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프랑스어에 대한 게르만(프랑크)어의 영향

Influence germanique (francique) sur la langue française

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Dans cet article, il s'agit de traiter les traces de l'influence germanique, plus précisément francique, sur la langue française. Pour ce faire, nous partons, d'une part, du point de vue linguistique externe, c'est-à-dire l'arrière-plan historique et socio-linguistique sur le français, d'autre part, du point de vue linguistique interne, en l'occurrence la prononciation et le vocabulaire. Tout d'abord, en ce qui concerne l'arrière-plan historique et socio-linguistique, nous mettons l'accent sur deux faits : l'un, la situation linguistique de la Gaule due à l'invasion des Romains et des Germaniques ; l'autre, la dynamisation et le morcellement des dialectes (patois) liés à ces deux invasions. Et pour finir, nous parlons du bref processus de la diversification dialectale du Moyen âge jusqu'à la vulgarisation et l'uniformisation du français au 20e siècle. En premier lieu, on dit que l'origine du français est le latin vulgaire (non pas classique) et que cette langue des conquérants Romains, apprise par les Gaulois, a ensuite subi l'influence des nouveaux envahisseurs germaniques, en particulier celle des Francs. Autrement dit, l'occupation romaine de la Gaule pendant plus de cinq siècles a fourni aux Gaulois une nouvelle langue en même temps qu'une autre culture ; ensuite, le contact durant plusieurs siècles entre Francs et Gaulois (Gallo-Romains) a ouvert encore une nouvelle voie à la langue et à la culture des Gallo-Romains. Les Francs ont notamment joué un rôle déterminant dans la physionomie générale du français actuel. En second lieu, nous montrons que parmi les dialectes romans (de langue romaine) en Gaule, c'est-à-dire les langues d'oïl et d'oc, le francien (français), l'un des patois d'oïl qui se parlait en Ile-de-France, fut influencé par les Francs. Ce francien a eu plus de chance que les autres patois pour des raisons géographiques, politiques, économiques et culturelles ; il s'est développé dans le petit royaume de France restreint à quelques dizaines de lieux autour de Paris, mais s'est ensuite répandu dans l'ensemble du royaume, puis de la République de France. Ensuite, pour ce qui concerne l'influence francique sur la langue française, nous observons deux faits linguistiques, en l'occurrence la prononciation et le vocabulaire les plus représentatifs. En premier lieu, concernant l'influence sur la prononciation, nous montrons, entre autres, que les phénomènes du 'h aspiré et du ‘e’ muet (caduc ‘e’) ont pour cause l'influence des Francs. En effet, l'absence d'élision ou de liaison se produit régulièrement dans des mots d'origine germanique comme hameau, hêtre ; l'amuïssement du ‘e’ pour sa part, est dû à un fort accent d'intensité qui frappe vigoureusement la syllabe du mot. Cela a pour conséquence, un affaiblissement des voyelles voisines, en l'occurrence le son de la dernière voyelle ‘e’ comme dans toile [twal]. Par ailleurs, nous avons montré que les adaptations phoniques ont pour cause la différence entre le mot d'origine germanique et la forme qu'il prend en français : il y a ainsi des sons qui disparaissent, d'autres qui apparaissent. Certains sons sont remplacés par des sons proches, d'autres changent de place dans le mot. En second lieu, pour ce qui concerne le vocabulaire, d'abord, parmi les 400 (ou 800) anciens mots restés encore dans la langue française, nous en sélectionnons une partie selon six thèmes : la guerre et la chevalerie, la vie des champs, la vie artisanale, la vie maritime, les couleurs et la vie domestique. Ensuite, sur la toponymie et l'anthroponymie, nous montrons en quoi tenait la particularité des noms de lieux et de personnes franciques. Par ailleurs, nous avons parlé de la position de l'adjectif devant le nom, notamment dans la toponymie de type Francheville qui a prévalu dans la région d'implantation franque. Tous ces phénomènes témoignent bien de l'influence de la culture et des habitudes linguistiques germaniques. D'autre part, il apparaît clairement que le francien (français) - appartenant du domaine des dialectes d'oïl (au nord de la France) - a été fortement influencé par la langue francique. C'est ainsi que le français, une des langues romanes, assume sa différence.

