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퐁트넬의 결정론 - 『영혼의 자유』

Déterminisme de Fontenelle - Liberté de l'âme

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초록

La modernité et l'originalité du traité résident dans sa seconde partie de la liberté de l'âme, qui avance la thèse de ce que nous nommerions aujourd'hui le déterminisme neurologique. L'idée de la détermination du comportement par le cerveau est novatrice, préfigurant les positions qui seront plus tard celles de La Mettrie ou de Diderot. L'idée d'une détermination innée du cerveau au vice ou à la vertu par laquelle il se rattache à la tradition matérialiste. L'accent placé sur le mécanisme nerveux comme principe expliquant le comportement humain annonce le fatalisme de la seconde moitié du XVIIIe siècle. Les interprètes ont depuis longtemps souligné l'influence de Spinoza sur Fontenelle, particulièrement évidente dans la dénonciation de l'illusion du libre arbitre : “On sait qu'on fait tout ce qu'on veut, mais on ne sait pas pourquoi on le veut, il n'y a que les physiciens qui le puissent deviner”. Le ‘sentiment intérieur’ de notre liberté tient à ce que l'on est conscient de ses actes, mais non des causes qui les déterminent. Ainsi les actions ne sont pas plus libres que les pensées : “l'âme est déterminée nécessairement par son cerveau à vouloir ce qu'elle veut, et sa volonté excite nécessairement dans son cerveau un mouvement par lequel elle l'exécute”. Après Hobbes, Fontenelle concède presque à l'argument moral antifataliste la dangerosité du nécessitarisme; et il admet l'impossibilité d'universaliser cette philosophie sans ruiner l'ordre social. D'où sa conclusion du stoïcisme. Le fatalisme ne conduit pas à la paresse. Et surtout la science est le salut. A l'intérieur de la nécessité, l'homme a les moyens d'agir. Plus que jamais nous retrouvons l'idéal stoï̈cien : le sage est citoyen du monde ; la dialectique et la physique sont des vertus. Fontenelle n'évoque pas le ‘fatalisme’ ni la ‘fatalité’, et ; surtout, il admet l'existence de Dieu, loin de l'athéisme radical des La Mettrie, Diderot et d'Holbach. Sous ces réserves, on peut le considérer comme un précurseur du ‘fatalisme moderne’. Car il est pour lui, possible de concilier l'existence de Dieu et le libre arbitre : c'est l'attitude des stoïciens. C'est la conclusion qu'adoptera Fontenelle. La volonté paraît s'étendre plus loin que l'entendement ; l'expérience nous incline à croire que nous pouvons toujours suspendre notre jugement. Fontenelle plus proche du matérialisme et du spinozisme, n'admet qu'une action : celle des dispositions physiques sur le fonctionnement de l'esprit de l'âme. Et cela s'accorde avec toute sa théologie ; il refuse de suivre Spinoza, lorsque celui-ci confond Dieu avec la Nature; il tient à sauvegarder une transcendance, mais il dépouille le créateur de tout attribut et remet ses pouvoirs à la matière et aux lois nécessaires qui la dirigent. Dans le contexte du déterminisme neurologique, “l'âme est déterminée nécessairement par son cerveau à vouloir ce qu'elle veut, et sa volonté excite nécessairement dans son cerveau un mouvement par lequel elle l'exécute”.

Abstract

La modernité et l'originalité du traité résident dans sa seconde partie de la liberté de l'âme, qui avance la thèse de ce que nous nommerions aujourd'hui le déterminisme neurologique. L'idée de la détermination du comportement par le cerveau est novatrice, préfigurant les positions qui seront plus tard celles de La Mettrie ou de Diderot. L'idée d'une détermination innée du cerveau au vice ou à la vertu par laquelle il se rattache à la tradition matérialiste. L'accent placé sur le mécanisme nerveux comme principe expliquant le comportement humain annonce le fatalisme de la seconde moitié du XVIIIe siècle. Les interprètes ont depuis longtemps souligné l'influence de Spinoza sur Fontenelle, particulièrement évidente dans la dénonciation de l'illusion du libre arbitre : “On sait qu'on fait tout ce qu'on veut, mais on ne sait pas pourquoi on le veut, il n'y a que les physiciens qui le puissent deviner”. Le ‘sentiment intérieur’ de notre liberté tient à ce que l'on est conscient de ses actes, mais non des causes qui les déterminent. Ainsi les actions ne sont pas plus libres que les pensées : “l'âme est déterminée nécessairement par son cerveau à vouloir ce qu'elle veut, et sa volonté excite nécessairement dans son cerveau un mouvement par lequel elle l'exécute”. Après Hobbes, Fontenelle concède presque à l'argument moral antifataliste la dangerosité du nécessitarisme; et il admet l'impossibilité d'universaliser cette philosophie sans ruiner l'ordre social. D'où sa conclusion du stoïcisme. Le fatalisme ne conduit pas à la paresse. Et surtout la science est le salut. A l'intérieur de la nécessité, l'homme a les moyens d'agir. Plus que jamais nous retrouvons l'idéal stoï̈cien : le sage est citoyen du monde ; la dialectique et la physique sont des vertus. Fontenelle n'évoque pas le ‘fatalisme’ ni la ‘fatalité’, et ; surtout, il admet l'existence de Dieu, loin de l'athéisme radical des La Mettrie, Diderot et d'Holbach. Sous ces réserves, on peut le considérer comme un précurseur du ‘fatalisme moderne’. Car il est pour lui, possible de concilier l'existence de Dieu et le libre arbitre : c'est l'attitude des stoïciens. C'est la conclusion qu'adoptera Fontenelle. La volonté paraît s'étendre plus loin que l'entendement ; l'expérience nous incline à croire que nous pouvons toujours suspendre notre jugement. Fontenelle plus proche du matérialisme et du spinozisme, n'admet qu'une action : celle des dispositions physiques sur le fonctionnement de l'esprit de l'âme. Et cela s'accorde avec toute sa théologie ; il refuse de suivre Spinoza, lorsque celui-ci confond Dieu avec la Nature; il tient à sauvegarder une transcendance, mais il dépouille le créateur de tout attribut et remet ses pouvoirs à la matière et aux lois nécessaires qui la dirigent. Dans le contexte du déterminisme neurologique, “l'âme est déterminée nécessairement par son cerveau à vouloir ce qu'elle veut, et sa volonté excite nécessairement dans son cerveau un mouvement par lequel elle l'exécute”.

참고문헌 (20)

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  2. Fontenelle Bernard Le Bovier de, "Eloges des académiciens avec l'histoire de l'Acadpmie royale des sciences, <La -Haye, chez Isaac Vander Kloot, 1740>, Bruxelles, impression anastaltique, culture et civilisation, 1969", ~ (1969)
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  4. "Le texte du Traité de la liberté de l'âme en format Word 2001 à télécharger (Un fichier de 18 pages de 88 K)", ~
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  15. "화학세계 2003년 06호", 송상용[URL]
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  17. 조영란, "La Mettrie 의 심신이론과 18세기의 생물학", 한국과학사학회 (1989), 한국과학사학회지
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