영원히 여성적인 것이 그를 구원한다 - 파트릭 모디아노의 『길을 잃지 않으려거든』에 나타나는 근원 환상 분석
Étude sur les fantames originaires - dans Pour que tu ne perdes pas dans le quartier de Patrick Modiano
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초록
Pour que tu ne perdes pas dans le quartier, le dernier roman de Patrick Modiano nous pose des questions assez familières pour deviner la réponse. Il s'agit du temps inachevé et retrouvé. L'intrigue de ce roman se résume en trois périodes de focalisation : celle de l’enfance du personnage principal(Daragane) dans une grande maison de banlieue où il vit avec une fille(Annie) et un jeune homme(Roger) ; celle de sa jeunesse à Paris où il écrit son premier roman ; et celle de sa vieillesse au moment où il rencontre une jeune fille(Chantal) et un certain Ottolini. La relation se noue entre les trois personnages en deux versions : celle de Daragane, d'Annie, de Roger et celle de Daragane, de Chantal, d'Ottolini. Daragane, rejeté par ses propres parents, tient à Annie qui s'occupe, de bon coeur, de lui. Mais elle finit par disparaître avec Roger, substitut de père, en l'abandonnant, de mauvais gré, dans une ville étrange. Après avoir réussi à devenir un écrivain, il revoit Annie, mais il se déprime par elle qui n'est plus la mê̂me personne dont il se souvient. Après avoir passé des années, il rencontre Ottolini accompagé de Chantal et celle-ci l'intrigue dans une relation encombrée de souvenirs tumultueux. On voit ici que les personnages féminins jouent le rô̂le maternel et on se demande si ils sont la victime ou la complice des personnages masculins. Dans Pour que tu ne perdes pas dans le quartier, nous découvrons non seulement les familles fantasmées au sens freudien, mais aussi les familles inventées de façon particulière. Le personnage principal cherche à retrouver son temps perdu en créant des liens avec les figures feminines. Il s'applique à fantasmer sur ces personnes et ces choses. À ce propos, notre étude se rapporte aux fantames originaires. Il existe quatre fantasmes que catégorisent les psychanalystes freudiens afin d'expliquer les origines fantasmatiques et de résoudre les énigmes humaines : la scène séduction, le complexe de castration, la scène originaire et le retour dans le sein maternel. Ces fantasmes aboutissent à une aspiration pour le roman familial et celui-ci se developpe par une élaboration de façon à la fois inconsciente et modianienne. Nous tâ̂chons dans cette étude à prouver une proposition par un résonnement : l'obssesion se résout à la création par les fanatasmes. Ces fantasmes originaires se répètent d'une mainière fusionnée et se différencient en mê̂me temps des autres. Dans ce roman, nous découvrons le style modianien au niveau à la fois narratif et thématique. Nous savons que Modiano privilégie la répétion au détriment de la nouvauté : il n'échappe pas à nous montrer de diverses versions de roman familial. Il enchevê̂tre le passé et le présent, entrelace le rê̂ve chimérique et le fait réel, entrmêle le point de vue à la première personne et la narration à la troisième personne. De mê̂me, nous apercevons que les leitmotivs modianiens démontrent la tendance de l'auteur. Ces élélments récurrents se composent de manière tantô̂t contradictoire, tantô̂t ambivalente, tantô̂t inverse : dédain profond et enthousiasme puissant à l'égard de la figure féminine, désir réalisable et tentative infructueuse pour la famille, persistance mnésique et amnésie volontaire, écriture comme fantasme et fantasme comme écriture, etc. Daragane(ou bien Modiano) ne cesse pas d'écrire son propre roman(livre) pour accomplir son roman familial. Mê̂me si l'auteur lui-mê̂me n'a pas formulé une conclusion, nous confirme que ce roman est la quê̂te du soi pour l'écriture chez Modiano.
