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진학문(秦學文)과 모파상 Maupassant - 1910년대의 프랑스 소설 번역에 대한 고찰

Jin Hak-Mun et Maupassant -Réflexions sur la traduction des romans français dans les années 1910

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L’intérêt principal de cette étude porte sur l’examen précis des oeuvres françaises traduites en coréen avant l’Indépendance. Etant considérées comme une double traduction ou comme une simple transposition, ces oeuvres ont souffert d’un préjugé défavorable et n’ont généralement pas attiré l’attention jusqu’ici. Cette étude visant à réévaluer leur statut appelle nécessairement les trois considérations préliminaires suivantes. Tout d’abord, il faut tenir compte des circonstances de l’époque. Très peu d’œuvres françaises ont été introduites en Corée et aucune théorie sur la traduction n’existait alors. Les premiers traducteurs, eux-mêmes précurseurs, ont ignoré l’abord de l’oeuvre originale et ont été confrontés à de très nombreuses contraintes dans leur travail. Ensuite, avant de repérer et critiquer des erreurs commises dans la traduction, une vérification devra être opérée. Il s’agira de comparer le texte original en français avec les traductions japonaises ou anglaises dont les traducteurs se sont servis dans leur travail. Enfin, il faut prendre en considération la façon dont les premiers traducteurs réagissent à ces nouvelles expériences et ceux qu’ils n’ont pas pu saisir du texte original, leur texte de base n’étant pas forcément une traduction fidèle. Afin de répondre à toutes ces questions, nous avons d’abord évoqué l’histoire de la réception des romans français de l’Ouverture du pays aux années 1910. L’examen de La Jeunesse, la revue la plus active de l’époque qui publie pour la première fois un conte de Maupassant et l’action de Choi Nam-Sun, furent propices à cette approche. La partie suivante présente la carrière de Jin Hak-Mun en tant que traducteur et auteur. Comptant au nombre des élites intellectuelles de l’époque, connaisseur de la langue anglaise, japonaise et russe, il traduit Le pain maudit de Maupassant en 1917. Avant l’examen de son travail, nous avons relevé les critiques sur ce premier traducteur de Maupassant. Cette observation est suivie par l’étude comparative de la réception de Maupassant au Japon. La dernière partie examine en détail la traduction de Jin Hak-Mun en la comparant à l’œuvre originale ainsi qu’aux traductions japonaises et anglaises qu’il a pu utiliser. A travers sa traduction, nous avons pu constater que son cas illustre le destin des premiers traducteurs contraints de faire une traduction à partir des œuvres dans une autre langue. Ne pouvant pas être ainsi considérée comme une véritable traduction, leur travail reste assez flou. La transmission d’un contenu insuffisant et d’un sens peu clair fut la tendance de traduction à l’époque; ce qui caractérise la réception de la littérature française de ces années-là. Par ailleurs, il faut souligner que l’importance ne réside pas dans la question des doubles traductions ou de mauvaises traductions, mais dans le fait que les premiers traducteurs aient servi une autre traduction ne reflétant plus la subtilité de l’intention de l’auteur. Ainsi, leur travail aboutit au résultat d’une double traduction, dans un sens large. En fait, les problèmes causés par «la double traduction» se retrouvent souvent dans les traductions ultérieures: ‘créer une traduction’, ‘préférer décrire la quotidienneté au lieu de chercher à transmettre la véritable intention de l’auteur’, ‘ne pas traduire des mots compliqués ou propres à l’auteur’, ‘ne pas s’atteler à la recherche de mots correspondant dans sa langue maternelle’. Tout ce constat nous amène à revenir sur l’examen précis et documenté du texte de base, en fonction de chaque traducteur. Cette méthodologie contribuera ainsi à consolider les connaissances historiques de la traduction en Corée du Sud.

Abstract

L’intérêt principal de cette étude porte sur l’examen précis des oeuvres françaises traduites en coréen avant l’Indépendance. Etant considérées comme une double traduction ou comme une simple transposition, ces oeuvres ont souffert d’un préjugé défavorable et n’ont généralement pas attiré l’attention jusqu’ici. Cette étude visant à réévaluer leur statut appelle nécessairement les trois considérations préliminaires suivantes. Tout d’abord, il faut tenir compte des circonstances de l’époque. Très peu d’œuvres françaises ont été introduites en Corée et aucune théorie sur la traduction n’existait alors. Les premiers traducteurs, eux-mêmes précurseurs, ont ignoré l’abord de l’oeuvre originale et ont été confrontés à de très nombreuses contraintes dans leur travail. Ensuite, avant de repérer et critiquer des erreurs commises dans la traduction, une vérification devra être opérée. Il s’agira de comparer le texte original en français avec les traductions japonaises ou anglaises dont les traducteurs se sont servis dans leur travail. Enfin, il faut prendre en considération la façon dont les premiers traducteurs réagissent à ces nouvelles expériences et ceux qu’ils n’ont pas pu saisir du texte original, leur texte de base n’étant pas forcément une traduction fidèle. Afin de répondre à toutes ces questions, nous avons d’abord évoqué l’histoire de la réception des romans français de l’Ouverture du pays aux années 1910. L’examen de La Jeunesse, la revue la plus active de l’époque qui publie pour la première fois un conte de Maupassant et l’action de Choi Nam-Sun, furent propices à cette approche. La partie suivante présente la carrière de Jin Hak-Mun en tant que traducteur et auteur. Comptant au nombre des élites intellectuelles de l’époque, connaisseur de la langue anglaise, japonaise et russe, il traduit Le pain maudit de Maupassant en 1917. Avant l’examen de son travail, nous avons relevé les critiques sur ce premier traducteur de Maupassant. Cette observation est suivie par l’étude comparative de la réception de Maupassant au Japon. La dernière partie examine en détail la traduction de Jin Hak-Mun en la comparant à l’œuvre originale ainsi qu’aux traductions japonaises et anglaises qu’il a pu utiliser. A travers sa traduction, nous avons pu constater que son cas illustre le destin des premiers traducteurs contraints de faire une traduction à partir des œuvres dans une autre langue. Ne pouvant pas être ainsi considérée comme une véritable traduction, leur travail reste assez flou. La transmission d’un contenu insuffisant et d’un sens peu clair fut la tendance de traduction à l’époque; ce qui caractérise la réception de la littérature française de ces années-là. Par ailleurs, il faut souligner que l’importance ne réside pas dans la question des doubles traductions ou de mauvaises traductions, mais dans le fait que les premiers traducteurs aient servi une autre traduction ne reflétant plus la subtilité de l’intention de l’auteur. Ainsi, leur travail aboutit au résultat d’une double traduction, dans un sens large. En fait, les problèmes causés par «la double traduction» se retrouvent souvent dans les traductions ultérieures: ‘créer une traduction’, ‘préférer décrire la quotidienneté au lieu de chercher à transmettre la véritable intention de l’auteur’, ‘ne pas traduire des mots compliqués ou propres à l’auteur’, ‘ne pas s’atteler à la recherche de mots correspondant dans sa langue maternelle’. Tout ce constat nous amène à revenir sur l’examen précis et documenté du texte de base, en fonction de chaque traducteur. Cette méthodologie contribuera ainsi à consolider les connaissances historiques de la traduction en Corée du Sud.

참고문헌 (38)

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