왜‘이방인’인가 – 등장인물 뫼르소의 행동과 서술자 뫼르소의 언어 연구
Pourquoi l’étranger? - une étude sur l’action de Meursault comme personnage et son langage comme narrateur
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초록
Jean-Paul Sartre a défini «l’étranger» du roman L’Etranger de la manière suivante : c’est l’homme en face du monde, d’un cô̂té, et l’homme en face de lui-mê̂me, de l’autre. Les autres personnages de L’Etranger ne cherchent pas à reconnaî̂tre lucidement le monde et eux-mê̂mes en s’adaptant aux rô̂les que la société leur demande. Exceptionnellement, Meursault refuse ou participe très passivement au «jeu social» tel que l’enterrement, le jugement et la religion. Il crie, à la fin du roman, à l’aumônier qu’il est sû̂r de lui, sû̂r de tout, sû̂r de sa vie, sû̂r de sa mort. On n’aurait donc pas de difficultés à consentir à la définition de Sartre. L’Etranger est un roman à la première personne : Meursault est à la fois le héros et le narrateur du roman. Pourtant, les informations qui font savoir son identité sont vraiment insuffisantes. Il n’a pas de prénom, et n’a guère de biens. Le visage, le type physique, l’â̂ge, le caractère ne sont pas clairs, et le passé est très ambigu. D’ailleurs, il devient de plus en plus étranger, au fur et à mesure qu’il parle et agit. Cet article a pour but d’examiner le plus précisément possible les raisons pour lesquelles Meursault fait naî̂tre l’étrangeté chez le lecteur. L’article est divisé en deux parties. La première partie confirme que les actions du personnage Meursault se caractérisent par la fidélité à l’instinct, l’ignorance du rite, le refus du mensonge et l’indifférence habituelle. La deuxième partie confirme que le narrateur Meursault ne décrit que les actions extérieures des personnages en supprimant leur psychologie intérieure, et réalise le style neutre en employant le passé composé et des phrases saccadées sans causalité entre elles : Sartre a comparé la phrase de L’Etranger à une île solitaire. Voici donc la conclusion de cet article : Camus a dit qu’il avait toujours adapté la forme au sujet dans son oeuvre, et il en est de même pour L’Etranger.
Abstract
Jean-Paul Sartre a défini «l’étranger» du roman L’Etranger de la manière suivante : c’est l’homme en face du monde, d’un cô̂té, et l’homme en face de lui-mê̂me, de l’autre. Les autres personnages de L’Etranger ne cherchent pas à reconnaî̂tre lucidement le monde et eux-mê̂mes en s’adaptant aux rô̂les que la société leur demande. Exceptionnellement, Meursault refuse ou participe très passivement au «jeu social» tel que l’enterrement, le jugement et la religion. Il crie, à la fin du roman, à l’aumônier qu’il est sû̂r de lui, sû̂r de tout, sû̂r de sa vie, sû̂r de sa mort. On n’aurait donc pas de difficultés à consentir à la définition de Sartre. L’Etranger est un roman à la première personne : Meursault est à la fois le héros et le narrateur du roman. Pourtant, les informations qui font savoir son identité sont vraiment insuffisantes. Il n’a pas de prénom, et n’a guère de biens. Le visage, le type physique, l’â̂ge, le caractère ne sont pas clairs, et le passé est très ambigu. D’ailleurs, il devient de plus en plus étranger, au fur et à mesure qu’il parle et agit. Cet article a pour but d’examiner le plus précisément possible les raisons pour lesquelles Meursault fait naî̂tre l’étrangeté chez le lecteur. L’article est divisé en deux parties. La première partie confirme que les actions du personnage Meursault se caractérisent par la fidélité à l’instinct, l’ignorance du rite, le refus du mensonge et l’indifférence habituelle. La deuxième partie confirme que le narrateur Meursault ne décrit que les actions extérieures des personnages en supprimant leur psychologie intérieure, et réalise le style neutre en employant le passé composé et des phrases saccadées sans causalité entre elles : Sartre a comparé la phrase de L’Etranger à une île solitaire. Voici donc la conclusion de cet article : Camus a dit qu’il avait toujours adapté la forme au sujet dans son oeuvre, et il en est de même pour L’Etranger.
참고문헌 (20)
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- Camus, "Essais, Bibliothèque de la Pléiade" (1965), Gallimard
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- Morize, "L’Etranger de Camus" (1996), Hachette
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- Quilliot, "이방인" (1987), 책세상
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