본문 바로가기
KERD
논문KCI 등재

몰리에르의 『부르주아 귀족』 : 발레희극 장르의 걸작

Le Bourgeois Gentilhomme de Molière : chef d’œuvre du genre de la comédie-ballet

0

조회

0

다운로드

5

인용

0

참고문헌

키워드

초록

Ce qui retient notre attention par rapport au Bourgeois Gentilhomme de Molière, sa comédie-ballet, c'est qu'il y donne l'impression d'avoir produit une comédie qui transmet une propagande politique ou provoque un rire aux éclats parce qu’elle comporte la cérémonie turque, mascarade grotesque, et les intermèdes musicaux qui munissent la pièce comique d’ambiance joyeuse et irréaliste. On ne pourrait pas, néanmoins, dire que le personnage principal nommé Monsieur Jourdain est un simple personnage de comédie dans la mesure où il domine toute la pièce jusqu’à poser un obstacle insurmontable à l’issue comique pour le jeune couple et, à se convaincre d’être promu noble au sens complet du terme. Cette donnée du texte comique suppose que celui-ci s’appuie sur le mérite distinctif et la souplesse de sens du texte d’intermède composé de musique et de danse. Le choix du dramaturge y semble être évidente : s’il introduit autant de narrativité dramatique et de comique parodique dans les intermèdes que le texte comique, il aura la possibilité d’assurer à la pièce un dénouement heureux tout en explorant exhaustivement la marotte chimérique de la noblesse chez le protagoniste comique. Le texte d’intermède commence l'investigation comique du personnage principal à travers ses réactions plus ou moins actives contre celui-là, ainsi que critique hautaine et peu fondée, et imitation tromphaliste mais de résultat médiocre. Le texte d’intermède qui suit visualise l’ aspiration vers la noblesse de cour dans le personnage peu qualifié dans la formation des savoirs et des manières aristocratiques. C'est à partir de la troisième acte de la pièce comique que le monde du texte d’intermède entre en conflit radical avec celui du texte comique à l’occason de la demande, de la part de Cléonte d’origine bourgeoise, en mariage avec Lucile, fille de la famille, celle-là refusée par le personnage principal. Le blocage du jeune couple amoureux, qui fait partie de l’intrigue essentielle de la pièce, prépare deux intermèdes, l’un pour fêter l’invitation de la marquise Dorimène chez le personnage entêté de la galanterie pour une grande dame, l’autre pour introniser M. Jourdain en noble turque par le biais de la mascarade organisée par Cléonte et Covielle, déguisés en fils du Grand turque et son serviteur. L’intermède du festin donne au personnage principal la chance d’afficher à la Marquise ses manières courtoises apprises, tandis qu’il finit par lui dévoiler son vrai visage, selon l’expression du comte Dorante, résumé par "un bon bourgeois ridicule.”On s’aperçoit alors que l’intermède du troisième acte fait preuve du mérite narratif et comique en développant l’intrigue et, en même temps, en faisant la peinture parodoque du caractère. Par contre, les intermèdes de deux deniers actes appartiennent à la catégorie des ‘ornements extrapoétiques’ selon la définition de Bénédicte Louvate, parce qu’ils sont introduits non au niveau de la cohérence logique dans l’intrigue, mais plutôt par le besoin du développer le caractère