에메 세제르의 시에 나타나는 아프리카
L’Afrique dans la poésie d’Aimé Césaire
0
조회
0
다운로드
1
인용
0
참고문헌
키워드
초록
Cette étude inspirée d’une problématique anticolonialiste a pour but d’évaluer la part africaine constituant le noyau dur de la Négritude césairienne, en s’appuyant principalement sur la poésie d’Aimé Césaire. Nous analysons le texte poétique de ce poète martiniquais pour jeter en lumière son africanité autour des thèmes de la tragédie historique des peuples noirs opprimés, de l’héritage culturel et naturel du continent noir, et de l’humanisme. Le jeune Aimé qui a reçu l’éducation assimilationniste française à la Martinique se croyait français. Mais il s’est découvert africain à travers le contact avec le Sénégalais Léopold Sédar Senghor en 1931 à Paris. Alors, il approfondissait, pendant sa période parisienne, son intérêt pour sa matrice africaine avec la connaissance de la Renaissance de Harlem aux États-Unis et la lecture du livre de Léo Frobenius Histoire de la civilisation africaine et ses activités dans les revues telles que Légitime défense et L’étudiant noir. Son premier poème Cahier d’un retour au pays natal est celui de son retour non seulement à son île natale caribéenne, mais aussi à son origine africaine. Cet “Orphée noir”, selon l’expression de Sartre, y procède à sa descente en enfer martiniquais et il poursuit sa traversée de l’océan Atlantique pour trouver le paradis précolombien perdu en Afrique. Tout au long de sa vie rattachée à son écriture poétique, ce chantre de la Négritude tient à dénoncer la souffrance des Noirs africains et antillais, victimes du colonialisme européen et à faire valoir l’héritage culturel des anciens royaumes africains et la Nature de ce continent dans sa potentialité. Il se pose finalement la question de savoir si la Négritude césairienne relève du racisme. Sartre la qualifie d“un racisme antiraciste”, puisqu’elle s’oppose au racisme européen en se définissant comme “la conscience d’être noir”. Mais, pour ce “nègre fondamental”, son approche essentialiste est une quête de soi-même, son être originel perdu par l’idéologie de domination coloniale. Sa Négritude, un humanisme, s’adresse aux peuples opprimés du monde entier au-delà du “biologique” et du géographique.
Abstract
Cette étude inspirée d’une problématique anticolonialiste a pour but d’évaluer la part africaine constituant le noyau dur de la Négritude césairienne, en s’appuyant principalement sur la poésie d’Aimé Césaire. Nous analysons le texte poétique de ce poète martiniquais pour jeter en lumière son africanité autour des thèmes de la tragédie historique des peuples noirs opprimés, de l’héritage culturel et naturel du continent noir, et de l’humanisme. Le jeune Aimé qui a reçu l’éducation assimilationniste française à la Martinique se croyait français. Mais il s’est découvert africain à travers le contact avec le Sénégalais Léopold Sédar Senghor en 1931 à Paris. Alors, il approfondissait, pendant sa période parisienne, son intérêt pour sa matrice africaine avec la connaissance de la Renaissance de Harlem aux États-Unis et la lecture du livre de Léo Frobenius Histoire de la civilisation africaine et ses activités dans les revues telles que Légitime défense et L’étudiant noir. Son premier poème Cahier d’un retour au pays natal est celui de son retour non seulement à son île natale caribéenne, mais aussi à son origine africaine. Cet “Orphée noir”, selon l’expression de Sartre, y procède à sa descente en enfer martiniquais et il poursuit sa traversée de l’océan Atlantique pour trouver le paradis précolombien perdu en Afrique. Tout au long de sa vie rattachée à son écriture poétique, ce chantre de la Négritude tient à dénoncer la souffrance des Noirs africains et antillais, victimes du colonialisme européen et à faire valoir l’héritage culturel des anciens royaumes africains et la Nature de ce continent dans sa potentialité. Il se pose finalement la question de savoir si la Négritude césairienne relève du racisme. Sartre la qualifie d“un racisme antiraciste”, puisqu’elle s’oppose au racisme européen en se définissant comme “la conscience d’être noir”. Mais, pour ce “nègre fondamental”, son approche essentialiste est une quête de soi-même, son être originel perdu par l’idéologie de domination coloniale. Sa Négritude, un humanisme, s’adresse aux peuples opprimés du monde entier au-delà du “biologique” et du géographique.
