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라 퐁텐느(La Fontaine) 작품에 나타난神(Dieu)과 神들(les dieux)의 이미지 고찰

L'image de Dieu et les dieux dans l'oeuvre de La Fontaine

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Pour commencer, posons-nous une question fondamentale : La Fontaine est­il chrétien? Au cours de la lecture de ses oeuvres, nous pouvons bien trouver des phrases dispersés d'ici de là, qui nous permettent de reconnaître la foi chrétienne et la vision de l'athée. Par lā, il faut noter que Dieu et des dieux coexistent, en général, sous une image à deux faces, tanôt religieux, tantôt irreligieux. La Fontaine a été élevé dans une ambiance religieuse ayant même passé à l'Oratoire. Mais il vit longtemps dans le péché jusqu'à sa conversion. Il ne pratique sa religion que dans sa jeunesse et dans sa vieillesse. Après la séparation avec sa femme, La Fontaine s'établie chez Madame de La Sablière à Paris, vers la fin de 1672 ou au début de 1673, il y reste environ vingt ans jusqu'en 1693. Chez Mme de La Sablière, il y découvre une grande liberté d'esprit et le goût des idées neuves. C'est une femme bien cultivée qui aime la littérature mais aussi les sciences exactes. Elle tient un salon brillant, elle y accueille familièrement des gassendistes comme Antoine Menjot et Bernier. La Fontaine y rencontre également les meilleurs écrivains de l'époque. Ce salon exerce une influence considérable sur les ouvrages et les idées de La Fonatine. Il semble que le salon de sa protectrice a contribué à favoriser les goûts de notre auteur et à lui fournir des sujets tout à fait nouveaux. Ainsi il y trouve plusieurs savants et philosophes qui s'intéressent notamment au problème de l'âme des animaux. Cet intérêt pour ce sujet se manifestent chez La Fontaine depuis qu'il fréquente le salon de Mme de La Sablière. Il le traite surtout dans les Fables de 1678-1679. Mais, un grave accident de santé en 1692 puis la mort de Mme de La Sablière en 1693 provoquent chez lui une profonde transformation intérieure. La Fontaine revient à des sentiments plus chrétiens. Il a enfin converti. Il renie publiquement ses Contes, qu'il avoue trop osés et incompatibles avec les préceptes de la religion chrétienne. Pourtant La Fontaine n'est pas un chrétien modèle, car il n'hésite pas parfois à faire la satire des ministres de Dieu. Il nous paraît que le clergé n'est pas davantage épargné. Il nous montre aussi son refus des pratiques religieuses, il attaque la mode des pèlerinages. Cependant le Livre XII des Fables, publié en 1693, nous montre un idéal de sagesse faite de connaissance de soi et de confience en Dieu. Ce livre, surtout dans sa dernière fable, nous montre comme un testament spirituel de La Fontaine. Les trois personnges oeuvrent au salut de leur âme et à celui de leurs frères humains. La vertu chrétienne de charité y apparaît, ainsi que la notion de vie éternelle. La fonction de juge bénévole que remplit le Juge arbitre, l'aide aux mourants à laquelle se dévoue l'Hospitalier sont à l'époque des activités assumées par des congrégations religieuses. Quant au Solitaire, il évoque ceux qui consacrent leur existence à la prière. Il est certain que La Fontaine est un chrétien sincère et fidèle proclamant la sagesse de Dieu et la croyance en sa Providence. Il accorde à Dieu les qualités traditionnelles comme la bienveillance ou bien la complaisance. Il défend parfois la Providence contre athées. Il prèche la charité, et il combat l'astrologie. Comme Linière dit que La Fontaine est comme un saint, il meurt dans ses sentiments très chrétiens.

