시몬 드 보부아르의 육체에 대한 윤리적 성찰 - 『제2의 성』을 향한 비판에 대한 재고찰
Réflexion morale de Simone de Beauvoir sur le corps - remise en question de la critique du Deuxième Sexe
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La passion féministe suscitée depuis longtemps par Le Deuxième Sexe a contribué à détourner ses yeux du fait que Simone de Beauvoir a écrit cet œuvre dans l'intention de réfléchir aux solutions morales concrètes sur les problèmes vécus par l’ê̂tre humain au sein de l'existence. A partir de la connaissance de cette réalité problématique, notre étude a pour but de resaisir la réflexion beauvoireinne sur le corps dans le cadre de l'existentialisme moral. La présupposition de Beauvoir peut se résumer ainsi : dans la société patriarcale, les femmes sont cantonnées à la situation de l'Autre. Pour vérifier cette présupposition, elle analyse les principes du fonctionnement à la fois au niveau collectif et individuel de l'idéologie patriarcale qui oblige les femmes de vivre en tant qu'Autre. Et au sein de cette analyse, Beauvoir focalise tout son intérêt sur les expériences corporelles vécues par les femmes. Car, pour elle, le corps n'est pas seulement une facticité de l'ê̂tre humain, mais aussi un lieu où s'exprime totalement sa relation avec le monde. Le coprs se définit donc chez elle avant tout comme l'acteur de "notre prise sur le monde et l'esquisse de nos projets", c'est-à-dire l'expreission totale de notre situation. Dans ce contexte, nous pouvons dire que l'idée beauvoirienne sur le corps se rapproche plus de celle de Merleau-Ponty, qui le définit comme expression de la situation, que de celle de Sartre. semblant considérer le corps comme un instrument qui permet à la conscience d’être en relation avec le monde. Cependant, en refusant l'affirmation de Merleau-Ponty que la nature du corps se détermine par la subjectivité, Beauvoir affirme que le coprs, expression de la situation, se caractérise avant tout par l'ambiguï̈té, condition première de l'existence humaine ; cette ambiguïté fait le corps être à la fois désirant et désiré, transcendance et immanence, masculin et féminin. La possibilité la plus remarquable que Beauvoir attribue au caractère ambigu du corps, est celle de détruire le lien entre le corps féminin et la négativité, contribuant à jusfier la domination patriarcale des femmes. L'argument de Beauvoir nous semble pourtant problématique, malgré le caractère révolutionnaire de son idée : au cours de la mise en lumière de l'ambiguï̈té du corps, elle trouve l'un des fondements théoriques dans la biologie, bien qu'elle se réclame de l'anti-biologisme. Par conséquent, elle arrive à commettre une erreur d'identifier le corps féminin à l'immanence selon la logique biologique de cette époque-là. Ce problème est sans cesse indiqué par de nombreux chercheurs féministes. De plus, ils critiquent sévèrement l'androcentrisme et la misogynie impliqués dans sa vision sur le corps. Nous sommes fondamentalement en accord avec eux du fait que Beauvoir, au cours du développement de son argument, a commis une erreur d'accepter sans critique quelques preuves biologiques comme les faits. Cependant, à nos yeux, ces critiques sont le fruit d’un malentendu qui oublie deux éléments capitaux : lorsque Beauvoir dit que le corps féminin est immanent, elle décrit la situation problématique qu’ont les femmes avec leur corps, mais elle le fait d’une façon phénoménologique, pour rendre compte d’une certaine perception du corps féminin, et non pour l’enfermer dans une immanence ; Beauvoir choisit la stratégie narrative de mettre en avant la dualité du corps, qui peut ê̂tre à la fois transcendance et immance, pour donner ses lecteurs une grande occasion de reconnaî̂tre l'ambiguï̈té du corps. Pour résumer, la postion beauvoirienne sur le corps, semblant contradictoire, peut se dire comme résultat de sa stratégie de la polyphonisation pour figurer l'ambiguï̈té du corps. Et dans le fait qu'à travers la réflexion sur le corps, Beauvoir est arrivée non seulement à prouver la potentialité potlique de l'existentialisme et de sa morale, mais aussi à renouveler sa connaissance sur l'identité féminine, nous pouvons découvrir une valeur véritable de sa réflexion.
