라 퐁텐느와 퓌르티에르의 우화 비교 : 교훈성(moralité)과 독창성(originalité)을 중심으로
La comparaison entre la fable de La Fontaine et celle de Furetière
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초록
Furetière, l'auteur du volumineux Dictionnaire, des factums agressifs, du Roman Bourgeois, tout d'abord ancien ami de La Fontaine, lance ses fables trois ans après la publication du premier recueil des Fables de La Fontaine. Qui l'a poussé à rimer ces vers? On dit souvent que Furetière a été sans doute stimulé par le succès de son ancien camarade. Les Fables de Furetière constituent un curieux et audacieux défi au maitre du genre. Dans ses Fables, Furetière rend hommage, comme tous les autres fabulistes, à La Fontaine, mais ce dernier, selon Furetière, n'est qu'un excellent traducteur qui a choisi et mis en vers les meilleurs pièces d'Ésope, de Phèdre et des autres écrivains. Dans les Fables de Furetière, on peut discerner sa critique implicite sur le manque d'originalité du sujet et de moralité de La Fontaine. Il prétend que l'invention des sujets est plus difficile qu'on ne le pense, puisque dans le grand nombre de fables qui ont paru, il y en a eu si peu qui ont réussi. En revanche, il a essayé d'inventer des sujets qui soient vraiment de son seul fait. Si l'invention des sujets est la première préoccupation de Furetière, la deuxième serait la moralité : la bonne fable doit porter en elle-même sa moralité, la fable est faite plutôt pour instruire que pour plaire. Pour donner toute sa force à la moralité, il choisit de la placer à la fin de la fable. Ainsi sa fable se devise clairement en deux parties : l'une raconte l'histoire et l'autre concerne la moralité. Le titre de son recueil des Fables morales et nouvelles contient ainsi l'intention de l'auteur qui vise à l'invention des sujets (nouvelles) et à la moralité (morales). Furetière a sa propre théorie sur la fable, opposée à celle de La Fontaine. Mais ses fables n'intéressent ni le public ni les libraires. La plupart de ses apologues manquent de vivacité. Plats et sans beauté, ils ne seront pas lus quand bien même ils demeurent fidèles à la moralité et font preuve de créativité. En revanche, ce n'est ni l'invention ni moralité de La Fontaine mais son tour exceptionnel que l'on admire. Il ne faut pas cependant oublier que Furetière annonce une nouvelle tendance de la fable. Après le succès de La Fontaine, les fabulistes cherchent, par l'invention des fables nouvelles, à compenser leur désavantage ou à se dispenser des comparaison douloureuse avec La Fontaine. C'est ainsi qu'on voit naître "les fables nouvelles" dont Furetière serait l'un des précurseurs.
Abstract
Furetière, l'auteur du volumineux Dictionnaire, des factums agressifs, du Roman Bourgeois, tout d'abord ancien ami de La Fontaine, lance ses fables trois ans après la publication du premier recueil des Fables de La Fontaine. Qui l'a poussé à rimer ces vers? On dit souvent que Furetière a été sans doute stimulé par le succès de son ancien camarade. Les Fables de Furetière constituent un curieux et audacieux défi au maitre du genre. Dans ses Fables, Furetière rend hommage, comme tous les autres fabulistes, à La Fontaine, mais ce dernier, selon Furetière, n'est qu'un excellent traducteur qui a choisi et mis en vers les meilleurs pièces d'Ésope, de Phèdre et des autres écrivains. Dans les Fables de Furetière, on peut discerner sa critique implicite sur le manque d'originalité du sujet et de moralité de La Fontaine. Il prétend que l'invention des sujets est plus difficile qu'on ne le pense, puisque dans le grand nombre de fables qui ont paru, il y en a eu si peu qui ont réussi. En revanche, il a essayé d'inventer des sujets qui soient vraiment de son seul fait. Si l'invention des sujets est la première préoccupation de Furetière, la deuxième serait la moralité : la bonne fable doit porter en elle-même sa moralité, la fable est faite plutôt pour instruire que pour plaire. Pour donner toute sa force à la moralité, il choisit de la placer à la fin de la fable. Ainsi sa fable se devise clairement en deux parties : l'une raconte l'histoire et l'autre concerne la moralité. Le titre de son recueil des Fables morales et nouvelles contient ainsi l'intention de l'auteur qui vise à l'invention des sujets (nouvelles) et à la moralité (morales). Furetière a sa propre théorie sur la fable, opposée à celle de La Fontaine. Mais ses fables n'intéressent ni le public ni les libraires. La plupart de ses apologues manquent de vivacité. Plats et sans beauté, ils ne seront pas lus quand bien même ils demeurent fidèles à la moralité et font preuve de créativité. En revanche, ce n'est ni l'invention ni moralité de La Fontaine mais son tour exceptionnel que l'on admire. Il ne faut pas cependant oublier que Furetière annonce une nouvelle tendance de la fable. Après le succès de La Fontaine, les fabulistes cherchent, par l'invention des fables nouvelles, à compenser leur désavantage ou à se dispenser des comparaison douloureuse avec La Fontaine. C'est ainsi qu'on voit naître "les fables nouvelles" dont Furetière serait l'un des précurseurs.
참고문헌 (18)
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