번역가의 고통 - 서정시와 서사시의 경계에서 -
La souffrance du traducteur - entre le lyrisme et l'épique -
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초록
Dans son projet de la préface des Fleurs du mal, Baudelaire dit que “(...) la poésie française possède une prosodie mystérieuse et méconnue, comme les langues latine et anglaise (...)”, et c'est d'ailleurs chez Baudelaire que Meschonnic a pris le terme de prosodie avant de développer sa poétique du rythme. Pour ce critique de la traduction il faut traduire cette prosodie représentée par les récurrences sonores, échos et attaques consonantiques, - prosodie qui est élément du rythme et celui du sens. Mais comment transmettre au texte traduit une telle sonorité qui caractérise l'original? Cette activité traductrice devient plus importante dans la traduction des poèmes qui se trouvent entre le lyrisme et l'épique, tels que la <Fugue de la mort> de Paul Celan et <Jeon Bong-Jun qui va àSéoul> de Ahn Do-Hyun. Le rythme de ces poèmes n'est pas celui de l'individu, mais de la collectivité. Le sens que contient la prosodie du poème est inséparable du rythme. C'est là, l'angoisse du traducteur en face à ce travail dur imposé par le langage poétique. Meschonnic dit que la poésie de Gaston Miron réduit à rien les idées toutes faites sur l'opposition du lyrisme et de l'épique. Il est tout à fait contre Hegel affirmant que la poésie lyrique est àl'opposée de l'épique. <La marche à l'amour> de Miron est caractéristique de ce type de poème. Lisons, par exemple, ces vers :“j'ai du chiendent d'achigan plein l'âme” ou “les deux mains dans les furies dans les féeries”. Dans le premier cas le chiendent(plante) n'est jamais compatible avec l'achigan(poisson), mais Miron choisit ces deux mots pour dire la résistance de l'âme des québécois. La traduction peut représenter dans la langue d'arrivée ces caractères de la résistance, et par contre il est presque impossible de transmettre leur ressemblance phonique au texte traduit.
Abstract
Dans son projet de la préface des Fleurs du mal, Baudelaire dit que “(...) la poésie française possède une prosodie mystérieuse et méconnue, comme les langues latine et anglaise (...)”, et c'est d'ailleurs chez Baudelaire que Meschonnic a pris le terme de prosodie avant de développer sa poétique du rythme. Pour ce critique de la traduction il faut traduire cette prosodie représentée par les récurrences sonores, échos et attaques consonantiques, - prosodie qui est élément du rythme et celui du sens. Mais comment transmettre au texte traduit une telle sonorité qui caractérise l'original? Cette activité traductrice devient plus importante dans la traduction des poèmes qui se trouvent entre le lyrisme et l'épique, tels que la <Fugue de la mort> de Paul Celan et <Jeon Bong-Jun qui va àSéoul> de Ahn Do-Hyun. Le rythme de ces poèmes n'est pas celui de l'individu, mais de la collectivité. Le sens que contient la prosodie du poème est inséparable du rythme. C'est là, l'angoisse du traducteur en face à ce travail dur imposé par le langage poétique. Meschonnic dit que la poésie de Gaston Miron réduit à rien les idées toutes faites sur l'opposition du lyrisme et de l'épique. Il est tout à fait contre Hegel affirmant que la poésie lyrique est àl'opposée de l'épique. <La marche à l'amour> de Miron est caractéristique de ce type de poème. Lisons, par exemple, ces vers :“j'ai du chiendent d'achigan plein l'âme” ou “les deux mains dans les furies dans les féeries”. Dans le premier cas le chiendent(plante) n'est jamais compatible avec l'achigan(poisson), mais Miron choisit ces deux mots pour dire la résistance de l'âme des québécois. La traduction peut représenter dans la langue d'arrivée ces caractères de la résistance, et par contre il est presque impossible de transmettre leur ressemblance phonique au texte traduit.
참고문헌 (26)
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