앙리 미쇼의 「플륌」과 롤랑 지게르의 「미로르」 비교
Comparaison entre 「Plume」 d'Henri Michaux et 「Miror」 de Roland Giguère
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초록
Notre étude a pour objectif de comparer 「Plume」 d'Henri Mihaux et 「Miror」 de Roland Giguère, et d'explorer leurs univers imaginaires à travers principalement leurs deux créatures imaginaires. Les œuvres, 「Plume」 et 「Miror」, possèdent des points communs entre eux. Elles se composent d'une série de courts épisodes numérotés où les personnages fictifs, portant chacun son nom propre, jouent le rôle principal. Si Miror, venu du mot 'miroir', reflète le dedans du poète, Plume symbolise la légèreté de l'être et l'écriture littéraire elle-même. Ces doules manifestent l'angoisse et le malheur des poètes en coflit avec le monde, et ils entreprennent de voyager pour en sortir. Pourtant, Plume et Miror se différencient l'un de l'autre par les aspects de leurs difficultés. D'abord, le premier est tourmenté par des événements extérieurs. Né dans un voyage réel, Plume est une sorte de personnage-tampon qui absorbe le choc à la place du poète pour qu'il ne souffre pas de la réalité. En outre, il utilise l'humour comme une arme contre la force agressive du monde. En revanche, mi-homme et mi-figure fictive, Miror est une victime de la perte et du désaroi de la vie intérieure. Protéiforme, troué, déchiré, il demeure dans un espace-temps tragique et fantastique. Il lui arrive de s'introduire dans l'interieur de l'Autre, que ce soit la chose et l'homme, pour trouver l'intériorité identique à lui-même. Finalement, il plonge dans le fond de la Grande Crevasse qui se révèle son propre corps. En ce qui concerne le rapport entre Plume et Miror, il s'agirait de rencontre plutôt que d'influence. Ces avatars de l'alter ego donnent un nom et une figure au mouvement ineffable et invisible de l'être.
Abstract
Notre étude a pour objectif de comparer 「Plume」 d'Henri Mihaux et 「Miror」 de Roland Giguère, et d'explorer leurs univers imaginaires à travers principalement leurs deux créatures imaginaires. Les œuvres, 「Plume」 et 「Miror」, possèdent des points communs entre eux. Elles se composent d'une série de courts épisodes numérotés où les personnages fictifs, portant chacun son nom propre, jouent le rôle principal. Si Miror, venu du mot 'miroir', reflète le dedans du poète, Plume symbolise la légèreté de l'être et l'écriture littéraire elle-même. Ces doules manifestent l'angoisse et le malheur des poètes en coflit avec le monde, et ils entreprennent de voyager pour en sortir. Pourtant, Plume et Miror se différencient l'un de l'autre par les aspects de leurs difficultés. D'abord, le premier est tourmenté par des événements extérieurs. Né dans un voyage réel, Plume est une sorte de personnage-tampon qui absorbe le choc à la place du poète pour qu'il ne souffre pas de la réalité. En outre, il utilise l'humour comme une arme contre la force agressive du monde. En revanche, mi-homme et mi-figure fictive, Miror est une victime de la perte et du désaroi de la vie intérieure. Protéiforme, troué, déchiré, il demeure dans un espace-temps tragique et fantastique. Il lui arrive de s'introduire dans l'interieur de l'Autre, que ce soit la chose et l'homme, pour trouver l'intériorité identique à lui-même. Finalement, il plonge dans le fond de la Grande Crevasse qui se révèle son propre corps. En ce qui concerne le rapport entre Plume et Miror, il s'agirait de rencontre plutôt que d'influence. Ces avatars de l'alter ego donnent un nom et une figure au mouvement ineffable et invisible de l'être.
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