de l'éducation interculturelle pour tous les élèves, tous les professeurs et tout le personnel des établissements en vue de faire comprendre le danger de l'ethnocentrisme qui est à l'origine du racisme et de la discrimination aveugle vis-à-vis des étrangers et de leurs enfants.
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