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가족 로망 다시 쓰기-사적이며 특전적인 허구-

Réécrire un roman familial -Fiction privée et privilégiée-

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초록

Notre étude sur La Vie devant soi de Roman Gary se rapporte à la nouvelle forme de roman familial créée par plusieurs sujets qui fantasment sur la vie familiale. Momo, qui se présente comme le narrateur de cet ouvrage, est aussi le sujet du roman familial. Il n'a ni mère ni père mais un substitut de mère qui s'appelle Madame Rosa. Nous prenons ces deux personnages pour les sujets majeurs de ce roman et également du roman familial. Dans cet ouvrage, nous découvrons deux fantasmes qui correspondent à peine au fantasme de l'enfant trouvé et au celui du bâ̂tard : le mirage de la famille dû̂ à l'Histoire familiale et la fiction sur la famille dû̂ à l'histoire familiale. L'un se montre par le biais du manque de parents. Au fait, il n'y a pas de famille, mais que des fantames chez Momo. Celui-ci a besoin de la mère, mais Madame Rosa ne répond pas de manière suffisante à son besoin. C'est la raison pour laquelle il se procure une sorte de "para-famille" ou bien de "super-famille". Ce genre de famille apparaî̂t comme un mirage fondé sur des fausses images fabriquées de manière fantasmatique. La fiction de la famille se fonde à l'occasion de ces fausses images sur le roman. Nous savons que le roman famililal désigne, au sens propre, le fantasme par lequel le sujet modifie et falsifie ses liens avec ses parents de manière imaginiaire. Or, pour La Vie devant soi, cette signification du terme ne convient pas : d'abord, dans cet ouvrage, les peronnages se multiplient en tant que sujets de fantasme et se forgent une famille en inventant un roman. De plus, le sujet et l'objet du roman familial s'altèrent et se convertissent l'un à l'autre. Pour prendre l'exemple, nous voyons un "super roman familial" écrit par Momo pour son chien surnomé "Super" : dans ce roman Momo joue le rô̂le du père et Super deveint son enfant. Nous découvrons aussi un "modeste roman parental" écrit par Madame Rosa pour Momo : dans ce roman celle-là modifie l'histoire familiale de celui-ci. D'ailleurs, ce roman se varie en plusieurs versions et chaque scénario consiste à former un monde imaginaire : par exemple, en se servant du mystère de naissance et du fantasme de l'analité, Madame Rosa tente l'échange d'enfants et mê̂me falsification du livret de famille. Ce faisant, ces romans réécrit par les deux personnages fonctionnent comme un méthode de renaissance : après la mort du vrai père de Momo, celui-ci retourne au sein maternel (qui appartient à Madame Rosa) et repart à zéro. En somme, La Vie devant soi est, soit défigurée soit configurée, une fiction qui nous raconte des Histoires fantasmées et des histoires familiales qu'on n'a pas encore réussi de catégoriser comme roman familial. Afin de différencier non seulement la version originale du roman familial mais aussi les notions neutralisées de l'‘autofiction’ et du ‘mythe personnel’, nous nous proposons de le baptiser la "fiction privée et privilégiée" : cet ensemble des romans familials consistent en une sorte de fiction qui nous semble à la fois privée et privilégiée.

Abstract

Notre étude sur La Vie devant soi de Roman Gary se rapporte à la nouvelle forme de roman familial créée par plusieurs sujets qui fantasment sur la vie familiale. Momo, qui se présente comme le narrateur de cet ouvrage, est aussi le sujet du roman familial. Il n'a ni mère ni père mais un substitut de mère qui s'appelle Madame Rosa. Nous prenons ces deux personnages pour les sujets majeurs de ce roman et également du roman familial. Dans cet ouvrage, nous découvrons deux fantasmes qui correspondent à peine au fantasme de l'enfant trouvé et au celui du bâ̂tard : le mirage de la famille dû̂ à l'Histoire familiale et la fiction sur la famille dû̂ à l'histoire familiale. L'un se montre par le biais du manque de parents. Au fait, il n'y a pas de famille, mais que des fantames chez Momo. Celui-ci a besoin de la mère, mais Madame Rosa ne répond pas de manière suffisante à son besoin. C'est la raison pour laquelle il se procure une sorte de "para-famille" ou bien de "super-famille". Ce genre de famille apparaî̂t comme un mirage fondé sur des fausses images fabriquées de manière fantasmatique. La fiction de la famille se fonde à l'occasion de ces fausses images sur le roman. Nous savons que le roman famililal désigne, au sens propre, le fantasme par lequel le sujet modifie et falsifie ses liens avec ses parents de manière imaginiaire. Or, pour La Vie devant soi, cette signification du terme ne convient pas : d'abord, dans cet ouvrage, les peronnages se multiplient en tant que sujets de fantasme et se forgent une famille en inventant un roman. De plus, le sujet et l'objet du roman familial s'altèrent et se convertissent l'un à l'autre. Pour prendre l'exemple, nous voyons un "super roman familial" écrit par Momo pour son chien surnomé "Super" : dans ce roman Momo joue le rô̂le du père et Super deveint son enfant. Nous découvrons aussi un "modeste roman parental" écrit par Madame Rosa pour Momo : dans ce roman celle-là modifie l'histoire familiale de celui-ci. D'ailleurs, ce roman se varie en plusieurs versions et chaque scénario consiste à former un monde imaginaire : par exemple, en se servant du mystère de naissance et du fantasme de l'analité, Madame Rosa tente l'échange d'enfants et mê̂me falsification du livret de famille. Ce faisant, ces romans réécrit par les deux personnages fonctionnent comme un méthode de renaissance : après la mort du vrai père de Momo, celui-ci retourne au sein maternel (qui appartient à Madame Rosa) et repart à zéro. En somme, La Vie devant soi est, soit défigurée soit configurée, une fiction qui nous raconte des Histoires fantasmées et des histoires familiales qu'on n'a pas encore réussi de catégoriser comme roman familial. Afin de différencier non seulement la version originale du roman familial mais aussi les notions neutralisées de l'‘autofiction’ et du ‘mythe personnel’, nous nous proposons de le baptiser la "fiction privée et privilégiée" : cet ensemble des romans familials consistent en une sorte de fiction qui nous semble à la fois privée et privilégiée.

참고문헌 (8)

  1. BAYARD, Pierre, "Peut-on appliquer la littérature à la psychanalyse?" (2004), Minuit
  2. FREUD, Sigmund, "La Vie sexuelle, trad. fr. (1969)" (2002), Presses Universitaires de France
  3. GARY, Romain, "La Vie devant soi (1975)" (1988), Gallimard
  4. GIRARD, René, "La Violence et le sacré (1972)" (1972), Hachette Littérature
  5. LEJEUNE, Philippe, "L’Autobiographie en France" (1971), Colin
  6. LEJEUNE, Philippe, "Le Pacte autobiographique (1975)" (1975), 1996
  7. MAURON, Charles, "Des métaphores obsédantes au mythe personnel. Introduction à la Psychocritique (1963)" (1988), Librairie JoséCorti
  8. ROBERT, Marthe, "Roman des origines et origines du roman (1972)" (2002), Gallimard

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