Abstract

Pour commencer, posons-nous une question fondamentale : La Fontaine est­il chrétien? Au cours de la lecture de ses oeuvres, nous pouvons bien trouver des phrases dispersés d'ici de là, qui nous permettent de reconnaître la foi chrétienne et la vision de l'athée. Par lā, il faut noter que Dieu et des dieux coexistent, en général, sous une image à deux faces, tanôt religieux, tantôt irreligieux. La Fontaine a été élevé dans une ambiance religieuse ayant même passé à l'Oratoire. Mais il vit longtemps dans le péché jusqu'à sa conversion. Il ne pratique sa religion que dans sa jeunesse et dans sa vieillesse. Après la séparation avec sa femme, La Fontaine s'établie chez Madame de La Sablière à Paris, vers la fin de 1672 ou au début de 1673, il y reste environ vingt ans jusqu'en 1693. Chez Mme de La Sablière, il y découvre une grande liberté d'esprit et le goût des idées neuves. C'est une femme bien cultivée qui aime la littérature mais aussi les sciences exactes. Elle tient un salon brillant, elle y accueille familièrement des gassendistes comme Antoine Menjot et Bernier. La Fontaine y rencontre également les meilleurs écrivains de l'époque. Ce salon exerce une influence considérable sur les ouvrages et les idées de La Fonatine. Il semble que le salon de sa protectrice a contribué à favoriser les goûts de notre auteur et à lui fournir des sujets tout à fait nouveaux. Ainsi il y trouve plusieurs savants et philosophes qui s'intéressent notamment au problème de l'âme des animaux. Cet intérêt pour ce sujet se manifestent chez La Fontaine depuis qu'il fréquente le salon de Mme de La Sablière. Il le traite surtout dans les Fables de 1678-1679. Mais, un grave accident de santé en 1692 puis la mort de Mme de La Sablière en 1693 provoquent chez lui une profonde transformation intérieure. La Fontaine revient à des sentiments plus chrétiens. Il a enfin converti. Il renie publiquement ses Contes, qu'il avoue trop osés et incompatibles avec les préceptes de la religion chrétienne. Pourtant La Fontaine n'est pas un chrétien modèle, car il n'hésite pas parfois à faire la satire des ministres de Dieu. Il nous paraît que le clergé n'est pas davantage épargné. Il nous montre aussi son refus des pratiques religieuses, il attaque la mode des pèlerinages. Cependant le Livre XII des Fables, publié en 1693, nous montre un idéal de sagesse faite de connaissance de soi et de confience en Dieu. Ce livre, surtout dans sa dernière fable, nous montre comme un testament spirituel de La Fontaine. Les trois personnges oeuvrent au salut de leur âme et à celui de leurs frères humains. La vertu chrétienne de charité y apparaît, ainsi que la notion de vie éternelle. La fonction de juge bénévole que remplit le Juge arbitre, l'aide aux mourants à laquelle se dévoue l'Hospitalier sont à l'époque des activités assumées par des congrégations religieuses. Quant au Solitaire, il évoque ceux qui consacrent leur existence à la prière. Il est certain que La Fontaine est un chrétien sincère et fidèle proclamant la sagesse de Dieu et la croyance en sa Providence. Il accorde à Dieu les qualités traditionnelles comme la bienveillance ou bien la complaisance. Il défend parfois la Providence contre athées. Il prèche la charité, et il combat l'astrologie. Comme Linière dit que La Fontaine est comme un saint, il meurt dans ses sentiments très chrétiens.

참고문헌 (19)

  1. La Fontaine, "Oeuvres completes I, Fables, Contes et Nouvelles, In Bibiliotheque de la Pleiade" (1991), Gallimard
  2. La Fontaine, "Oeuvres completes II, In Bibiliotheque de la Pleiade" (1991), Gallimard
  3. La Fontaine, "Les Amours de Psyche et de Cupidon" (1991), Le Livre de Poche
  4. Gilles de Becdelievre, "La Fontaine Ultime Confession" (2012), SW Telemaque
  5. Pierre Bornecque, "La Fontaine fabuliste" (1983), C.D.U. et SEDES reunis
  6. Heri Busson, "La Fontaine - Discours a Madame de La Sabliere(sur l'ame des animaux)", pp.1967, Droz
  7. Pierre Clarac, "La Fontaine" (1989), Seuil, Coll. Ecrivains de toujours
  8. Pierre Clarac, "Histoire francaise, l'Age classique II, 1660-1680, chapitre IV et VII : Madame de Sevigne et La Fontaine" (1974), B. Arthaud
  9. Hubert Curial, "Fables(1668-1693) Jean de La Fontaine" (2012), Hatier
  10. Roger Duchene, "Jean de La Fontaine" (1990), Fayard
  11. Jean Giraudoux, "Les cinq tentations de La Fontaine" (1938), Bernard Grasset
  12. Rene Kohin, "Le gout de La Fontaine" (1934), Hachette
  13. Georges Lafenestre, "La Fontaine" (1895), Hachette
  14. Frédérique Leichter, "Jean de La Fontaine Fables livres VII à XVII" (2012), Bréal
  15. Gilles de La Fontaine, "La Fontaine dans ses Fables" (1966), Cercle du Livre de France
  16. R. Marchain, "Les distractions de La Fontaine" (1898), Société libre d'édition des gens de lettres
  17. Richard Noël, "La Fontaine et les Fables du deuxième recueil" (1972), Nizet
  18. Léon Petit, "La Fontaine à la rencontre de Dieu" (1970), Nizet
  19. Louis Roche, "La vie de La Fontaine" (1913), Plon-Nourrit

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