보들레르와 女子 (Ⅱ)
Baudelaire et la Femme (II)
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초록
Dans ce travail inspiré de la lecture du poème préliminaire des Fleurs du Mal « Au Lecteur », qui peut être considéré comme un autoportrait sans retouches et une sévère autocritique, nous avons étudié le sujet de <Baudelaire et la Femme> dans le monde des Fleurs du Mal et du Spleen de Paris, du point de vue de la « Morale » des Paradis artificiels. A travers cette étude concernant le point du vue du poète à l’égard de la Femme, nous avons pu apercevoir deux visages de Baudelaire, l’un qui serait paganiste sensuel et hédoniste et l’autre anti-naturaliste et moraliste. Par ailleurs, nous avons constaté que Baudelaire n’était pas un adorateur mystique de la Femme perçue comme une sauveuse spirituelle ou révélatrice de l’Absolu. Baudelaire a utilisé la Femme comme un instrument de plaisir vers lequel ses tendances paganistes l’ont sans cesse entraîné. Ce qu’il y a de plus important chez Baudelaire, c’est qu’en dépit de l’accusation sans pitié selon laquelle l’intelligence morale du dandy anti- naturaliste a porté contre la Femme, et malgré son insuffisance réelle, Baudelaire, poussé par sa nature hédoniste et par l’espoir de l’oubli du remords et de l’ennui, et à cause de son mal de volonté, n’a pas échappé à la Femme, à son poison-antidote. Ce cercle vicieux, ce drame éternel qui poursuit Baudelaire nous éclaircit sur un point de départ, c’est-à- dire la recherche continue du plaisir éphémère et coupable de l’amour avec la Femme, ainsi que sur le point d’arrivée de son spleen, cet amalgame d’angoisses et de remords. Baudelaire utilise notamment les caractéristiques de la Femme pour exprimer ses opinions sur l’Humanité en général, c’est-à-dire l’Homme déchu par le Mal. Pour Baudelaire, l’Homme et la Femme sont tous les deux des pécheurs pervers et coupables. La misogynie de Baudelaire ne représente donc qu’une part de la misanthropie du dandy baudelairien qui se déclare publiquement “anti-humanity et self-purification.” Si, pour le moraliste anti‐naturaliste qui a la conviction que la volupté unique et suprême de l’amour gît dans la certitude de faire le mal et que l’homme et la femme savent de naissance que dans le mal se trouve toute volupté, la Femme est un vil animal qui mérite d’être battu et est représentative de la Nature teinté de Mal, c’est parce que toute femme est un morceau de la femme essentielle, et que chacun est le diminutif de tout le monde, et que l’Homme n’est que l’homme éternel, c’est-à-dire la Nature-Mal. Malgré cela, si Baudelaire présente la Femme comme telle, du moins, inférieure à l’Homme, c’est que la Femme a une foi mahométane dans le plaisir, et ignore l’Enfer comme le Purgatoire alors que le héros‐débauché du poème préliminaire des Fleurs du Mal a la volonté de se repentir et connaît l’angoisse du remords ainsi que l’Enfer. Aux yeux de Baudelaire, la Femme est simple comme un animal qui ne sait pas séparer l’âme du corps et est, en somme, un être déplorable. Baudelaire semble éprouver à la fois de la fureur et de la pitié pour la Femme qui n’a pas d’intelligence morale. Le vocabulaire et les images précieuses avoisinant les religions mystiques se trouvent dans les poèmes des Fleurs du Mal. Il nous semble mieux les comprendre du point de vue de la technique de divinisation et d’apothéose du poète lyrique qui veut faire des madrigaux et des galanteries auxquels il ne se trompe pas.
Abstract
Dans ce travail inspiré de la lecture du poème préliminaire des Fleurs du Mal « Au Lecteur », qui peut être considéré comme un autoportrait sans retouches et une sévère autocritique, nous avons étudié le sujet de <Baudelaire et la Femme> dans le monde des Fleurs du Mal et du Spleen de Paris, du point de vue de la « Morale » des Paradis artificiels. A travers cette étude concernant le point du vue du poète à l’égard de la Femme, nous avons pu apercevoir deux visages de Baudelaire, l’un qui serait paganiste sensuel et hédoniste et l’autre anti-naturaliste et moraliste. Par ailleurs, nous avons constaté que Baudelaire n’était pas un adorateur mystique de la Femme perçue comme une sauveuse spirituelle ou révélatrice de l’Absolu. Baudelaire a utilisé la Femme comme un instrument de plaisir vers lequel ses tendances paganistes l’ont sans cesse entraîné. Ce qu’il y a de plus important chez Baudelaire, c’est qu’en dépit de l’accusation sans pitié selon laquelle l’intelligence morale du dandy anti- naturaliste a porté contre la Femme, et malgré son insuffisance réelle, Baudelaire, poussé par sa nature hédoniste et par l’espoir de l’oubli du remords et de l’ennui, et à cause de son mal de volonté, n’a pas échappé à la Femme, à son poison-antidote. Ce cercle vicieux, ce drame éternel qui poursuit Baudelaire nous éclaircit sur un point de départ, c’est-à- dire la recherche continue du plaisir éphémère et coupable de l’amour avec la Femme, ainsi que sur le point d’arrivée de son spleen, cet amalgame d’angoisses et de remords. Baudelaire utilise notamment les caractéristiques de la Femme pour exprimer ses opinions sur l’Humanité en général, c’est-à-dire l’Homme déchu par le Mal. Pour Baudelaire, l’Homme et la Femme sont tous les deux des pécheurs pervers et coupables. La misogynie de Baudelaire ne représente donc qu’une part de la misanthropie du dandy baudelairien qui se déclare publiquement “anti-humanity et self-purification.” Si, pour le moraliste anti‐naturaliste qui a la conviction que la volupté unique et suprême de l’amour gît dans la certitude de faire le mal et que l’homme et la femme savent de naissance que dans le mal se trouve toute volupté, la Femme est un vil animal qui mérite d’être battu et est représentative de la Nature teinté de Mal, c’est parce que toute femme est un morceau de la femme essentielle, et que chacun est le diminutif de tout le monde, et que l’Homme n’est que l’homme éternel, c’est-à-dire la Nature-Mal. Malgré cela, si Baudelaire présente la Femme comme telle, du moins, inférieure à l’Homme, c’est que la Femme a une foi mahométane dans le plaisir, et ignore l’Enfer comme le Purgatoire alors que le héros‐débauché du poème préliminaire des Fleurs du Mal a la volonté de se repentir et connaît l’angoisse du remords ainsi que l’Enfer. Aux yeux de Baudelaire, la Femme est simple comme un animal qui ne sait pas séparer l’âme du corps et est, en somme, un être déplorable. Baudelaire semble éprouver à la fois de la fureur et de la pitié pour la Femme qui n’a pas d’intelligence morale. Le vocabulaire et les images précieuses avoisinant les religions mystiques se trouvent dans les poèmes des Fleurs du Mal. Il nous semble mieux les comprendre du point de vue de la technique de divinisation et d’apothéose du poète lyrique qui veut faire des madrigaux et des galanteries auxquels il ne se trompe pas.
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