참고문헌 (40)
- 진종화, "에두아르 글리상의 시와 평론에 나타나는 앙티아니테를 중심으로 한 서인도해 정체성 추구", 프랑스문화예술연구, 32, pp.477~514 (2010), 프랑스문화예술학회
- Abenon, Lucien-René, "Petite histoire de la Guadeloupe" (1992), Editions de l'Harmattan
- Bernabé, Jean, "Éloge de la créolité" (1989), Gallimard
- Césaire, Aimé, "Cahier d'un retour au pays natal" (1983), Editions Présence Africaine
- Césaire, Aimé, "Discours sur le colonialisme, suivi du Discours sur la Négritude" (2004), Présence Africaine
- Césaire, Aimé, "Et les chiens se taisaient" (1956), Présence Africaine
- Césaire, Aimé, "La tragédie du roi Christophe" (1963), Présence Africaine
- Césaire, Aimé, "Une saison au Congo" (1967), Éditions du Seuil
- Césaire, Aimé, "Une tempête" (1969), Présence Africaine
- Césaire, Aimé, "La poésie, édition établie par Daniel Maximin et Gilles Carpentier" (1994), Éditions du Seuil
- Césaire, Aimé, "Nègre je suis, nègre je resterai: Entretiens avec Françoise Vergès" (2005), Éditions Albin Michel
- Combe, Dominique, "Aimé Césaire: Cahier d'un retour au pays natal" (1993), Presses Universitaires de France
- De Fontette, François, "Le racisme" (1985), Presses Universitaires de France
- De Gobineau, Arthur, "Essai sur l'inégalité des races humaines" (1940), Librairie de Paris
- Diop, Papa Samba, "La poésie d’Aimé Césaire: Propositions de lecture accompagnée d’un lexique de l’oeuvre" (2010), Honoré Champion
- Fanon, Frantz, "Peau noire, masques blancs" (1952), Éditions du Seuil
- Ferro, Marc, "Le livre noir du colonialisme. XVIe-XXIe siècle: de l'extermination à la repentance" (2003), Éditions Robert Laffont
- Frobenius, Léo, "Histoire de la civilisation africaine" (1936), Gallimard
- Gérard-Libois, Jules, "Congo 1960: Échec d'une décolonisation" (2010), André Versaille éditeur-GRIP
- Gide, André, "Voyage au Congo suivi de Le retour du Tchad: Carnet de route" (1928), Gallimard
- Glissant, Édouard, "Le discours antillais" (1997), Gallimard
- Hegel, Georg W. F., "La raison dans l'Histoire: Introduction à la Philosophie de l'Histoire, Traduction et présentation de Kostas Papaioannou" (1965), Librairie Plon
- Hénane, René, "Glossaire des termes rares dans l’oeuvre d’Aimé Césaire" (2004), Éditions Jean-Michel Place
- Hénane, René, "Les armes miraculeuses d’Aimé Césaire: Une lecture critique" (2008), L’Harmattan
- Hochschild, Adam, "레오폴드왕의 유령 King Leopold's Ghost" (2003), 도서출판 무우수
- Iliffe, John, "Africans: The History of A Continent 아프리카의 역사" (2002), 이산
- Kesteloot, Lilyan, "Comprendre le Cahier d'un retour au pays natal d'Aimé Césaire" (1982), Editions Saint-Paul
- Césaire, compagnon de route de l'Afrique, "Kesteloot, Lilyan", ~, pp.Europe No 832-833 (1998)
- Kesteloot, Lilyan, "Césaire et Senghor: Un pont sur l'Atlantique" (2006), L'Harmattan
- Kubayanda, Josaphat B., "The Poet’s Africa: Africanness in the Poetry of Nicolás Guillén and Aimé Césaire" (1990), Greenwood Press
- Laforgue, Pierre, "Les Armes miraculeuses d’Aimé Césaire" (2009), Gallimard
- Louis, Patrice, "Conversation avec Aimé Césaire" (2007), Arléa
- Nicolas, Armand, "Histoire de la Martinique. Des Arawaks à 1848" (1996), L'Harmattan
- Oliver, Roland, "아프리카: 500만년의 역사와 문화 The African Experience" (2001), 여강출판사
- Phan, Bernard, "Colonisation et décolonisation (XVIe -XXe siècle)" (2009), Presses Universitaires de France
- Reid, Richard J., "현대 아프리카의 역사 A History of Modern Africa :1800 to the Present" (2013), 삼천리
- Sartre, Jean-Paul, "Anthologie de la nouvelle poésie nègre et malgache de langue française par Léopold Sédar Senghor" (1948), PUF
- Stamm, Anne, "Histoire de l'Afrique précoloniale" (1997), Presses Universitaires de France
- Todorov, Tzvetan, "Le Jardin imparfait: La pensée humaniste en France" (1998), Bernard Grasset
- Wesseling, Henri, "Le partage de l'Afrique: 1880-1914, Traduit du néerlandais par Patrick Grilli" (1996), Éditions Denoël
