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Le caractère tragique de Phèdre à travers l’analyse des aveux et des monologues

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L’action théâtrale relève des discours qui se composent des dialogues et des didascalies. Les dialogues au sens large du terme contiennent le dialogue et le monologue. Le dialogue au sens étroit comprend la tirade, la répartie, et le quiproquo. Et le monologue comprend le soliloque et l’aparté. La tirade est une longue suite de phrases, de vers qu’un personnage dit sans interruption. Dans Phèdre, la tirade joue un rôle stratégique. C’est à dire que la tirade réalise l’aveu du héros. La tirade s’adresse à d’autres personnages, alors que dans le monologue, le personnage, seul sur la scène, ne s’adresse qu’à lui­même et aux spectateurs. Le monologue exprime l’invocation à la divinité et l’angoisse intérieure du héros. Les fonctions de la tirade et du monologue sont importantes. La tirade a les fonctions délibérative, explicative, rétrospective, et le monologue les fonctions épique, délibérative, et lyrique. Dans Phèdre, nous avons recherché les fréquences de la tirade, de l’aveu, et du monologue. Les fréquences indiquent la structure systématique de Phèdre. Hippolyte entre 12 fois en scène, parle 6 fois la tirade, et réalise 3 fois l’aveu, et Phèdre 12 fois en scène, 6 fois la tirade, 3 fois l’aveu. Et en ce qui concerne le monologue, Phèdre et Thésée parlent respectivement 2 fois leur monologue. La tirade de l’aveu à Hippolye de Phèdre fait voir une structure symétrique et systématique. Plus parfaite est cette structure de la tirade, plus tragique est l’amour de Phèdre. C’est à dire que la structure de la tirade signifie celle de la tragédie et celle du monde, et que le monde organisé par les dieux est parfait et harmonieux. Mais au contraire l’homme est en effet imparfait, défecteux et faible. L’amour de Phèdre est possédée, sensuelle, abstraite, animale et surtout irréalisable et impossible. Ce qui fait tragique l’amour de Phèdre, c’est peut­être l’inceste, ou bien plutôt la craintes des dieux et la présence de Thésée. Le tragique d’Hippolyte provient plus de son père que des dieux. C’est que l’amour d’Hippolyte pour Aricie se détruit à cause de sa mort que son père a demandé à Neptune. Les monologues de Phèdre et de Thésée ont le même procédé. Leur premier monologue fait le voeu pathétique qui s’adresse aux dieux. Et leur deuxième monologue exprime le sentiment plus humain; jaloux, plaintif, et piteux, qui s’adresse aux personnages à savoir aux hommes. Leur deux monologues montrent l’opposition entre les dieux et les hommes. Dans chaque premier monologue, le personnage déjà humilié invoque le dieu comme Vénus ou Neptune et le voeu est exaucé par le dieu. Mais à cause de l’exaucement du voeu le héros devient plus tragique. C’est bien le tragique de Phèdre et bien la catastrophe de la tragédie.

Abstract

L’action théâtrale relève des discours qui se composent des dialogues et des didascalies. Les dialogues au sens large du terme contiennent le dialogue et le monologue. Le dialogue au sens étroit comprend la tirade, la répartie, et le quiproquo. Et le monologue comprend le soliloque et l’aparté. La tirade est une longue suite de phrases, de vers qu’un personnage dit sans interruption. Dans Phèdre, la tirade joue un rôle stratégique. C’est à dire que la tirade réalise l’aveu du héros. La tirade s’adresse à d’autres personnages, alors que dans le monologue, le personnage, seul sur la scène, ne s’adresse qu’à lui­même et aux spectateurs. Le monologue exprime l’invocation à la divinité et l’angoisse intérieure du héros. Les fonctions de la tirade et du monologue sont importantes. La tirade a les fonctions délibérative, explicative, rétrospective, et le monologue les fonctions épique, délibérative, et lyrique. Dans Phèdre, nous avons recherché les fréquences de la tirade, de l’aveu, et du monologue. Les fréquences indiquent la structure systématique de Phèdre. Hippolyte entre 12 fois en scène, parle 6 fois la tirade, et réalise 3 fois l’aveu, et Phèdre 12 fois en scène, 6 fois la tirade, 3 fois l’aveu. Et en ce qui concerne le monologue, Phèdre et Thésée parlent respectivement 2 fois leur monologue. La tirade de l’aveu à Hippolye de Phèdre fait voir une structure symétrique et systématique. Plus parfaite est cette structure de la tirade, plus tragique est l’amour de Phèdre. C’est à dire que la structure de la tirade signifie celle de la tragédie et celle du monde, et que le monde organisé par les dieux est parfait et harmonieux. Mais au contraire l’homme est en effet imparfait, défecteux et faible. L’amour de Phèdre est possédée, sensuelle, abstraite, animale et surtout irréalisable et impossible. Ce qui fait tragique l’amour de Phèdre, c’est peut­être l’inceste, ou bien plutôt la craintes des dieux et la présence de Thésée. Le tragique d’Hippolyte provient plus de son père que des dieux. C’est que l’amour d’Hippolyte pour Aricie se détruit à cause de sa mort que son père a demandé à Neptune. Les monologues de Phèdre et de Thésée ont le même procédé. Leur premier monologue fait le voeu pathétique qui s’adresse aux dieux. Et leur deuxième monologue exprime le sentiment plus humain; jaloux, plaintif, et piteux, qui s’adresse aux personnages à savoir aux hommes. Leur deux monologues montrent l’opposition entre les dieux et les hommes. Dans chaque premier monologue, le personnage déjà humilié invoque le dieu comme Vénus ou Neptune et le voeu est exaucé par le dieu. Mais à cause de l’exaucement du voeu le héros devient plus tragique. C’est bien le tragique de Phèdre et bien la catastrophe de la tragédie.

참고문헌 (19)

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