프랑스 17세기 문학 속에서의 예절에 관한 연구 - 샤를르 소렐의 『프랑시옹의 희극적 이야기』
Une étude de la politesse dans la littérature française du XVIIe siècle - dans l'Histoire comique de Francion de Charles Sorel
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초록
Cette étude a pour but d'examiner la formation et l'évolution de la politesse dans la littérature française du XVIIe siècle. La politesse est un concept contradictoire dans la mesure où elle se définit d'une part comme des règles générales qui s'appliquent à tout le monde, mais d'autre part comme une marque de distinction qui privilègie ceux qui s'adaptent à ces règles. Dans cette perspective, le XVIIe siècle français est une époque intéressante où s'accomplit le modèle identitaire français de la politesse de Cour qui est utilisée par la royauté comme un extraordinaire moyen de fusion entre les deux couches des élites sociales : la noblesse de sang et la noblesse de robe sortie de bourgeosie. Or d'après R. Muchembled, l'époque fondatrice de ce code de politesse n'est pas celle de Louis XIV, mais le règne de Louis XIII. Nous allons donc analyser l'Histoire comique de Francion publié à cette époque pour examiner comment se forme la politesse française en tant que code de médiation culturelle qui synthétise les deux couches sociales. Depuis le moyen âge, la politesse était le code de comportement pour la noblesse qui se distingue par là des autres classes sociales. Or c'était la brutalité guerrière qui se domine dans la Cour française jusqu'au début du XVIIe siècle. L'orgie dans le château de Raymond, dans le Livre VII de Francion, nous montre bien cet aspect de ‘l'anti-politesse’ de la noblesse. Pourtant la censure sur les lettres se fortifie dans les années 1620-30, ainsi que la tendance à la politesse. Ainsi les deux autres éditions ‘revues et augmentées’ de Francion s'expliquent souvent par la prudence de l'auteur face à la pression de la ceusure. A partir de ce moment-là, le ‘paraître’ qui se révèle par la magnificence des habits s'impose comme une règle de la politesse; et il s'étend, par une chaîne d'imitations, jusqu'à la bourgeoisie qui tente de se rivaliser avec la noblesse et de s'identifier à elle. Les anecdotes de Francion qui s'empresse de s'acquérir des habits appropriés dès qu'il a eu de l'argent, même s'il méprise la société qui juge sur l'apparence, nous montre bien la domination de ce mode de paraître. Après l'échec de la bande des Généreux qui a tenté en vain de réaliser l'idéal de la noblesse, Francion commence à philosopher et accepte de suivre en apparence l'art d'hypocrisie. Le caractère bourgeois de la politesse se révèle par les aspects suivants de Francion : d'abord sa compétence intellectuelle dont il se profite pour servir Clérante, Grand Seigneur, et pour obtenir sa véritable place dans la société. Ce qu'il apprend aux nobles, c'est d'avoir une âme qui ne mèle rien de bas parmi ses actions. Ensuite il insiste sur la finesse de la langue, qui est un élément important de la politesse. Cette langue, qui se distingue non seulement de celle des nobles qui gardent encore la culture guerrière brutale mais aussi celle des vulgaires. La langue de la politesse devient ainsi celle de synthèse qui identifie tous ceux qui utilisent cette langue. Et elle devient aussi la langue de distinction qui différencie ceux qui l'utilisent de ceux qui ne l'utilisent pas. Or ce qu'on devrait remarquer ici, c'est que la position de Francion est plus élitiste qu'égalitaire. S'il semble rêver d'une société égalitaire, c'est qu'il veut substituer une société d'égalité où le mérite personnel pourrait librement s'exprimer et où l'on peut par là réaliser l'ascension sociale; ce qui correspond à l'aspiration des bourgeois de cette époque. Les traités de bienséances multipliés à la même époque confirme cet aspect-là parce qu'elles s'adressent plutôt aux bourgeois qui pensent y trouver la voie de la réussite sociale. Le processus de la formation de la politesse se reflète aussi dans la composition du roman qui s'évolue de la poursuite de Laurette(incarnation de l'amour charnel) à celle de Nays(dame pure et idéale) et qui se termine par le mariage de Francion et de Nays. Mais tout en louant le mérite inné de Francion, l'auteur continue à souligner que cet aspect du personnage est lié de quelque façon à sa naissance. Car tel est bien le paradoxe fondamental du roman: le combat pour la noblesse qu'entreprend Francion, c'est un écrivain bourgeois qui l'assume. A travers l'itinéraire de Francion, nous pouvons donc constater la formation de la politesse par la rivalité et la complicité entre la noblesse et la bourgeosie.