du personnage central. L’intermède de la cérémonie turque parvient à réaliser, à travers la composition variée et très habile de la musique et et de la danse, trois effets dramatiques : l’expression complète de l’égarement moral chez le personnage, l’extrême parodie de son égarement, l’adoucissement de la satire par la médiation de l’exotisme et de l’élévation de style. De cette façon, l’intermède du quatrième acte fait la satire de la fantaisie obsessive du personnage tout en soulageant l’impression de profaner le royaume de France et la religion chrétienne. Les ‘Ballets des nations’, finale de la comédie-ballet, élargissent l’épanouissement de la fantaisie et sa parodie accompagnée, tous deux accomplis par la cérémonie turque. Les personnages du texte comique sont au comble de leur satisfaction fantastique ou réelle en assistant à l’intermède de ballet organisé par "Son Altesse Turque” et Dorante en attente passionnée du mariage avec Dorimène. Or c’est au cours du dernier intermède que le personnage central se laisse parodier sous un auto-portait du vieux bourgeois babillard, et que Dorante se voit accuser de dégradation morale et d’usurpation du pouvoir royal par la présence symbolique et immédiate du Roi. De la sorte, la variété et la dynamique dans les programmes du texte d’intermèdes attribuent aux personnages de comédie l’identité de couche imaginaire, et inspirent aux spectateurs une pensée réflexive sous les formes de la ‘satire de la fantaisie’ et du ‘théâtre dans le théâtre’. Le texte comique, rendu parfait au niveau narrative et comique dans l’intermède, fusionne le plaisir comique et l’introspection scénique. Ce qui constitue l’originalité de la pièce comique, c’est que le personnage central ne se rend compte de faire l’objet de la dérision de la part des autres personnages et des spectateurs jusqu’à ce que le rideau tombe. Le personnage, bien que extrêment ridicule, laisse derrière lui une longue résonance sombre et même poignante, car il semble témoigner du fait que ‘la vie est une mascarade’, comme l’affirmera encore Argan du Malade imaginaire. Si la pièce comique donne l’impression d’être vraisemblable à la représentation radicale de la véritable folie des grandeurs, c’est qu’elle réussit à concrétiser la vérité intérieure de l’humain à travers la peinture vivante du tâtonnement de l’identité dans l’imaginaire chez le personnage central. Le personnage du vieux bourgeois quittant amèrement la salle de spectacle après avoir échoué à arriver à sa place réservée au public de qualité, c’est le même personnage que celui qui danse et chante en chœur en état d’exaltation euphorique avec les autres personnages du texte de comédie et les danseurs dans les derniers instants de l’intermède final. La rasion pour laquelle le dramaturge choisit le genre de la comédie-ballet pour le Bourgeois Gentilhomme, c’est qu’il voudrait formuler en dernier ressort la compassion et l’indulgence à l’égard de la nature humaine au-dessus de la satire forcenée de la fantaisie illusoire ou de la vie pleine de contraintes. En ce sens, le texte d’intermède parvient à exhausser sa cohésion des genres avec le texte comique à la hauteur de leur synthèse de sens.

