라신의 『이피게네이아』와 ‘시학적 경이’
Iphigénie de Racine et le merveilleux poétique
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초록
En 1674 Lully monte son Opéra Alcéste, écrite par Quinault à Versailles dans le cadre de l'Enchantement du roi. Perrault comme représentant des Modernes, justifie l'esthétique de ce genre moderne, audacieusement intitulé 'tragédie lyrique' en critiquant Euripide. Iphigénie de Racine en est une riposte des Anciens. La raison pour laquelle Racine prend le choix de Iphigénie en Aulide comme source est que la tragédie d'Euripide a une fin merveilleuse où la Déesse intervient à l'action. Racine veut substituer cet effet spectaculaire au merveilleux dramatique. Autrement dit il veut changer le merveilleux irrationnel en merveilleux rationnel. C'est un effort de rendre le merveilleux ou l'extraordinaire en croyable. Pour la plupart des doctes du dix-septième siècle, le merveilleux est conçu comme événement extraordinaire. Ainsi le merveilleux et la vraisemblance sont deux termes qui se contrarient. C'est Chapelain qui ouvre la voie théorique pour rendre le merveilleux en vraisemblable. Pour lui, le merveilleux ne consiste pas à Deus Ex Machina au sens du terme propre. Dans le poème dramatique le merveilleux se produit par l'enchaînement des causes qui ne sont pas provoquées et contraintes de l'extérieur de l'action. Le merveilleux consiste au dénouement inattendu qu''Aristote définit comme péripétie dans sa Poétique. Eriphile, personnage créé par Racine remplace heureusement la bitche de la Diane. Sans l'intervention de la Déesse, Racine construit une fable qui contient la péripétie et la reconnassance qu'Aristote qualifie comme meilleure action. Au moment où elle attend voir la mort de sa rivale elle reçoit sa condamnation. En reconnaissant le secret de la naissance, elle affronte paradoxalement la mort. Agamemnon est un personnage qui est au coeur de la situation tragique. Même si c'est Eriphile qui finit par mourir, Agamemnon n'en été pas moins conduit au seuil d'être responsable de sa propre fille. Roi des rois, il est pourtant un des personnges le plus faible dans le monde racinien. A la différence de Mithridate, et de Thésée, le roi de l'Argos connais très bien que sa fille est innocente. Cette souffrance suscite la crainte et la pitié chez les spectateurs. Ces passions violentes ne proviennent pas de discours pathétique du personnage dans le tragique. Il s'agit encore une fois de merveilleux poétique. Racine ne comprend pas le catharsis sous angle didactique. Au lieu de purger des passions déréglées, il veut représenter d'une façon réglée le déréglement. Bref, Racine veut réaliser dans Iphigénie l'idée d'Aristote :“la crainte et la pitié peuvent naître du spectacle, mais elles peuvent aussi résulter de l'agencement même des faits, et c'est là ce qui est préférable et d'un meilleur poète”
Abstract
En 1674 Lully monte son Opéra Alcéste, écrite par Quinault à Versailles dans le cadre de l'Enchantement du roi. Perrault comme représentant des Modernes, justifie l'esthétique de ce genre moderne, audacieusement intitulé 'tragédie lyrique' en critiquant Euripide. Iphigénie de Racine en est une riposte des Anciens. La raison pour laquelle Racine prend le choix de Iphigénie en Aulide comme source est que la tragédie d'Euripide a une fin merveilleuse où la Déesse intervient à l'action. Racine veut substituer cet effet spectaculaire au merveilleux dramatique. Autrement dit il veut changer le merveilleux irrationnel en merveilleux rationnel. C'est un effort de rendre le merveilleux ou l'extraordinaire en croyable. Pour la plupart des doctes du dix-septième siècle, le merveilleux est conçu comme événement extraordinaire. Ainsi le merveilleux et la vraisemblance sont deux termes qui se contrarient. C'est Chapelain qui ouvre la voie théorique pour rendre le merveilleux en vraisemblable. Pour lui, le merveilleux ne consiste pas à Deus Ex Machina au sens du terme propre. Dans le poème dramatique le merveilleux se produit par l'enchaînement des causes qui ne sont pas provoquées et contraintes de l'extérieur de l'action. Le merveilleux consiste au dénouement inattendu qu''Aristote définit comme péripétie dans sa Poétique. Eriphile, personnage créé par Racine remplace heureusement la bitche de la Diane. Sans l'intervention de la Déesse, Racine construit une fable qui contient la péripétie et la reconnassance qu'Aristote qualifie comme meilleure action. Au moment où elle attend voir la mort de sa rivale elle reçoit sa condamnation. En reconnaissant le secret de la naissance, elle affronte paradoxalement la mort. Agamemnon est un personnage qui est au coeur de la situation tragique. Même si c'est Eriphile qui finit par mourir, Agamemnon n'en été pas moins conduit au seuil d'être responsable de sa propre fille. Roi des rois, il est pourtant un des personnges le plus faible dans le monde racinien. A la différence de Mithridate, et de Thésée, le roi de l'Argos connais très bien que sa fille est innocente. Cette souffrance suscite la crainte et la pitié chez les spectateurs. Ces passions violentes ne proviennent pas de discours pathétique du personnage dans le tragique. Il s'agit encore une fois de merveilleux poétique. Racine ne comprend pas le catharsis sous angle didactique. Au lieu de purger des passions déréglées, il veut représenter d'une façon réglée le déréglement. Bref, Racine veut réaliser dans Iphigénie l'idée d'Aristote :“la crainte et la pitié peuvent naître du spectacle, mais elles peuvent aussi résulter de l'agencement même des faits, et c'est là ce qui est préférable et d'un meilleur poète”
참고문헌 (19)
- Jean Racine, "Oeuvres complètes" (1950), Gallimard
- Jean Racine, "Oeuvres complètes" (1999), Gallimard
- Aristote, "Poétique" (2001), Les Belles Lettres
- Aristote, "oétique", Barbin
- Aubugnac(abbé d'), "La Pratique du théatre" (2001), Champion
- Roland Barthes, "Sur Racine" (1963), Seuil
- Chapelain, "Opuscules critiques" (1936), Droz
- Christian Delma, "Iphigénie, tragédie sans machine. in: Mythologie et Mythe dans Le Théatre française(1650-1676)" (1985), Droz
- Georges Forestier, "Passions tragiques et règles classiques" (2003), PUF
- Lucien Goldmann, "Le Dieu caché" (1959), Gallimard
- Horace, "Art Poétique. in: Oeuvres" (1967), Flamarion
- Le Bossu, "Traité du poème épique", J. Musier
- Claire Nancy, "Iphigénie, d'Euripide à Racine, une réécriture", Poétique, (129) (2002)
- Charles Pérrault, "Critique de l'Opéra ou l'Examen de la tragédie lyrique intitulée Alceste ou le Triomphe d'Alcide", Barbin
- René Rapin, "Réflexions sur la poétique de ce temps et sur les ouvrages des poètes anciens et modernes. (1674)" (1970), Droz
- Jean Rohou, "L'évolution du tragique racinien" (1991), SEDES
- Philippe Sellier, "Essai sur l'Imaginaire classique" (2005), Honoré Champion
- Geoges Steiner, "La mort de la tragédie" (1993), Gallimard
- Alain Viala, "Un diversement de Roi : les paradoxe d'Iphigénie", Revue française d'Histoire des Idées Politiques, (8) (1998)
