롱사르의 『사랑시집 제1권』에 나타난 시인의 정체성에 대한 소고
L’identité double de Ronsard dans Le Premier Livre des Amours
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초록
Cette étude a pour but de saisir l’identité du poète dans la poésie d’amour de Ronsard pour une Dame dont les yeux sont comparés aux deux étoiles du ciel, mais qui jouit d’un printemps éternel hors de la menace du temps. Bien qu’il est fasciné par le merveilleux de sa beauté, il ne cache pourtant pas sa faculté de décomposer et en même temps d’assembler le corps démonté de sa Dame, Du reste, en montrant son désir pour garder sa propre voix face à la voix de sa méduse, figure capable de pétrifier la matérialité de la Nature, il souhaite maintenir la vertu de sa parole par laquelle peut être chantée la Dame comparable à la Beauté du ciel, mais qui peut témoigner du miracle advenu par cette beauté. En ce sens sa poésie ne suit pas fidèlement le néo-platonisme développé par Ficin selon lequel la terre reflète l’ordre du ciel, ou la terre peut être considréré comme le ciel descendu. La voix de Ronsard amoureux va et vien librement entre ces deux mondes, et par la vertu de sa parole, il les détruit pour créer l’union du temps éphémère avec l’éternité. Et pour réaliser cette intention, il s’appuie souvent sur le songe qui ne le console jamais de la souffrance amoureuse, mais à la fois lui apporte le désir de posséder l’idole de sa Dame. Aussi cherche-t-il créer l’espace fictive en mettant ses pides sur la valeur terrestre. Cela veut dire que sa poésie va approprier la fluidité de la fiction malgré le destin paradoxal de chanter ses propres désirs tragiques. C’est pour cette raison qu’il est tout à fait admissible que le poète se nomme Protée à qui le destin a ordonné la peine répété. Mais il veut également devenir un autre Protée qui surmonte sa douleur en l’imprimant sur sa propre parole. Et c’est cette transformation par laquelle il réussit à posséder le droit de transmettre non seulement la voix silencieuse de sa Dame mais aussi son propre désir amoureux. Le poète souhaite ainsi la naissance d’une nouvelle fleur en chantant son amour retentissant dans son âme et son coeur. Aussi espère-t-il de choisir l’identité en mouvement entre la souffrance et le désir afin de montrer le pouvoir de la parole poétique qui à son tour reflète en voix la tension, l’opposition et l’association entre les diverses choses. On peut constater que l’identité double de Ronsard amoureux dévoile son premier pas vers le champ de la poétique dans lequel se mêlent les valeurs terrestres et célestes toujours en mouvement.
Abstract
Cette étude a pour but de saisir l’identité du poète dans la poésie d’amour de Ronsard pour une Dame dont les yeux sont comparés aux deux étoiles du ciel, mais qui jouit d’un printemps éternel hors de la menace du temps. Bien qu’il est fasciné par le merveilleux de sa beauté, il ne cache pourtant pas sa faculté de décomposer et en même temps d’assembler le corps démonté de sa Dame, Du reste, en montrant son désir pour garder sa propre voix face à la voix de sa méduse, figure capable de pétrifier la matérialité de la Nature, il souhaite maintenir la vertu de sa parole par laquelle peut être chantée la Dame comparable à la Beauté du ciel, mais qui peut témoigner du miracle advenu par cette beauté. En ce sens sa poésie ne suit pas fidèlement le néo-platonisme développé par Ficin selon lequel la terre reflète l’ordre du ciel, ou la terre peut être considréré comme le ciel descendu. La voix de Ronsard amoureux va et vien librement entre ces deux mondes, et par la vertu de sa parole, il les détruit pour créer l’union du temps éphémère avec l’éternité. Et pour réaliser cette intention, il s’appuie souvent sur le songe qui ne le console jamais de la souffrance amoureuse, mais à la fois lui apporte le désir de posséder l’idole de sa Dame. Aussi cherche-t-il créer l’espace fictive en mettant ses pides sur la valeur terrestre. Cela veut dire que sa poésie va approprier la fluidité de la fiction malgré le destin paradoxal de chanter ses propres désirs tragiques. C’est pour cette raison qu’il est tout à fait admissible que le poète se nomme Protée à qui le destin a ordonné la peine répété. Mais il veut également devenir un autre Protée qui surmonte sa douleur en l’imprimant sur sa propre parole. Et c’est cette transformation par laquelle il réussit à posséder le droit de transmettre non seulement la voix silencieuse de sa Dame mais aussi son propre désir amoureux. Le poète souhaite ainsi la naissance d’une nouvelle fleur en chantant son amour retentissant dans son âme et son coeur. Aussi espère-t-il de choisir l’identité en mouvement entre la souffrance et le désir afin de montrer le pouvoir de la parole poétique qui à son tour reflète en voix la tension, l’opposition et l’association entre les diverses choses. On peut constater que l’identité double de Ronsard amoureux dévoile son premier pas vers le champ de la poétique dans lequel se mêlent les valeurs terrestres et célestes toujours en mouvement.
참고문헌 (15)
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