Abstract

Ce qui retient notre attention par rapport au Bourgeois Gentilhomme de Molière, sa comédie-ballet, c'est qu'il y donne l'impression d'avoir produit une comédie qui transmet une propagande politique ou provoque un rire aux éclats parce qu’elle comporte la cérémonie turque, mascarade grotesque, et les intermèdes musicaux qui munissent la pièce comique d’ambiance joyeuse et irréaliste. On ne pourrait pas, néanmoins, dire que le personnage principal nommé Monsieur Jourdain est un simple personnage de comédie dans la mesure où il domine toute la pièce jusqu’à poser un obstacle insurmontable à l’issue comique pour le jeune couple et, à se convaincre d’être promu noble au sens complet du terme. Cette donnée du texte comique suppose que celui-ci s’appuie sur le mérite distinctif et la souplesse de sens du texte d’intermède composé de musique et de danse. Le choix du dramaturge y semble être évidente : s’il introduit autant de narrativité dramatique et de comique parodique dans les intermèdes que le texte comique, il aura la possibilité d’assurer à la pièce un dénouement heureux tout en explorant exhaustivement la marotte chimérique de la noblesse chez le protagoniste comique. Le texte d’intermède commence l'investigation comique du personnage principal à travers ses réactions plus ou moins actives contre celui-là, ainsi que critique hautaine et peu fondée, et imitation tromphaliste mais de résultat médiocre. Le texte d’intermède qui suit visualise l’ aspiration vers la noblesse de cour dans le personnage peu qualifié dans la formation des savoirs et des manières aristocratiques. C'est à partir de la troisième acte de la pièce comique que le monde du texte d’intermède entre en conflit radical avec celui du texte comique à l’occason de la demande, de la part de Cléonte d’origine bourgeoise, en mariage avec Lucile, fille de la famille, celle-là refusée par le personnage principal. Le blocage du jeune couple amoureux, qui fait partie de l’intrigue essentielle de la pièce, prépare deux intermèdes, l’un pour fêter l’invitation de la marquise Dorimène chez le personnage entêté de la galanterie pour une grande dame, l’autre pour introniser M. Jourdain en noble turque par le biais de la mascarade organisée par Cléonte et Covielle, déguisés en fils du Grand turque et son serviteur. L’intermède du festin donne au personnage principal la chance d’afficher à la Marquise ses manières courtoises apprises, tandis qu’il finit par lui dévoiler son vrai visage, selon l’expression du comte Dorante, résumé par "un bon bourgeois ridicule.”On s’aperçoit alors que l’intermède du troisième acte fait preuve du mérite narratif et comique en développant l’intrigue et, en même temps, en faisant la peinture parodoque du caractère. Par contre, les intermèdes de deux deniers actes appartiennent à la catégorie des ‘ornements extrapoétiques’ selon la définition de Bénédicte Louvate, parce qu’ils sont introduits non au niveau de la cohérence logique dans l’intrigue, mais plutôt par le besoin du développer le caractère du personnage central. L’intermède de la cérémonie turque parvient à réaliser, à travers la composition variée et très habile de la musique et et de la danse, trois effets dramatiques : l’expression complète de l’égarement moral chez le personnage, l’extrême parodie de son égarement, l’adoucissement de la satire par la médiation de l’exotisme et de l’élévation de style. De cette façon, l’intermède du quatrième acte fait la satire de la fantaisie obsessive du personnage tout en soulageant l’impression de profaner le royaume de France et la religion chrétienne. Les ‘Ballets des nations’, finale de la comédie-ballet, élargissent l’épanouissement de la fantaisie et sa parodie accompagnée, tous deux accomplis par la cérémonie turque. Les personnages du texte comique sont au comble de leur satisfaction fantastique ou réelle en assistant à l’intermède de ballet organisé par "Son Altesse Turque” et Dorante en attente passionnée du mariage avec Dorimène. Or c’est au cours du dernier intermède que le personnage central se laisse parodier sous un auto-portait du vieux bourgeois babillard, et que Dorante se voit accuser de dégradation morale et d’usurpation du pouvoir royal par la présence symbolique et immédiate du Roi. De la sorte, la variété et la dynamique dans les programmes du texte d’intermèdes attribuent aux personnages de comédie l’identité de couche imaginaire, et inspirent aux spectateurs une pensée réflexive sous les formes de la ‘satire de la fantaisie’ et du ‘théâtre dans le théâtre’. Le texte comique, rendu parfait au niveau narrative et comique dans l’intermède, fusionne le plaisir comique et l’introspection scénique. Ce qui constitue l’originalité de la pièce comique, c’est que le personnage central ne se rend compte de faire l’objet de la dérision de la part des autres personnages et des spectateurs jusqu’à ce que le rideau tombe. Le personnage, bien que extrêment ridicule, laisse derrière lui une longue résonance sombre et même poignante, car il semble témoigner du fait que ‘la vie est une mascarade’, comme l’affirmera encore Argan du Malade imaginaire. Si la pièce comique donne l’impression d’être vraisemblable à la représentation radicale de la véritable folie des grandeurs, c’est qu’elle réussit à concrétiser la vérité intérieure de l’humain à travers la peinture vivante du tâtonnement de l’identité dans l’imaginaire chez le personnage central. Le personnage du vieux bourgeois quittant amèrement la salle de spectacle après avoir échoué à arriver à sa place réservée au public de qualité, c’est le même personnage que celui qui danse et chante en chœur en état d’exaltation euphorique avec les autres personnages du texte de comédie et les danseurs dans les derniers instants de l’intermède final. La rasion pour laquelle le dramaturge choisit le genre de la comédie-ballet pour le Bourgeois Gentilhomme, c’est qu’il voudrait formuler en dernier ressort la compassion et l’indulgence à l’égard de la nature humaine au-dessus de la satire forcenée de la fantaisie illusoire ou de la vie pleine de contraintes. En ce sens, le texte d’intermède parvient à exhausser sa cohésion des genres avec le texte comique à la hauteur de leur synthèse de sens.

