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몰리에르의 발레희극 『에스카르바냐스 백작부인 La Comtesse d'Escarbagnas』: 희극과 전원 막간극의 상보성

La Comtesse d'Escarbagnas, comédie-ballet de Molière :complémentarité entre comédie et entracte pastoral

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Ce qui retient notre attention par rapport à La Comtesse d'Escarbagnas de Molière, sa comédie-ballet, c'est qu'il y donne l'impression d'avoir produit une pochade faite à la hâte pour la fête royale nommée Ballet des ballets, dans laquelle il a introduit une série de tableaux fragmentés de visites des amoureux auprès de la Comtesse d'Escargagnas et la pastoral accompagnées d'intermèdes de ballet d'impression peu liée par la perte de celle-là. On se demande alors comment le dramaturge ménage la cohésion de genres entre ballet de cour d'ambiance surnaturelle et galante, et une petite comédie de la Comtesse de caractère assez vulgaire, et, d'ailleurs, l'intégration de sens entre la comédie d'une mince quantité et les intermèdes de ballet de grande ampleur. Il est intéressant de noter que Molière ne s'est, semble-t-il, beaucoup soucié, ni de manque de construction logique, ni de dissonance de genres. Le texte de comédie poursuit l'investigation comique du personnage principal à travers l'établissement de la corrélation entre celui-ci et les autres personnages. Sa mise en scène met, d'abord, en contraste la Madame obsédée de l'idée de noblesse et le Vicomte, vrai aristocrate et faux amoureux de la Comtesse, et, ensuite, confie la mission de mettre en accent la contradiction comique de la Comtesse à Julie, vrai amoureuse du Vicomte. C'est à partir de la partie intermédiaire de la comédie qu'ils conduisent, d'un regard détaché et en silence, les spectateurs à voir le monodrame à se faire rire de la Comtesse, et ceci dominée par la passion maîtresse de la qualité de caractère plutôt superficiel, comme on la voit au󰡐théâtre dans le théâtre.󰡑La Comtesse prolonge, au cour des intermèdes pastoraux, la comédie d'illusion de fuite à la société de cour dans l'identification enivrée avec la fantaisie pastorale, comme elle vient de faire voir la comédie de forme du théâtre dans le théâtre. Elle est en train de goûter la satisfaction fantastique en se croyant aimée du Vicomte, comme Monsieur Jourdain se sent dans le rite d'anoblissement turc. De cette façon, les intermèdes pastoraux concrétisent une nouvelle formule d'établir la cohésion de genres grâce à l'utilisation paradoxale de l'opposition de genres. En ce sens, ce que Monsieur Harpin dénonce en termes de la Comtesse en interrompant la pastoral agrémentée d'intermèdes de ballet, c'est son vrai visage plongé dans l'aveuglemet comique et, d'ailleurs, le calcul sentimental et pécuniaire. Si la comédie de nuance âpre de la Comtesse, Madame Bovary de l'époque classique, échappe à sa fin funeste du roman réaliste, c’est qu'il lui reste Monsieur Tibaudier, homme de culture littéraire et de caractère franc, et, de plus, le denier intermède, finale de la comédie-ballet, laquelle apaisera ses illusions perdues. La comédie dite impromptu sauvegarde sa présence esthétique dans la comédie-ballet, car le dramaturge parvient à établir un rapport complémentaire entre la comédie de fond satirique et le ballet de cour, arts de la fantaisie poétique. La comédie-ballet de La Comtesse d'Escarbagnas était jugé en tant qu'une belle réussite comparable au Bourgeois Gentilhomme et au Malade imaginaire grâce à sa mérite de rendre compatible la conscience comique lucide de la nature et la générosité de forme artistique à l'égard de sa contradiction et de ses limites.

