보들레르의 연극
Théâtre de Baudelaire
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초록
Le poète du recueil immortel les Fleurs du Mal, Baudelaire fréquentait le monde théâtral, parce que le théâtre représentait pour lui des rêves de gloire, d'amour et surtout d'argent. Jusqu'à la fin de sa vie il a voulu payer ses dettes en recourant au théâtre. Cependant, malgré son ambition de devenir directeur de l'Odéon, il n'arrivait pas à finir de pièce de théâtre. Il n'a laissé que quatre oeuvres inachevées: Idéolus, interrompue au milieu du deuxième acte, et qui avait en plus pour collaborateur E. Prarond, un ami de jeunesse; La fin de Don Juan est une esquisse très courte, écrite à la demande de N. Roqueplan, le directeur de l'Opéra; et Le Marquis du 1er Housards est une adaptation scénique de la nouvelle de son collègue P. de Molènes. Celle qui ressemble le plus à une pièce de théâtre baudelairienne est L'Ivrogne, plan plutôt que pièce finie de L'Ivrogne, présent dans une lettre datée du 28, janvier 1854 à l'acteur H. Tisserant qui était censé jouer le rôle principal. Cette étude a pour but de rechercher la théâtralité baudelairienne en analysant de près L'Ivrogne. Cette pièce est un développement théâtral du fameux poème "Le vin de l'assassin", tiré des Fleurs du Mal. Par rapport à l'accomplissement du poème lyrique, Roland Barthes considère L'Ivrogne comme un échec: en effet ce texte est trop narratif comme un roman pour se prétendre pièce scénique. Barthes allait même jusqu'à rapprocher les projets théâtraux baudelairiens du cinéma qui n'existait pas encore au milieu du 19ème siècle. De ce point de vue, on ne manquera pas de confronter la modernité de Baudelaire. L'autre caractéristique essentielle de L'Ivrogne est le côté mélodramatique. De fait le mélodrame était le genre le plus populaire à cette époque-là sur le 'boulevard du Crime'. Dans la mesure où L'Ivrogne est aussi une histoitre de l'assassinat conjugal, c'est Margaret Miner qui le compare avec les opéras wagneriens tels Tannhäuser and Lohengrin, dans la même mécanique d'imagination mélodramatique. Tannhäuser ressemble beaucoup au scieur de long, héros de L'Ivrogne, tandis que sa femme est la victime de sa curiosité comme Elsa de Lohengrin. Enfin, en tant que mélodrame(‘melos’ signifie musique en grec), L'Ivrogne n'oublie pas de laisser un rôle important à la musique. N'ayant ni concept de la composition dramatique, ni connaissance de la mise en scène, Baudelaire ne cessait pas de faire se dérouler des pièces imaginaires dans sa tête, dont témoignent ses projets de théâtre. De sa petite enfance où il voulant devenir comédien, il a gardé le désir de jouer les diverses vies des autres. Ce plaisir secret s'exprime tantôt par "la vaporisation du Moi", tantôt par "la sainte prostitution de l'âme", comme il le disait lui-même ailleurs.
Abstract
Le poète du recueil immortel les Fleurs du Mal, Baudelaire fréquentait le monde théâtral, parce que le théâtre représentait pour lui des rêves de gloire, d'amour et surtout d'argent. Jusqu'à la fin de sa vie il a voulu payer ses dettes en recourant au théâtre. Cependant, malgré son ambition de devenir directeur de l'Odéon, il n'arrivait pas à finir de pièce de théâtre. Il n'a laissé que quatre oeuvres inachevées: Idéolus, interrompue au milieu du deuxième acte, et qui avait en plus pour collaborateur E. Prarond, un ami de jeunesse; La fin de Don Juan est une esquisse très courte, écrite à la demande de N. Roqueplan, le directeur de l'Opéra; et Le Marquis du 1er Housards est une adaptation scénique de la nouvelle de son collègue P. de Molènes. Celle qui ressemble le plus à une pièce de théâtre baudelairienne est L'Ivrogne, plan plutôt que pièce finie de L'Ivrogne, présent dans une lettre datée du 28, janvier 1854 à l'acteur H. Tisserant qui était censé jouer le rôle principal. Cette étude a pour but de rechercher la théâtralité baudelairienne en analysant de près L'Ivrogne. Cette pièce est un développement théâtral du fameux poème "Le vin de l'assassin", tiré des Fleurs du Mal. Par rapport à l'accomplissement du poème lyrique, Roland Barthes considère L'Ivrogne comme un échec: en effet ce texte est trop narratif comme un roman pour se prétendre pièce scénique. Barthes allait même jusqu'à rapprocher les projets théâtraux baudelairiens du cinéma qui n'existait pas encore au milieu du 19ème siècle. De ce point de vue, on ne manquera pas de confronter la modernité de Baudelaire. L'autre caractéristique essentielle de L'Ivrogne est le côté mélodramatique. De fait le mélodrame était le genre le plus populaire à cette époque-là sur le 'boulevard du Crime'. Dans la mesure où L'Ivrogne est aussi une histoitre de l'assassinat conjugal, c'est Margaret Miner qui le compare avec les opéras wagneriens tels Tannhäuser and Lohengrin, dans la même mécanique d'imagination mélodramatique. Tannhäuser ressemble beaucoup au scieur de long, héros de L'Ivrogne, tandis que sa femme est la victime de sa curiosité comme Elsa de Lohengrin. Enfin, en tant que mélodrame(‘melos’ signifie musique en grec), L'Ivrogne n'oublie pas de laisser un rôle important à la musique. N'ayant ni concept de la composition dramatique, ni connaissance de la mise en scène, Baudelaire ne cessait pas de faire se dérouler des pièces imaginaires dans sa tête, dont témoignent ses projets de théâtre. De sa petite enfance où il voulant devenir comédien, il a gardé le désir de jouer les diverses vies des autres. Ce plaisir secret s'exprime tantôt par "la vaporisation du Moi", tantôt par "la sainte prostitution de l'âme", comme il le disait lui-même ailleurs.
참고문헌 (29)
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- Claude Pichois, "Dictionnaire Baudelaire" (2002), Éditions du lérot
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- Henri Troyat, "Baudelaire" (1994), Flammarion
- "음악지우사 작곡가별 명곡해설 라이브러리 2 in : 바그너" (1999), 음악세계
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