참고문헌 (29)

  1. MOLIÈRE, "Bourgeois Gentilhomme, OEuvres complètes, tome II, Bibliothèque de la Pléiade" (2010), Gallimard
  2. MOLIÈRE, "Livret du « Bourgeois Gentilhomme », OEuvres complètes, tome II, Bibliothèque de la Pléiade" (2010), Gallimard
  3. MOLIÈRE, "La Cérémonie turque(version de 1682), OEuvres complètes, tome II, Bibliothèque de la Pléiade" (2010), Gallimard
  4. ANTHONY James R, "La Musique en France à l'époque baroque : De Beaujoyeulx à Rameau (1974)" (1974), Flammarion
  5. BERETTA Alain, "Le Bourgeois Gentilhomme »(1670) La célébration de l’illusion, in L’École des lettres", Molière mis en scène, (13) (2002)
  6. BOURQUI Claude, "La Commedia dell’arte" (2000), S.E.D.E.S
  7. BOURQUI Claude, "Molière et la comédie italienne Le Lazzo dans la création moliéresque" (2003), L’Harmattan
  8. CESSAC Catherine, "Molière et la musique Des états du languedoc à la cour du Roi-Soleil" (2004), Les Presses du Languedoc
  9. CHRISTOUT Marie-Françoise, "17세기 궁정발레" (1990), 삼신각
  10. CHRISTOUT Marie-Françoise, "Le Ballet de cour de Louis XIV 1643-1672 Mises en scène" (2005), Picard
  11. DANDREY Patrick, "Molière ou l’esthétique du ridicule" (1992), Klinsieck
  12. DANDREY Patrick, "Molière et Trois Comédies « morales » Le Misanthrope, George Dandin, Le Bourgeois Gentilhomme" (1999), Klinsieck
  13. DESMARRES Fanny Népote, "Jeux de parole et jeux de vérité dans Le Misanthropre, George Dandin et Le Bourgeois gentilhomme", Littératures Classiques, (38) (2000), Honoré Champion
  14. FORESTIER Georges, "Esthétique de l’identité dans le théâtre français(1550-1680). Le déguisement et ses avatars" (1981), Droz
  15. FORESTIER Georges, "Le Théâtre dans le théâtre sur la scène française du XVIIe siècle" (1990), Droz
  16. FORESTIER Georges, "Molière en toutes lettres" (1990), Bordas
  17. LANDY Rémy, "George Dandin et Le Bourgeois Gentilhomme : le mariage de la comédie et du ballet", Littératures Classiques, 38 (2000), Honoré Champion
  18. LEPLATRE Olivier, "Lecture d’une oeuvre Le Misanthrope, George Dandin, Le Bourgeois Gentilhomme ou les comédies de la mondanité" (1999), Éditions du temps
  19. LOUVATE Bénédicte, "George Dandin et Le Bourgeois Gentilhomme : de la comédie alternée à la comédie-ballet", Op. Cit, (13) (1999)
  20. MAZOUER Charles, "Molière et ses Comédies-ballets" (1993), Klincksieck
  21. MAZOUER Charles, "Trois Comédies de Molière Études sur Le Misanthrope, George Dandin, Le Bourgeois Gentilhomme" (1999), S.E.D.E.S
  22. MAZOUER Charles, "Molière Le Misanthrope, George Dandin, Le Bourgeois Gentilhomme", Littératures Classiques, 38 (2000), Honoré Champion
  23. McBRIDE Robert, "The Triumph of Ballet in Molière's Theatre" (1992), Edwin Mellen Press
  24. POROT Bernard, "Les Interactions entre musique et théâtre" (2011), L’Entretemps
  25. REY-FLAUD Bernadette, "Molière et la farce" (1996), Droz
  26. SAOUCHE Sabine, "La Gestuelle civile dans Le Misanthropre, George Dandin, et Le Bourgeois Gentilhomme", Op. cit, 13 (1999)
  27. SCHNEIDE Herbert, "Molière et la musique Des états du languedoc à la cour du Roi-Soleil" (2004), Les Presses du Languedoc
  28. SERROY Jean, "Littératures Classiques, Molière Le Misanthrope, George Dandin, Le Bourgeois Gentilhomme" (2000), Honoré Champion
  29. VIALA Alain, "La France galante" (2008), P.U.F

이 간행물의 다른 논문 (28건)