스탕달 소설에 나타난 음악적 글쓰기: 『적과 흑』의 경우
L'écriture musicale dans Le Rouge et le Noir de Stendhal
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초록
Stendhal, qui s'est intéressé au langage de l'harmonie depuis sa jeunesse, se rendait bien compte combien le rythme était important pour exprimer les sentiments. Cet intérêt s‘était déjà révélé dans sa critique musicale, après quoi Stendhal l'a développé dans l'écriture musicale de sa création romanesque. En particulier, Stendhal a cherché des procédés qui puissent porter à l'âme de ses lecteurs l'impression particulière suscitée par la musique et la vie. C'est là le vrai but de son art. Sachant que Stendhal écrivait comme Rossini a écrit sa musique, à partir de là, nous sommes amenés à nous demander sous quels procédés l'écriture musicale du romancier se manifeste dans ses œuvres romanesques. Cet article a pour objet de mettre au jour dans le Rouge et le Noir divers procédés de l'écriture musicale propre à Stendhal par laquelle il vise à partager des plaisirs musicaux avec ses lecteurs. Ce roman se présente comme une double tonalité contrastée entre ennui et vitalité. L'ennui suscite une tonalité sèche et saccadée comme représentation mentale de la réalité politique, alors que la vitalité offre une tonalité tendre et suave comme représentation émotionnelle de l'imaginaire littéraire. Les ‘landes’ ennuyeuses couvrent la partie majeure de l'espace romanesque et se font relayer bien rarement par des moments vitaux, moments où les éléments musicaux sont utilisés comme dispositif narratif. Tout d'abord, ce roman utilise divers bruitages. L'épigraphe musicale apparaît uniquement dans le 6e chapitre de la 1re partie, mais si on l'observe plus en détail, on peut trouver des éléments musicaux dans plusieurs épigraphes. Tout donne l'impression d'entendre imperceptiblement une musique de fond. Et certains sons, parfois très courts, comme catalyseurs de l'émotion, assument le rôle d'un dispositif narratif qui orne la scène de l'amour des deux amoureux, ou qui laisse perdre le héros dans une rêverie, voire qui déclenche le développement de l'événement en suscitant un certain acte décisif. Quant à la musique elle-même, elle résonne presque seulement dans la ville de Paris. Il est vrai que la musique, à Paris, apparaît aussi dans des moments les plus émouvants, mais cela offre un aspect tout à fait différent de celui de la petite ville de province. En province on ne peut entendre que les sons de la nature, tandis qu'à Paris il existe une musique violente provenant de la scène politique (le bal ou l'Opéra). Pour cela, celle-ci ne correspond qu'au plaisir impulsif et instantané comme l'amour de la tête entre Julien et Mathilde. Pour Stendhal, le paysage laisse une impression musicale profonde. Les paysages sont comme un archet jouant sur son âme. Cette corrélation lui permet de visualiser la musique elle-même à travers la description de la nature. A savoir, qu'il exprime son plaisir musical par l'intermédiaire d'images visuelles. En ce qui concerne la technique narrative, le procédé est similaire à celui de l'écriture musicale découverte dans sa critique musicale. Comme Rossini prépare et soutient ses chants par l'harmonie, de même Stendhal prépare et soutient ses dialogues très courts par des descriptions assez longues, ce qui augmente l'effet de la narration. Dans le Rouge et le Noir, l'évocation de la musique n'apparaît pas trop fréquemment, mais cette rareté donne l'impression que la musique elle-même se fond dans le roman grâce à cette écriture musicale. Cette sorte d'écriture se fait par divers procédés allant du paratexte au texte en tant qu'élément essentiel de la création romanesque. Cet ensemble d'alternance de tonalités entre ennui et vitalité n'est-il pas lui-même une sorte d'écriture musicale à la façon rossinienne? Quoi qu‘il en soit, cette écriture pourrait représenter l'expression romanesque du dilettantisme stendhalien. Finalement, l'écriture musicale dans le Rouge et le Noir, qui vise stratégiquement à la sympathie des lecteurs, est une sorte de description psychologique des personnages et une évocation de souvenirs touchants ou d'expériences les plus intimes, non verbalisables sans doute, de Stendhal.