Abstract

Ce qui retient notre attention par rapport à La Comtesse d'Escarbagnas de Molière, sa comédie-ballet, c'est qu'il y donne l'impression d'avoir produit une pochade faite à la hâte pour la fête royale nommée Ballet des ballets, dans laquelle il a introduit une série de tableaux fragmentés de visites des amoureux auprès de la Comtesse d'Escargagnas et la pastoral accompagnées d'intermèdes de ballet d'impression peu liée par la perte de celle-là. On se demande alors comment le dramaturge ménage la cohésion de genres entre ballet de cour d'ambiance surnaturelle et galante, et une petite comédie de la Comtesse de caractère assez vulgaire, et, d'ailleurs, l'intégration de sens entre la comédie d'une mince quantité et les intermèdes de ballet de grande ampleur. Il est intéressant de noter que Molière ne s'est, semble-t-il, beaucoup soucié, ni de manque de construction logique, ni de dissonance de genres. Le texte de comédie poursuit l'investigation comique du personnage principal à travers l'établissement de la corrélation entre celui-ci et les autres personnages. Sa mise en scène met, d'abord, en contraste la Madame obsédée de l'idée de noblesse et le Vicomte, vrai aristocrate et faux amoureux de la Comtesse, et, ensuite, confie la mission de mettre en accent la contradiction comique de la Comtesse à Julie, vrai amoureuse du Vicomte. C'est à partir de la partie intermédiaire de la comédie qu'ils conduisent, d'un regard détaché et en silence, les spectateurs à voir le monodrame à se faire rire de la Comtesse, et ceci dominée par la passion maîtresse de la qualité de caractère plutôt superficiel, comme on la voit au󰡐théâtre dans le théâtre.󰡑La Comtesse prolonge, au cour des intermèdes pastoraux, la comédie d'illusion de fuite à la société de cour dans l'identification enivrée avec la fantaisie pastorale, comme elle vient de faire voir la comédie de forme du théâtre dans le théâtre. Elle est en train de goûter la satisfaction fantastique en se croyant aimée du Vicomte, comme Monsieur Jourdain se sent dans le rite d'anoblissement turc. De cette façon, les intermèdes pastoraux concrétisent une nouvelle formule d'établir la cohésion de genres grâce à l'utilisation paradoxale de l'opposition de genres. En ce sens, ce que Monsieur Harpin dénonce en termes de la Comtesse en interrompant la pastoral agrémentée d'intermèdes de ballet, c'est son vrai visage plongé dans l'aveuglemet comique et, d'ailleurs, le calcul sentimental et pécuniaire. Si la comédie de nuance âpre de la Comtesse, Madame Bovary de l'époque classique, échappe à sa fin funeste du roman réaliste, c’est qu'il lui reste Monsieur Tibaudier, homme de culture littéraire et de caractère franc, et, de plus, le denier intermède, finale de la comédie-ballet, laquelle apaisera ses illusions perdues. La comédie dite impromptu sauvegarde sa présence esthétique dans la comédie-ballet, car le dramaturge parvient à établir un rapport complémentaire entre la comédie de fond satirique et le ballet de cour, arts de la fantaisie poétique. La comédie-ballet de La Comtesse d'Escarbagnas était jugé en tant qu'une belle réussite comparable au Bourgeois Gentilhomme et au Malade imaginaire grâce à sa mérite de rendre compatible la conscience comique lucide de la nature et la générosité de forme artistique à l'égard de sa contradiction et de ses limites.

참고문헌 (12)

  1. MOLIÈRE, "La Comtesse d'Escarbagnas OEuvres complètes, tome II, In Bibliothèque de la Pléiade" (2010), Gallimard
  2. MOLIÈRE, "Ballet des ballets, OEuvres complètes, tome II, In Bibliothèque de la Pléiade" (2010), Gallimard
  3. ANTHONY James R, "La Musique en France à l'époque baroque : De Beau joyeux à Rameau (1974)" (2010), Flammarion
  4. CESSAC Catherine, dir, "Molière et la musique Des états du languedoc à la cour du Roi-Soleil" (2004), Les Presses du Languedoc
  5. CHRISTOUT Marie-Françoise, "17세기 궁정발레" (1990), 삼신각
  6. CHRISTOUT Marie-Françoise, "Le Ballet de cour de Louis XIV 1643-1672 Mises en scène" (2005), Picard
  7. MAZOUER Charles, "Molière et ses Comédies-ballets" (1993), Klincksieck
  8. McBRIDE Robert, "The Triumph of Ballet in Molière's Theatre" (1992), Edwin Mellen Press
  9. REY-FLAUD Bernadette, "Molière et la farce" (1996), Droz
  10. VIALA Alain, "La France galante" (2008), P.U.F.
  11. GARAPON Robert, "Le Dernier Molière, des Fourberises de Scapin au Malade imaginaire" (1977), S.E.D.E.S.
  12. LA GORCE Jérôme de, "󰡒Le Ballet des ballets󰡓 in Molière et la musique Des états du languedoc à la cour du Roi-Soleil" (2004), Les Presses du Languedoc

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