『방드르디, 태평양의 끝』에 나타난 존재론적 양상
Aspect ontologique dans Vendredi ou les limbes du Pacifique de Michel Tournier
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초록
Pour mettre en relief la nouvelle création dans Vendredi ou les limbes du Pacifique de Michel Tournier, nous l'avons comparé avec Robinson Crusoé de Daniel Defoe. L'oeuvre de Tournier se basant sur une histoire déjà connue de tous, nous y trouvons de nombreuses similitudes avec celle de son prédécesseur. Tout d'abord, plus le Robinson de Defoe se sent seul, plus il s'investit dans la foi chrétienne jusqu'à devenir dévot. Il nous semble donc que le but ultime de l'auteur est la conversion des colonies. Chez Tournier, nous avons appliqué l'ontologie de Sartre à Robinson. Un jour d'orage, Robinson ressent la contingence de son être-en-soi et demande à Dieu, être de son fondement, de lui donner un signe de sa présence. Par la suite, il s'identifie même à son insu, aux personnages de la Bible, laquelle est aussi le baromètre et la justification de ses actes. C'est sa mauvaise foi ontologique, là où l'auteur excelle à le rendre ridicule par un automatisme inadapté et nous fait rire. Par ailleurs, Robinson a une vision changeante de l'île de Speranza, comme un être-en-soi à administrer d'abord, puis comme sa mère et enfin comme sa femme, tandis que le Robinson de Defoe se contente de l'explorer et d'y cultiver. L'auteur en donnant différents rôles à l'île a expliqué ce qu'est l'être-pour-soi, conscience de Robinson. Pour finir, la relation du Robinson de Defoe avec "Friday" est telle que "Friday", lui aussi se convertit au christianisme. Chez Tournier, ontologiquement la présence de Vendredi change tout car il devient Autrui, "facteur de distraction". D'abord l'être-pour-autrui de Robinson prend une attitude sadique, autrement dit, il veut s'approprier la liberté transcendante de Vendredi, car, sauvé par lui, Vendredi est son esclave, donc sans subjectivité. Cette attitude change à l'occasion où en le regardant pour la première fois, il le reconnaît comme sujet ayant "la liberté et la transcendance du pour-soi". Dès lors, le pour-soi de Robinson s'assimile à celui de Vendredi. Il prend une attitude masochiste et se trouve "en repos". Ensuite, initié par Vendredi, il communie petit à petit avec les éléments. Il se fait élémentaire et rêve de devenir jumeaux ne faisant qu'une âme avec Vendredi . Ainsi nous pouvons observer l'ontologie appliquée dans Vendredi ou les limbes du Pacifique : la contingence et la mauvaise foi de l'être-en-soi à travers la foi chrétienne de Robinson, l'être-pour-soi de Robinson à travers Speranza, et l'être- pour-autrui avec Vendredi.
Abstract
Pour mettre en relief la nouvelle création dans Vendredi ou les limbes du Pacifique de Michel Tournier, nous l'avons comparé avec Robinson Crusoé de Daniel Defoe. L'oeuvre de Tournier se basant sur une histoire déjà connue de tous, nous y trouvons de nombreuses similitudes avec celle de son prédécesseur. Tout d'abord, plus le Robinson de Defoe se sent seul, plus il s'investit dans la foi chrétienne jusqu'à devenir dévot. Il nous semble donc que le but ultime de l'auteur est la conversion des colonies. Chez Tournier, nous avons appliqué l'ontologie de Sartre à Robinson. Un jour d'orage, Robinson ressent la contingence de son être-en-soi et demande à Dieu, être de son fondement, de lui donner un signe de sa présence. Par la suite, il s'identifie même à son insu, aux personnages de la Bible, laquelle est aussi le baromètre et la justification de ses actes. C'est sa mauvaise foi ontologique, là où l'auteur excelle à le rendre ridicule par un automatisme inadapté et nous fait rire. Par ailleurs, Robinson a une vision changeante de l'île de Speranza, comme un être-en-soi à administrer d'abord, puis comme sa mère et enfin comme sa femme, tandis que le Robinson de Defoe se contente de l'explorer et d'y cultiver. L'auteur en donnant différents rôles à l'île a expliqué ce qu'est l'être-pour-soi, conscience de Robinson. Pour finir, la relation du Robinson de Defoe avec "Friday" est telle que "Friday", lui aussi se convertit au christianisme. Chez Tournier, ontologiquement la présence de Vendredi change tout car il devient Autrui, "facteur de distraction". D'abord l'être-pour-autrui de Robinson prend une attitude sadique, autrement dit, il veut s'approprier la liberté transcendante de Vendredi, car, sauvé par lui, Vendredi est son esclave, donc sans subjectivité. Cette attitude change à l'occasion où en le regardant pour la première fois, il le reconnaît comme sujet ayant "la liberté et la transcendance du pour-soi". Dès lors, le pour-soi de Robinson s'assimile à celui de Vendredi. Il prend une attitude masochiste et se trouve "en repos". Ensuite, initié par Vendredi, il communie petit à petit avec les éléments. Il se fait élémentaire et rêve de devenir jumeaux ne faisant qu'une âme avec Vendredi . Ainsi nous pouvons observer l'ontologie appliquée dans Vendredi ou les limbes du Pacifique : la contingence et la mauvaise foi de l'être-en-soi à travers la foi chrétienne de Robinson, l'être-pour-soi de Robinson à travers Speranza, et l'être- pour-autrui avec Vendredi.
참고문헌 (9)
- Michel Tournier, "Vendredi ou les limbes du Pacifique, folio plus" (2004), Gallimard
- Michel Tournier, "Le vent Paraclet" (1977), Gallimard
- Michel Tournier, "Tournier face aux lycéens", Magazine littéraire, (226) (1986)
- Jean-Paul Sartre, "l'être et le néant" (1957), Gallimard
- 다니엘 디포, "로빈슨 크루소 제1부" (2004), 문학세계사
- 미셸 투르니에, "방드르디, 태평양의 끝" (2006), 민음사
- 김병익, "로빈슨 크루소 그 작가와 작품, in 로빈슨 크루소 제1부" (2004), 문학세계사
- 장 폴 사르트르, "존재와 무 II, In 세계사상전집 25, 26" (1981), 삼성출판사
- 변광배, "존재와 무, In e시대의 절대사상 008" (2005), 살림