Abstract
Stendhal, qui s'est intéressé au langage de l'harmonie depuis sa jeunesse, se rendait bien compte combien le rythme était important pour exprimer les sentiments. Cet intérêt s‘était déjà révélé dans sa critique musicale, après quoi Stendhal l'a développé dans l'écriture musicale de sa création romanesque. En particulier, Stendhal a cherché des procédés qui puissent porter à l'âme de ses lecteurs l'impression particulière suscitée par la musique et la vie. C'est là le vrai but de son art. Sachant que Stendhal écrivait comme Rossini a écrit sa musique, à partir de là, nous sommes amenés à nous demander sous quels procédés l'écriture musicale du romancier se manifeste dans ses œuvres romanesques. Cet article a pour objet de mettre au jour dans le Rouge et le Noir divers procédés de l'écriture musicale propre à Stendhal par laquelle il vise à partager des plaisirs musicaux avec ses lecteurs. Ce roman se présente comme une double tonalité contrastée entre ennui et vitalité. L'ennui suscite une tonalité sèche et saccadée comme représentation mentale de la réalité politique, alors que la vitalité offre une tonalité tendre et suave comme représentation émotionnelle de l'imaginaire littéraire. Les ‘landes’ ennuyeuses couvrent la partie majeure de l'espace romanesque et se font relayer bien rarement par des moments vitaux, moments où les éléments musicaux sont utilisés comme dispositif narratif. Tout d'abord, ce roman utilise divers bruitages. L'épigraphe musicale apparaît uniquement dans le 6e chapitre de la 1re partie, mais si on l'observe plus en détail, on peut trouver des éléments musicaux dans plusieurs épigraphes. Tout donne l'impression d'entendre imperceptiblement une musique de fond. Et certains sons, parfois très courts, comme catalyseurs de l'émotion, assument le rôle d'un dispositif narratif qui orne la scène de l'amour des deux amoureux, ou qui laisse perdre le héros dans une rêverie, voire qui déclenche le développement de l'événement en suscitant un certain acte décisif. Quant à la musique elle-même, elle résonne presque seulement dans la ville de Paris. Il est vrai que la musique, à Paris, apparaît aussi dans des moments les plus émouvants, mais cela offre un aspect tout à fait différent de celui de la petite ville de province. En province on ne peut entendre que les sons de la nature, tandis qu'à Paris il existe une musique violente provenant de la scène politique (le bal ou l'Opéra). Pour cela, celle-ci ne correspond qu'au plaisir impulsif et instantané comme l'amour de la tête entre Julien et Mathilde. Pour Stendhal, le paysage laisse une impression musicale profonde. Les paysages sont comme un archet jouant sur son âme. Cette corrélation lui permet de visualiser la musique elle-même à travers la description de la nature. A savoir, qu'il exprime son plaisir musical par l'intermédiaire d'images visuelles. En ce qui concerne la technique narrative, le procédé est similaire à celui de l'écriture musicale découverte dans sa critique musicale. Comme Rossini prépare et soutient ses chants par l'harmonie, de même Stendhal prépare et soutient ses dialogues très courts par des descriptions assez longues, ce qui augmente l'effet de la narration. Dans le Rouge et le Noir, l'évocation de la musique n'apparaît pas trop fréquemment, mais cette rareté donne l'impression que la musique elle-même se fond dans le roman grâce à cette écriture musicale. Cette sorte d'écriture se fait par divers procédés allant du paratexte au texte en tant qu'élément essentiel de la création romanesque. Cet ensemble d'alternance de tonalités entre ennui et vitalité n'est-il pas lui-même une sorte d'écriture musicale à la façon rossinienne? Quoi qu‘il en soit, cette écriture pourrait représenter l'expression romanesque du dilettantisme stendhalien. Finalement, l'écriture musicale dans le Rouge et le Noir, qui vise stratégiquement à la sympathie des lecteurs, est une sorte de description psychologique des personnages et une évocation de souvenirs touchants ou d'expériences les plus intimes, non verbalisables sans doute, de Stendhal.
참고문헌 (34)
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