Abstract
La passion féministe suscitée depuis longtemps par Le Deuxième Sexe a contribué à détourner ses yeux du fait que Simone de Beauvoir a écrit cet œuvre dans l'intention de réfléchir aux solutions morales concrètes sur les problèmes vécus par l’ê̂tre humain au sein de l'existence. A partir de la connaissance de cette réalité problématique, notre étude a pour but de resaisir la réflexion beauvoireinne sur le corps dans le cadre de l'existentialisme moral. La présupposition de Beauvoir peut se résumer ainsi : dans la société patriarcale, les femmes sont cantonnées à la situation de l'Autre. Pour vérifier cette présupposition, elle analyse les principes du fonctionnement à la fois au niveau collectif et individuel de l'idéologie patriarcale qui oblige les femmes de vivre en tant qu'Autre. Et au sein de cette analyse, Beauvoir focalise tout son intérêt sur les expériences corporelles vécues par les femmes. Car, pour elle, le corps n'est pas seulement une facticité de l'ê̂tre humain, mais aussi un lieu où s'exprime totalement sa relation avec le monde. Le coprs se définit donc chez elle avant tout comme l'acteur de "notre prise sur le monde et l'esquisse de nos projets", c'est-à-dire l'expreission totale de notre situation. Dans ce contexte, nous pouvons dire que l'idée beauvoirienne sur le corps se rapproche plus de celle de Merleau-Ponty, qui le définit comme expression de la situation, que de celle de Sartre. semblant considérer le corps comme un instrument qui permet à la conscience d’être en relation avec le monde. Cependant, en refusant l'affirmation de Merleau-Ponty que la nature du corps se détermine par la subjectivité, Beauvoir affirme que le coprs, expression de la situation, se caractérise avant tout par l'ambiguï̈té, condition première de l'existence humaine ; cette ambiguïté fait le corps être à la fois désirant et désiré, transcendance et immanence, masculin et féminin. La possibilité la plus remarquable que Beauvoir attribue au caractère ambigu du corps, est celle de détruire le lien entre le corps féminin et la négativité, contribuant à jusfier la domination patriarcale des femmes. L'argument de Beauvoir nous semble pourtant problématique, malgré le caractère révolutionnaire de son idée : au cours de la mise en lumière de l'ambiguï̈té du corps, elle trouve l'un des fondements théoriques dans la biologie, bien qu'elle se réclame de l'anti-biologisme. Par conséquent, elle arrive à commettre une erreur d'identifier le corps féminin à l'immanence selon la logique biologique de cette époque-là. Ce problème est sans cesse indiqué par de nombreux chercheurs féministes. De plus, ils critiquent sévèrement l'androcentrisme et la misogynie impliqués dans sa vision sur le corps. Nous sommes fondamentalement en accord avec eux du fait que Beauvoir, au cours du développement de son argument, a commis une erreur d'accepter sans critique quelques preuves biologiques comme les faits. Cependant, à nos yeux, ces critiques sont le fruit d’un malentendu qui oublie deux éléments capitaux : lorsque Beauvoir dit que le corps féminin est immanent, elle décrit la situation problématique qu’ont les femmes avec leur corps, mais elle le fait d’une façon phénoménologique, pour rendre compte d’une certaine perception du corps féminin, et non pour l’enfermer dans une immanence ; Beauvoir choisit la stratégie narrative de mettre en avant la dualité du corps, qui peut ê̂tre à la fois transcendance et immance, pour donner ses lecteurs une grande occasion de reconnaî̂tre l'ambiguï̈té du corps. Pour résumer, la postion beauvoirienne sur le corps, semblant contradictoire, peut se dire comme résultat de sa stratégie de la polyphonisation pour figurer l'ambiguï̈té du corps. Et dans le fait qu'à travers la réflexion sur le corps, Beauvoir est arrivée non seulement à prouver la potentialité potlique de l'existentialisme et de sa morale, mais aussi à renouveler sa connaissance sur l'identité féminine, nous pouvons découvrir une valeur véritable de sa réflexion.
참고문헌 (34)
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