Abstract

Dans cet article, il s'agit de traiter les traces de l'influence germanique, plus précisément francique, sur la langue française. Pour ce faire, nous partons, d'une part, du point de vue linguistique externe, c'est-à-dire l'arrière-plan historique et socio-linguistique sur le français, d'autre part, du point de vue linguistique interne, en l'occurrence la prononciation et le vocabulaire. Tout d'abord, en ce qui concerne l'arrière-plan historique et socio-linguistique, nous mettons l'accent sur deux faits : l'un, la situation linguistique de la Gaule due à l'invasion des Romains et des Germaniques ; l'autre, la dynamisation et le morcellement des dialectes (patois) liés à ces deux invasions. Et pour finir, nous parlons du bref processus de la diversification dialectale du Moyen âge jusqu'à la vulgarisation et l'uniformisation du français au 20e siècle. En premier lieu, on dit que l'origine du français est le latin vulgaire (non pas classique) et que cette langue des conquérants Romains, apprise par les Gaulois, a ensuite subi l'influence des nouveaux envahisseurs germaniques, en particulier celle des Francs. Autrement dit, l'occupation romaine de la Gaule pendant plus de cinq siècles a fourni aux Gaulois une nouvelle langue en même temps qu'une autre culture ; ensuite, le contact durant plusieurs siècles entre Francs et Gaulois (Gallo-Romains) a ouvert encore une nouvelle voie à la langue et à la culture des Gallo-Romains. Les Francs ont notamment joué un rôle déterminant dans la physionomie générale du français actuel. En second lieu, nous montrons que parmi les dialectes romans (de langue romaine) en Gaule, c'est-à-dire les langues d'oïl et d'oc, le francien (français), l'un des patois d'oïl qui se parlait en Ile-de-France, fut influencé par les Francs. Ce francien a eu plus de chance que les autres patois pour des raisons géographiques, politiques, économiques et culturelles ; il s'est développé dans le petit royaume de France restreint à quelques dizaines de lieux autour de Paris, mais s'est ensuite répandu dans l'ensemble du royaume, puis de la République de France. Ensuite, pour ce qui concerne l'influence francique sur la langue française, nous observons deux faits linguistiques, en l'occurrence la prononciation et le vocabulaire les plus représentatifs. En premier lieu, concernant l'influence sur la prononciation, nous montrons, entre autres, que les phénomènes du 'h aspiré et du ‘e’ muet (caduc ‘e’) ont pour cause l'influence des Francs. En effet, l'absence d'élision ou de liaison se produit régulièrement dans des mots d'origine germanique comme hameau, hêtre ; l'amuïssement du ‘e’ pour sa part, est dû à un fort accent d'intensité qui frappe vigoureusement la syllabe du mot. Cela a pour conséquence, un affaiblissement des voyelles voisines, en l'occurrence le son de la dernière voyelle ‘e’ comme dans toile [twal]. Par ailleurs, nous avons montré que les adaptations phoniques ont pour cause la différence entre le mot d'origine germanique et la forme qu'il prend en français : il y a ainsi des sons qui disparaissent, d'autres qui apparaissent. Certains sons sont remplacés par des sons proches, d'autres changent de place dans le mot. En second lieu, pour ce qui concerne le vocabulaire, d'abord, parmi les 400 (ou 800) anciens mots restés encore dans la langue française, nous en sélectionnons une partie selon six thèmes : la guerre et la chevalerie, la vie des champs, la vie artisanale, la vie maritime, les couleurs et la vie domestique. Ensuite, sur la toponymie et l'anthroponymie, nous montrons en quoi tenait la particularité des noms de lieux et de personnes franciques. Par ailleurs, nous avons parlé de la position de l'adjectif devant le nom, notamment dans la toponymie de type Francheville qui a prévalu dans la région d'implantation franque. Tous ces phénomènes témoignent bien de l'influence de la culture et des habitudes linguistiques germaniques. D'autre part, il apparaît clairement que le francien (français) - appartenant du domaine des dialectes d'oïl (au nord de la France) - a été fortement influencé par la langue francique. C'est ainsi que le français, une des langues romanes, assume sa différence.

참고문헌 (24)

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