Abstract
Cette étude a pour but d'examiner la formation et l'évolution de la politesse dans la littérature française du XVIIe siècle. La politesse est un concept contradictoire dans la mesure où elle se définit d'une part comme des règles générales qui s'appliquent à tout le monde, mais d'autre part comme une marque de distinction qui privilègie ceux qui s'adaptent à ces règles. Dans cette perspective, le XVIIe siècle français est une époque intéressante où s'accomplit le modèle identitaire français de la politesse de Cour qui est utilisée par la royauté comme un extraordinaire moyen de fusion entre les deux couches des élites sociales : la noblesse de sang et la noblesse de robe sortie de bourgeosie. Or d'après R. Muchembled, l'époque fondatrice de ce code de politesse n'est pas celle de Louis XIV, mais le règne de Louis XIII. Nous allons donc analyser l'Histoire comique de Francion publié à cette époque pour examiner comment se forme la politesse française en tant que code de médiation culturelle qui synthétise les deux couches sociales. Depuis le moyen âge, la politesse était le code de comportement pour la noblesse qui se distingue par là des autres classes sociales. Or c'était la brutalité guerrière qui se domine dans la Cour française jusqu'au début du XVIIe siècle. L'orgie dans le château de Raymond, dans le Livre VII de Francion, nous montre bien cet aspect de ‘l'anti-politesse’ de la noblesse. Pourtant la censure sur les lettres se fortifie dans les années 1620-30, ainsi que la tendance à la politesse. Ainsi les deux autres éditions ‘revues et augmentées’ de Francion s'expliquent souvent par la prudence de l'auteur face à la pression de la ceusure. A partir de ce moment-là, le ‘paraître’ qui se révèle par la magnificence des habits s'impose comme une règle de la politesse; et il s'étend, par une chaîne d'imitations, jusqu'à la bourgeoisie qui tente de se rivaliser avec la noblesse et de s'identifier à elle. Les anecdotes de Francion qui s'empresse de s'acquérir des habits appropriés dès qu'il a eu de l'argent, même s'il méprise la société qui juge sur l'apparence, nous montre bien la domination de ce mode de paraître. Après l'échec de la bande des Généreux qui a tenté en vain de réaliser l'idéal de la noblesse, Francion commence à philosopher et accepte de suivre en apparence l'art d'hypocrisie. Le caractère bourgeois de la politesse se révèle par les aspects suivants de Francion : d'abord sa compétence intellectuelle dont il se profite pour servir Clérante, Grand Seigneur, et pour obtenir sa véritable place dans la société. Ce qu'il apprend aux nobles, c'est d'avoir une âme qui ne mèle rien de bas parmi ses actions. Ensuite il insiste sur la finesse de la langue, qui est un élément important de la politesse. Cette langue, qui se distingue non seulement de celle des nobles qui gardent encore la culture guerrière brutale mais aussi celle des vulgaires. La langue de la politesse devient ainsi celle de synthèse qui identifie tous ceux qui utilisent cette langue. Et elle devient aussi la langue de distinction qui différencie ceux qui l'utilisent de ceux qui ne l'utilisent pas. Or ce qu'on devrait remarquer ici, c'est que la position de Francion est plus élitiste qu'égalitaire. S'il semble rêver d'une société égalitaire, c'est qu'il veut substituer une société d'égalité où le mérite personnel pourrait librement s'exprimer et où l'on peut par là réaliser l'ascension sociale; ce qui correspond à l'aspiration des bourgeois de cette époque. Les traités de bienséances multipliés à la même époque confirme cet aspect-là parce qu'elles s'adressent plutôt aux bourgeois qui pensent y trouver la voie de la réussite sociale. Le processus de la formation de la politesse se reflète aussi dans la composition du roman qui s'évolue de la poursuite de Laurette(incarnation de l'amour charnel) à celle de Nays(dame pure et idéale) et qui se termine par le mariage de Francion et de Nays. Mais tout en louant le mérite inné de Francion, l'auteur continue à souligner que cet aspect du personnage est lié de quelque façon à sa naissance. Car tel est bien le paradoxe fondamental du roman: le combat pour la noblesse qu'entreprend Francion, c'est un écrivain bourgeois qui l'assume. A travers l'itinéraire de Francion, nous pouvons donc constater la formation de la politesse par la rivalité et la complicité entre la noblesse et la bourgeosie.
참고문헌 (12)
- SOREL Charles, "Histoire comique de Francion, in Romanciers du XVIIe siècle" (1958), Gallimard
- 노르베르트 엘리아스, "문명화과정 I" (1996), 한길사
- 이환, "프랑스 고전주의 문학" (1993), 민음사
- 필립 아리에스, "사생활의 역사 3 - 르네상스부터 계몽주의까지" (2002), 새물결
- BURY Emmanuel, "Littérature et politesse" (1996), PUF
- CASTIGLIONE Baldassar, "Le Livre du Courtisan" (1991), GF-Flammarion
- DESILES Emmanuel, "Les avatars de l'Histoire comique de Francion" (2000), Parcours critique
- DOIRON Normand, "L'honnête roman", pp.473~482 (2006), PU de Laval
- JEANNERET Michel, "Eros rebelle. Littérature et dissidence à l'âge classique" (2003), Seuil
- MUCHEMBLED Robert, "La société policée" (1998), Seuil
- SERROY Jean, "Roman et réalité. Les Histoires comiques au XVIIe siècle" (1981), Minard
- SUOZZO André, "La bourgeosie à la recherche de la noblesse : le libertinage de l'Histoire comique de Francion", Littératures Classiques, (41), pp.31~40 (2001)
