보들레르의 『표류물 Les Épaves』 연구
Les Épaves de Baudelaire
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초록
A la fin de sa vie, Baudelaire, exilé à Bruxelles, a clandestinement publiéen 1866 un recueil de poèmes intitulé Les Épaves, où étaient regroupées 23 pièces au total. La première section de ce livre est constituée des 6 poèmes condamnés, tirés de l'édition originale des Fleurs du mal. L'Avertissement de l'éditeur des Épaves révèle que ce recueil est composé de morceaux poétiques auxquels Baudelaire n'a pas cru devoir faire place dans l'édition définitive des Fleurs du mal. Tout en organisant Les Épaves, Baudelaire a participé à l'anthologie collective Le Parnasse contemporain, édité par Catulle Mendès, en envoyant 16 pièces dont 15 sont recueillies sous le titre collectif "Nouvelles Fleurs du mal". Pour cette compilation où il devait rivaliser avec les autres poètes de son époque, Baudelaire était censé sélectionner le meilleur de ses ouvrages poétiques,par exemple Recueillement et Le Gouffre, ses fameux sonnets. Nous avons comparé très précisément ces deux groupements poétiques contemporains pour arriver aux traits craractéristiques significatifs du recueil des poèmes abandonnés Les Épaves. D'abord, on peut constater que les six pièces des Épaves se retouvent dans les “Nouvelles Fleurs du mal" : Le Jet d'eau, Les Yeux de Berthe, Hymne,La Voix, La Rançon, À une Malabaraise, c'est-à-dire les poèmes qui auraient mérité d'avoir une place dans les Fleurs du mal. Ensuite, il y a quelques pièces "trop vives" comme disait Mendès, qui risquaient de réveiller l'attention de la Justice, ainsi que les 6 poèmes supprimés. Ce sont Les Promesses d'un visage et Le Monstre, qui trempent dans l'érotisme et le satanisme. Ces deux thèmes — célébration du corps féminin et décomposition du monde — sont les sujets principaux du dessinateur belge Félicien Rops qui a réalisé le frontispice en eau-forte des Épaves : "Pommier fatal-squelette". On peut ajouter dans la lignée de la poésie immorale qui fit outrage à la morale publique et aux bonnes moeurs, une autre pièce :L'imprévu. L'obscénité de ces trois textes nous a sans cesse renvoyé aux Notes de l'éditeur qui sont de la plume de Baudelaire lui-même. Par ailleurs, on mentionne l'édition posthume des Fleurs du mal que Asselineau et Banville, les amis du poète, ont publiée en 1868 après la mort de Baudelaire qui ne songeait plus qu'à faire paraître l'édition définitive de son recueil. L'imprévu, qui n'a pu prendre place dans Le Parnasse contemporain,a été bien accueilli par ses deux collègues parce qu'ils avaient mis leur zèle à collectionner les oeuvres laissés par le poète. Cependant il n'en est pas de même pour la dernière section des Épaves intitulée Bouffonneries. Les trois pièces de cette section sont des poèmes de circonstance qui traîtaient satiriquement des actualités occasionnelles dont Baudelaire avait été témoin en Belgique. Néanmoins, en tant que dernier recueil de poèmes voulu et corrigé par le poète lui-même, Les Épaves n'est pas un appendice des Fleurs du mal. Il y a deux sortes de poèmes : à l'exception de quelques poèmes dignes des Fleurs du mal, se trouvent d'une part des pièces satyriques (y compris les poèmes condamnés) et d'autre part des pièces satiriques par lesquelles Baudelaire ne se lassait pas de critiquer la culture belge. Ainsi Les Épaves est un parterre où se ramassent des "Fleurs-épaves", qui étaient le titre originel de ce recueil lui-aussi condamné (le 6 mai 1868, par le tribunal correctionnel de Lille).
Abstract
A la fin de sa vie, Baudelaire, exilé à Bruxelles, a clandestinement publiéen 1866 un recueil de poèmes intitulé Les Épaves, où étaient regroupées 23 pièces au total. La première section de ce livre est constituée des 6 poèmes condamnés, tirés de l'édition originale des Fleurs du mal. L'Avertissement de l'éditeur des Épaves révèle que ce recueil est composé de morceaux poétiques auxquels Baudelaire n'a pas cru devoir faire place dans l'édition définitive des Fleurs du mal. Tout en organisant Les Épaves, Baudelaire a participé à l'anthologie collective Le Parnasse contemporain, édité par Catulle Mendès, en envoyant 16 pièces dont 15 sont recueillies sous le titre collectif "Nouvelles Fleurs du mal". Pour cette compilation où il devait rivaliser avec les autres poètes de son époque, Baudelaire était censé sélectionner le meilleur de ses ouvrages poétiques,par exemple Recueillement et Le Gouffre, ses fameux sonnets. Nous avons comparé très précisément ces deux groupements poétiques contemporains pour arriver aux traits craractéristiques significatifs du recueil des poèmes abandonnés Les Épaves. D'abord, on peut constater que les six pièces des Épaves se retouvent dans les “Nouvelles Fleurs du mal" : Le Jet d'eau, Les Yeux de Berthe, Hymne,La Voix, La Rançon, À une Malabaraise, c'est-à-dire les poèmes qui auraient mérité d'avoir une place dans les Fleurs du mal. Ensuite, il y a quelques pièces "trop vives" comme disait Mendès, qui risquaient de réveiller l'attention de la Justice, ainsi que les 6 poèmes supprimés. Ce sont Les Promesses d'un visage et Le Monstre, qui trempent dans l'érotisme et le satanisme. Ces deux thèmes — célébration du corps féminin et décomposition du monde — sont les sujets principaux du dessinateur belge Félicien Rops qui a réalisé le frontispice en eau-forte des Épaves : "Pommier fatal-squelette". On peut ajouter dans la lignée de la poésie immorale qui fit outrage à la morale publique et aux bonnes moeurs, une autre pièce :L'imprévu. L'obscénité de ces trois textes nous a sans cesse renvoyé aux Notes de l'éditeur qui sont de la plume de Baudelaire lui-même. Par ailleurs, on mentionne l'édition posthume des Fleurs du mal que Asselineau et Banville, les amis du poète, ont publiée en 1868 après la mort de Baudelaire qui ne songeait plus qu'à faire paraître l'édition définitive de son recueil. L'imprévu, qui n'a pu prendre place dans Le Parnasse contemporain,a été bien accueilli par ses deux collègues parce qu'ils avaient mis leur zèle à collectionner les oeuvres laissés par le poète. Cependant il n'en est pas de même pour la dernière section des Épaves intitulée Bouffonneries. Les trois pièces de cette section sont des poèmes de circonstance qui traîtaient satiriquement des actualités occasionnelles dont Baudelaire avait été témoin en Belgique. Néanmoins, en tant que dernier recueil de poèmes voulu et corrigé par le poète lui-même, Les Épaves n'est pas un appendice des Fleurs du mal. Il y a deux sortes de poèmes : à l'exception de quelques poèmes dignes des Fleurs du mal, se trouvent d'une part des pièces satyriques (y compris les poèmes condamnés) et d'autre part des pièces satiriques par lesquelles Baudelaire ne se lassait pas de critiquer la culture belge. Ainsi Les Épaves est un parterre où se ramassent des "Fleurs-épaves", qui étaient le titre originel de ce recueil lui-aussi condamné (le 6 mai 1868, par le tribunal correctionnel de Lille).
참고문헌 (33)
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