Abstract
Pour que tu ne perdes pas dans le quartier, le dernier roman de Patrick Modiano nous pose des questions assez familières pour deviner la réponse. Il s'agit du temps inachevé et retrouvé. L'intrigue de ce roman se résume en trois périodes de focalisation : celle de l’enfance du personnage principal(Daragane) dans une grande maison de banlieue où il vit avec une fille(Annie) et un jeune homme(Roger) ; celle de sa jeunesse à Paris où il écrit son premier roman ; et celle de sa vieillesse au moment où il rencontre une jeune fille(Chantal) et un certain Ottolini. La relation se noue entre les trois personnages en deux versions : celle de Daragane, d'Annie, de Roger et celle de Daragane, de Chantal, d'Ottolini. Daragane, rejeté par ses propres parents, tient à Annie qui s'occupe, de bon coeur, de lui. Mais elle finit par disparaître avec Roger, substitut de père, en l'abandonnant, de mauvais gré, dans une ville étrange. Après avoir réussi à devenir un écrivain, il revoit Annie, mais il se déprime par elle qui n'est plus la mê̂me personne dont il se souvient. Après avoir passé des années, il rencontre Ottolini accompagé de Chantal et celle-ci l'intrigue dans une relation encombrée de souvenirs tumultueux. On voit ici que les personnages féminins jouent le rô̂le maternel et on se demande si ils sont la victime ou la complice des personnages masculins. Dans Pour que tu ne perdes pas dans le quartier, nous découvrons non seulement les familles fantasmées au sens freudien, mais aussi les familles inventées de façon particulière. Le personnage principal cherche à retrouver son temps perdu en créant des liens avec les figures feminines. Il s'applique à fantasmer sur ces personnes et ces choses. À ce propos, notre étude se rapporte aux fantames originaires. Il existe quatre fantasmes que catégorisent les psychanalystes freudiens afin d'expliquer les origines fantasmatiques et de résoudre les énigmes humaines : la scène séduction, le complexe de castration, la scène originaire et le retour dans le sein maternel. Ces fantasmes aboutissent à une aspiration pour le roman familial et celui-ci se developpe par une élaboration de façon à la fois inconsciente et modianienne. Nous tâ̂chons dans cette étude à prouver une proposition par un résonnement : l'obssesion se résout à la création par les fanatasmes. Ces fantasmes originaires se répètent d'une mainière fusionnée et se différencient en mê̂me temps des autres. Dans ce roman, nous découvrons le style modianien au niveau à la fois narratif et thématique. Nous savons que Modiano privilégie la répétion au détriment de la nouvauté : il n'échappe pas à nous montrer de diverses versions de roman familial. Il enchevê̂tre le passé et le présent, entrelace le rê̂ve chimérique et le fait réel, entrmêle le point de vue à la première personne et la narration à la troisième personne. De mê̂me, nous apercevons que les leitmotivs modianiens démontrent la tendance de l'auteur. Ces élélments récurrents se composent de manière tantô̂t contradictoire, tantô̂t ambivalente, tantô̂t inverse : dédain profond et enthousiasme puissant à l'égard de la figure féminine, désir réalisable et tentative infructueuse pour la famille, persistance mnésique et amnésie volontaire, écriture comme fantasme et fantasme comme écriture, etc. Daragane(ou bien Modiano) ne cesse pas d'écrire son propre roman(livre) pour accomplir son roman familial. Mê̂me si l'auteur lui-mê̂me n'a pas formulé une conclusion, nous confirme que ce roman est la quê̂te du soi pour l'écriture chez Modiano.
참고문헌 (14)
- MODIANO, Patrick, "Pour que tu ne perdes pas dans le quartier" (2014), Éditions Gallimard
- MODIANO, Patrick, "Voyage de noces" (2000), Éditions Gallimard
- MODIANO, Patrick, "Entretien au Lire", Lire (2014)
- ASSOUN, Paul-Laurent, "Lacan" (2003), Presses Universitaires de France
- BIGOT, Christophe, "Modiano écrit-il toujours le même livre ?", BibliObs, le 5 décembre 2014, ~ (2014)
- CHEMAMA, Roland, "Dictionnaire de la Psychanalyse" (2007), Larousse
- CIMA, Denise, "Étude sur Patrick Modiano. La Ronde de nuit" (2000), Ellipses
- DEMEYÈRE, Annie, "Portrait de l'artiste dans l'œuvre de Patrick Modiano" (2002), L'Harmattan
- ENTHOVEN Jean-Paul, "Patrick Modiano, ou l'artiste du halo", Le Point, 2 octobre 2014, ~ (2014)
- FREUD, Sigmund, "Au-delà du principe de plaisir" (2000), Editions Payot
- GELLINGS, Paul, "Poésie et mythe dans l’œuvre de Patrick Modiano. Le Fardeau du nomade" (2000), Lettres Modernes Minard
- LAPLANCHE, Jean, "Vocabulaire de la psychanalyse" (2002), Presses Universitaires de France
- LAURENT, Thierry, "L’Œuvre de Patrick Modiano. Une autofiction" (1997), Presses Universitaires de Lyon
- LEE, Kwang Jin, "Famille impossible, identité possible chez Patrick Modiano", doctor, pp.2009
