『라 테바이드La Thébaïde』 의 재조명
Le second éclairage sur La Thébaïde
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초록
Racine lui-même écrit dans la Préface qu’il emprunte, en grande partie, le sujet de La Thébaïde aux Les Phéniciennes d’Euripide. Pour cette raison, il nous faut d’abord étudier la différance de ces deux écrivains autour du sujet mythique, et ensuite l’originalité théâtrale de Racine. L’échec de sa première pièce, La Thébaïde, n’est pas, si on peut le dire, le vrai échec théâtral. Même si la pièce montre quelques défauts au point de vue de structure actantielle,elle n’en reste pas moins une oeuvre importante, parce que cette structure s’incarnera àtravers toutes ses tragédies dans le futur. En effet, les grands thèmes, soit colère des dieux,fatalité du sang, discorde entre famille, lutte entre les frères pour le pouvoir, amour incestueux et violent qui deviendront les mouvements principaux, se manifestent clairement déjà dans sa première pièce. Par exemple, le thème tel que la haine naissante et la jalousie inhumaine entre Etéocle et Polynice se développera lucidement dans Britannicus, Mithridate et Bajazet. Et le désir de l’amour incestueux de Créon envers Antigone, l’amante de son fils,est analogue à celui de Néron qui aime Junie, la fiancée de son beau-frère Britannicus. Malgré le sous-titre “les frères ennemis” de La Thébaïde, le personnage le plus important de la pièce est, nous semble-t-il, Jocaste. Bref, elle domine tout le théâtre. A plusieurs reprises, elle rappelle la souillure des personnages qu’ils ont contractée en naissant, le crime involontaire qu’elle a comis, mais dont tous les poids continuent à l’écraser. Racine est, sans aucun doute, tout pénétré des croyances Chrétiennes que ses maîtres jansénistes au Port-Royal lui ont inculquées. Et cette vision du monde qu’il a retrouvée dans la légende de la tragédie grecque se représente à partir de sa première pièce. En tout cas, on peut dire que l’aspect de Jocaste annonce à l’avance la naissance de Phèdre. Ainsi, il faut remarquer, en outre, que la diction poétique de La Thébaïde rappelle beaucoup la similitude de la forme verbale des théâtres raciniens du futur. Par exemple, les monologues de Jocaste aux celles de Phèdre(Comparez Acte III, sc. 2, La Thébaïde à Acte III, sc. 2, Phèdre, et Acte IV, sc. 3, La Thébaïde à Acte IV, sc. 5, Phèdre). Il faut remarquer encore que les scènes fameuses de la mort dans La Thébaïde et Phèdre, qu’on appelle “Les sermons fenèbres” nous montre beaucoup de ressemblance. Finalement, on peut dire, en guise de conclusion, que La Thébaïde n’en finit pas grandir avec la structure primordiale et cachée pour aboutir à la place de Phèdre : c’est-à-dire que Jocaste est devenue Phèdre après treize ans de l’enceinte théâtrale chez Racine.
Abstract
Racine lui-même écrit dans la Préface qu’il emprunte, en grande partie, le sujet de La Thébaïde aux Les Phéniciennes d’Euripide. Pour cette raison, il nous faut d’abord étudier la différance de ces deux écrivains autour du sujet mythique, et ensuite l’originalité théâtrale de Racine. L’échec de sa première pièce, La Thébaïde, n’est pas, si on peut le dire, le vrai échec théâtral. Même si la pièce montre quelques défauts au point de vue de structure actantielle,elle n’en reste pas moins une oeuvre importante, parce que cette structure s’incarnera àtravers toutes ses tragédies dans le futur. En effet, les grands thèmes, soit colère des dieux,fatalité du sang, discorde entre famille, lutte entre les frères pour le pouvoir, amour incestueux et violent qui deviendront les mouvements principaux, se manifestent clairement déjà dans sa première pièce. Par exemple, le thème tel que la haine naissante et la jalousie inhumaine entre Etéocle et Polynice se développera lucidement dans Britannicus, Mithridate et Bajazet. Et le désir de l’amour incestueux de Créon envers Antigone, l’amante de son fils,est analogue à celui de Néron qui aime Junie, la fiancée de son beau-frère Britannicus. Malgré le sous-titre “les frères ennemis” de La Thébaïde, le personnage le plus important de la pièce est, nous semble-t-il, Jocaste. Bref, elle domine tout le théâtre. A plusieurs reprises, elle rappelle la souillure des personnages qu’ils ont contractée en naissant, le crime involontaire qu’elle a comis, mais dont tous les poids continuent à l’écraser. Racine est, sans aucun doute, tout pénétré des croyances Chrétiennes que ses maîtres jansénistes au Port-Royal lui ont inculquées. Et cette vision du monde qu’il a retrouvée dans la légende de la tragédie grecque se représente à partir de sa première pièce. En tout cas, on peut dire que l’aspect de Jocaste annonce à l’avance la naissance de Phèdre. Ainsi, il faut remarquer, en outre, que la diction poétique de La Thébaïde rappelle beaucoup la similitude de la forme verbale des théâtres raciniens du futur. Par exemple, les monologues de Jocaste aux celles de Phèdre(Comparez Acte III, sc. 2, La Thébaïde à Acte III, sc. 2, Phèdre, et Acte IV, sc. 3, La Thébaïde à Acte IV, sc. 5, Phèdre). Il faut remarquer encore que les scènes fameuses de la mort dans La Thébaïde et Phèdre, qu’on appelle “Les sermons fenèbres” nous montre beaucoup de ressemblance. Finalement, on peut dire, en guise de conclusion, que La Thébaïde n’en finit pas grandir avec la structure primordiale et cachée pour aboutir à la place de Phèdre : c’est-à-dire que Jocaste est devenue Phèdre après treize ans de l’enceinte théâtrale chez Racine.
참고문헌 (15)
- RACINE Jean, "Oeuvres complètes, T. I" (1999), Gallimard
- RACINE Jean, "Oeuvres complètes, T. I" (1976), Gallimard
- RACINE Jean, "Théatre complètes" (1985), Dunod
- BARTHES Roland, "Sur Racine" (1972), Ed. Seuil
- DUBU Jean, "Racine aux miroirs" (1992), SEDES
- EIGELDINGER Marc, "La mythologie solaire dans l'oeuvre de Racine" (1970), Droz
- ELLIOT Revel, "Mythe et légende dans le théâtre de Racine" (1969), Minard
- JASINSKI René, "Vers le vrai Racine" (1958), Armand Colin
- BRODY Jules, "Racine’s Thébaïde : an Analysis", French Studies, 13, pp.199~213 (1959)
- PICARD Raymond, "La carrière de Jean Racine" (1961), Gallimard
- POULET Georges, "Etudes sur le temps humain, T. IV" (1977), Ed. du Rocher
- PROPHETE Jean, "Les para-personnages dans les tragédies de Racine" (1981), Nizet
- ROHOU Jean, "L’évolution du tragique racinien" (1991), SEDES
- SZUSZKIN Marc, "L’espace tragique dans le théâtre de Racine" (2005), L’Harmattan
- ZIMMERMAN Eléonore, "L’innocence et la tragédie chez Racine dans la liberté et le destin dans le théatre de Racine" (1982), Anma Libri
