호수의 문학적 형상화와 낭만주의 - 스낭쿠르, 라마르틴느, 생트뵈브를 중심으로
La figuration littéraire du lac et le romantisme
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초록
Comme le crépuscule, l'automne ou la ruine, on peut dire que le lac est un des motifs littéraires privilégiés chez les auteurs dits romantiques. En amont, il y a Rousseau qui a, d'une manière significative, introduit ce lieu désert et sauvage dans la littérature française, en en décrivant les aspects émouvants et surtout les expériences quasi mystiques qu'il y a vécues. Senancour, qui lui doit beaucoup, à son tour aimera et fréquentera le lac alpestre qui lui permet de découvrir non seulement la beauté sublime de la nature, mais aussi sa profondeur cachée. En contemplant le lac et ses alentours qui se confondent et qui s'estompent dans l'obscurité, il finit par tomber dans une profonde rê̂verie jusqu'à ne plus savoir où il est. Quand Il écoute le bruit des vagues dans la nuit silencieuse, il croit saisir un signe mystérieux qui vient d'une région lointaine et occulte de l'univers, qui témoigne de la présence d'un ailleurs. On sait que le lac lamartinien est un lieu profondément marqué par un événement personnel décisif : l'amour pour Julie et sa mort. Cet élément biographique lui donne un caractère plus subjectif et humain par rapport au lac de Rousseau ou de Senancour : y sont présents non seulement le moi et la nature, mais aussi autrui. D'où une expérience plus élargie de la communion. Deux ê̂tres s'unissent dans et avec la nature. Cette humanisation du lac est intimement liée à sa caractérisaion comme lieu de conservation ou de mémoire. Chez Sainte-Beuve, le lac n'est plus considéré comme un lieu d'expérience concret, mais comme un miroir qui réfléchit le ciel et les astres, c'est-à-dire un monde radicalement différent de l'ici-bas. D'où son assimilation à l'â̂me elle-même qui aspire à l'infini. C'est là une nouveauté qu'a introduit Sainte-Beuve dans la représentation du lac. Or, curieusement il a laissé un poème, L'Enfant rê̂veur, qui renverse toutes les significations positives que ses aînés ont données au lac. L'abîme qu'il dévoile en y plongeant est effrayant, plein de dangers. Ce qui préfigure la déception, voire le désenchantement qui vont prendre le dessus dans les générations suivantes. Chez Baudelaire, le lac sera pénétré de sang et deviendra un lieu de la mort. Lieu où se joue un certain romantisme ou image qui symbolise ses orientations, le lac se mê̂le profondément de l'histoire de ce romantisme. En ce sens, il peut servir d'un exemple efficace qui permet de saisir plus concrètement un des aspects principaux de ce mouvement littéraire, immense et complexe, appelé le Romantisme.
Abstract
Comme le crépuscule, l'automne ou la ruine, on peut dire que le lac est un des motifs littéraires privilégiés chez les auteurs dits romantiques. En amont, il y a Rousseau qui a, d'une manière significative, introduit ce lieu désert et sauvage dans la littérature française, en en décrivant les aspects émouvants et surtout les expériences quasi mystiques qu'il y a vécues. Senancour, qui lui doit beaucoup, à son tour aimera et fréquentera le lac alpestre qui lui permet de découvrir non seulement la beauté sublime de la nature, mais aussi sa profondeur cachée. En contemplant le lac et ses alentours qui se confondent et qui s'estompent dans l'obscurité, il finit par tomber dans une profonde rê̂verie jusqu'à ne plus savoir où il est. Quand Il écoute le bruit des vagues dans la nuit silencieuse, il croit saisir un signe mystérieux qui vient d'une région lointaine et occulte de l'univers, qui témoigne de la présence d'un ailleurs. On sait que le lac lamartinien est un lieu profondément marqué par un événement personnel décisif : l'amour pour Julie et sa mort. Cet élément biographique lui donne un caractère plus subjectif et humain par rapport au lac de Rousseau ou de Senancour : y sont présents non seulement le moi et la nature, mais aussi autrui. D'où une expérience plus élargie de la communion. Deux ê̂tres s'unissent dans et avec la nature. Cette humanisation du lac est intimement liée à sa caractérisaion comme lieu de conservation ou de mémoire. Chez Sainte-Beuve, le lac n'est plus considéré comme un lieu d'expérience concret, mais comme un miroir qui réfléchit le ciel et les astres, c'est-à-dire un monde radicalement différent de l'ici-bas. D'où son assimilation à l'â̂me elle-même qui aspire à l'infini. C'est là une nouveauté qu'a introduit Sainte-Beuve dans la représentation du lac. Or, curieusement il a laissé un poème, L'Enfant rê̂veur, qui renverse toutes les significations positives que ses aînés ont données au lac. L'abîme qu'il dévoile en y plongeant est effrayant, plein de dangers. Ce qui préfigure la déception, voire le désenchantement qui vont prendre le dessus dans les générations suivantes. Chez Baudelaire, le lac sera pénétré de sang et deviendra un lieu de la mort. Lieu où se joue un certain romantisme ou image qui symbolise ses orientations, le lac se mê̂le profondément de l'histoire de ce romantisme. En ce sens, il peut servir d'un exemple efficace qui permet de saisir plus concrètement un des aspects principaux de ce mouvement littéraire, immense et complexe, appelé le Romantisme.
참고문헌 (26)
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- Senancour, "Obermann" (1984), Gallimard
