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Cinéma d'Afrique noire

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초록

En 1955, l'Afrique sur Scène, un moyen métrage de 21 minutes, réalisé à Paris par deux réalisateurs sénégalais, Paulin Vieyra et Mamadou Sarr, marque la naissance du cinéma d'Afrique noire. Auparavant, et ce depuis le lancement du cinéma par les frères Lumières, les Africains, interdits par la loi Laval établie en 1934 d'enregistrer leurs propres images avec une caméra, n'étaient que des objets à filmer, privés du droit de tourner eux-mêmes dans leurs pays. Les Occidentaux monopolisaient l'image de l'Afrique et de ses indigènes et en abusaient, en se l'appropriant sur le mode exotique ou ethnographique. Il faut donc attendre l'indépendance des pays africains pour que les Africains trouvent leurs propres images dans des films africains véhiculant leurs propres visions du monde. Ainsi, Sembène Ousmane, autre Sénégalais, aujourd'hui considéré comme le doyen des cinéastes africains, réalise en 1962 un court métrage de 19 minutes, Borom Sarret, qui constitue le premier film tourné en Afrique par un Africain. Arpès les années 60 où l'on peut trouver dans certains films africains une tendance anti-coloniale, les sujets se diversifient de plus en plus. Les cinéastes se mettent à aborder sans concessions les questions sociales touchant leurs pays ou à s'intéresser à la valeur de leur propre culture. Ces efforts se sont vus récompenser dans les festivals internationaux. Aujourd'hui, les films africains sont reconnus dans le monde entier avec leurs styles traditionnels, et ils se révèlent une nouvelle voie pour le cinéma mondial en panne d'inspiration ou de véritable renouvellement. Pourtant le cinéma africain d'aujourd'hui ne peut perdurer sans le soutien des pays européens. Où trouver les financements? C'est le problème fondamental et permanent de ce cinéma méconnu voire quasi inconnu en Corée.

Abstract

En 1955, l'Afrique sur Scène, un moyen métrage de 21 minutes, réalisé à Paris par deux réalisateurs sénégalais, Paulin Vieyra et Mamadou Sarr, marque la naissance du cinéma d'Afrique noire. Auparavant, et ce depuis le lancement du cinéma par les frères Lumières, les Africains, interdits par la loi Laval établie en 1934 d'enregistrer leurs propres images avec une caméra, n'étaient que des objets à filmer, privés du droit de tourner eux-mêmes dans leurs pays. Les Occidentaux monopolisaient l'image de l'Afrique et de ses indigènes et en abusaient, en se l'appropriant sur le mode exotique ou ethnographique. Il faut donc attendre l'indépendance des pays africains pour que les Africains trouvent leurs propres images dans des films africains véhiculant leurs propres visions du monde. Ainsi, Sembène Ousmane, autre Sénégalais, aujourd'hui considéré comme le doyen des cinéastes africains, réalise en 1962 un court métrage de 19 minutes, Borom Sarret, qui constitue le premier film tourné en Afrique par un Africain. Arpès les années 60 où l'on peut trouver dans certains films africains une tendance anti-coloniale, les sujets se diversifient de plus en plus. Les cinéastes se mettent à aborder sans concessions les questions sociales touchant leurs pays ou à s'intéresser à la valeur de leur propre culture. Ces efforts se sont vus récompenser dans les festivals internationaux. Aujourd'hui, les films africains sont reconnus dans le monde entier avec leurs styles traditionnels, et ils se révèlent une nouvelle voie pour le cinéma mondial en panne d'inspiration ou de véritable renouvellement. Pourtant le cinéma africain d'aujourd'hui ne peut perdurer sans le soutien des pays européens. Où trouver les financements? C'est le problème fondamental et permanent de ce cinéma méconnu voire quasi inconnu en Corée.

참고문헌 (33)

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