앗시아 제바르Assia Djebar의 전복을 통한 글쓰기 - 『사랑, 기마행진L'Amour, la fantasia』(1985)을 중심으로
Assia Djebar’s writing through the subversion : Focusing on L’Amour, la fantasia
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Assia Djebar pseudonyme de Fatima-Zohra Imalhayène qui est décédée en février 2015, est un écrivain féminin de langue française d’origine algérienne. Elle est née et a passé son adolescence sous l’occupation française. Grâce à son père qui était instituteur de français, elle a appris le français qui lui permettait de sortir du harem et d’écrire. Le français devient sa seule langue d’écriture. Selon l’expression de Michel Tremblay, écrire une langue, c’est s’éloigner d’une langue, Lise Gauvin, “Quand on s’attaque à la langue, on redevient intelligent [entretien de Michel Tremblay avec Lise Gauvin]”, Possibles, Langue et culture 11(3), 1987, pp. 211-213. le français refoule intérieurement sa langue maternelle liée à l’oralité. Le français introduit par l’invasion (la conquête) est donc une langue adverse et lui donne une souffrance fondamentale. En tant que seule langue d’écriture et celle de l’ancien colonisateur, ce caractère contradictoire du français Djebar fait cesser d’écrire pendant dizaine d’années. Mais à travers la production cinématographique, elle découvre le nouveau français qui enregistre l’arabe et le conserve. C’est-à-dire, le français transforme une langue adverse et contrainte en langue complémentaire pour l’arabe. Grâce à cette expérience, Djebar peut retourner aux sources du langage et de la littérature. L’Amour, la fantasia (1985) que nous analyserons est l’un des romans de Quatuor algériens assez connu et traité à l’intérieur sous le sujet de “l’émancipation des femmes”, de “la réécriture historique dans une langue étrangère” etc. Ce roman raconte l’Histoire d’Algérie dès l’invasion française en 1830, il est composé de l’histoire autobiographique de l’auteur et des femmes algériennes. Djebar écrit en français pour réécrire une Histoire d’Algérie, autrement dit une Histoire marginale. C’est pour cette raison que L’Amour, la fantasia qui écrit en français et raconte l’Histoire d’Algérie est un texte caractérisé par la subversion. Notre étude mettra l’accent sur le sujet de “la subversion”. En général, la “subversion” désigne le renversement, la détruction des ordres(des institutions) établis, mais dans notre travail, il est synonyme d’une action générale qui provoque un changement et un désordre à travers la subversion(y compris le caractère hybride lié à l’action subversive). En raison du croisement de la narration historique et autobiographique avec la narration des femmes algériennes, cette œuvre possède une complexité narrative. Tout d’abord, nous analyserons le caractère textuel de L’Amour, la fantasia qui transgresse la loi général de la littérature et fait apparaître la diversité technique de l’écriture qui ne permet pas de réaliser un texte homogène. Ce roman est composé du croisement des narrations complexes, il se caractérise donc par une hybridité textuelle. Ensuite, nous rechercherons comment l’opposition entre les langues apparaît dans notre œuvre. Le français et l’arabe s’affrontent en représentant l’image l’une de la liberté et l’autre celle de la cloîture. En plus, le français lié à la lettre et l’arabe lié à la voix nous montrent deux caractères différents linguistiques: le français est une langue d’enregistrement par contre, l’arabe est une langue orale. Mais la comparaison entre deux langues plutôt nous permettera de retrouver le caractère typique du français pour suppléer l’arabe et devenir un moyen de résister. Dans la troième partie, nous examinerons le rapport entre l’Histoire et la langue. Djebar introduit la mémoire marginale à travers la voix des femmes algériennes qui était exclue dans l’Histoire officielle. Etant donné que l’Histoire est un passé enregistré sous la direction du vainqueur, de la puissance, l’Histoire officielle reflète le seul point du vue du vainqueur. Djebar résiste à l’Histoire fondée sur la mémoire historique qui ne nous représenterait le passé que sous une forme résumée et schématique Maurice Halbwachs, La mémoire collective, Albin Michel, 1997, p. 99. , en révélant la mémoire individuelle qui fait partie d’une mémoire collective qui caractérise la pluralité. L’Amour, la fantasia ayant un texte hybride et une transgression textuelle, circule entre les frontières des genres. L’ambiguïté textuelle produit le désordre de l’identité littéraire et va à l’encontre de la convention générale de la littérature. Le texte hors-genre, qui possède le caractère de divers genres, cause un trouble dans l’ordre hiérarchique de l’hégémonie. En remontant le passé, Djebar rencontre des femmes algériennes et exhume leurs voix ensevelies. Elle découvre l’existence la plus marginale dans l’Histoire, celle de la femme. Gràce au français qui permet de compléter l'arabe avec son caractère enregistreur, Djebar révèle la voix et la vie obscure des femmes qui ont doublement été opprimées par le vainqueur et l’homme. Elle les rend visibles et construit des lieux de mémoires des femmes. La révélation de la voix des femmes donne la parole publique aux femmes et davantage encore représente leur émancipation. L’Amour, la fantasia qui raconte l’Histoire marginale et exclue est considéré comme une palimpseste renversée. En plus, ce roman hors-dichotomie devient une écriture décentralisée et déterritorialisée qui rappelle le caractère pluriel sans frontières du Maghreb.
Abstract
Assia Djebar pseudonyme de Fatima-Zohra Imalhayène qui est décédée en février 2015, est un écrivain féminin de langue française d’origine algérienne. Elle est née et a passé son adolescence sous l’occupation française. Grâce à son père qui était instituteur de français, elle a appris le français qui lui permettait de sortir du harem et d’écrire. Le français devient sa seule langue d’écriture. Selon l’expression de Michel Tremblay, écrire une langue, c’est s’éloigner d’une langue, Lise Gauvin, “Quand on s’attaque à la langue, on redevient intelligent [entretien de Michel Tremblay avec Lise Gauvin]”, Possibles, Langue et culture 11(3), 1987, pp. 211-213. le français refoule intérieurement sa langue maternelle liée à l’oralité. Le français introduit par l’invasion (la conquête) est donc une langue adverse et lui donne une souffrance fondamentale. En tant que seule langue d’écriture et celle de l’ancien colonisateur, ce caractère contradictoire du français Djebar fait cesser d’écrire pendant dizaine d’années. Mais à travers la production cinématographique, elle découvre le nouveau français qui enregistre l’arabe et le conserve. C’est-à-dire, le français transforme une langue adverse et contrainte en langue complémentaire pour l’arabe. Grâce à cette expérience, Djebar peut retourner aux sources du langage et de la littérature. L’Amour, la fantasia (1985) que nous analyserons est l’un des romans de Quatuor algériens assez connu et traité à l’intérieur sous le sujet de “l’émancipation des femmes”, de “la réécriture historique dans une langue étrangère” etc. Ce roman raconte l’Histoire d’Algérie dès l’invasion française en 1830, il est composé de l’histoire autobiographique de l’auteur et des femmes algériennes. Djebar écrit en français pour réécrire une Histoire d’Algérie, autrement dit une Histoire marginale. C’est pour cette raison que L’Amour, la fantasia qui écrit en français et raconte l’Histoire d’Algérie est un texte caractérisé par la subversion. Notre étude mettra l’accent sur le sujet de “la subversion”. En général, la “subversion” désigne le renversement, la détruction des ordres(des institutions) établis, mais dans notre travail, il est synonyme d’une action générale qui provoque un changement et un désordre à travers la subversion(y compris le caractère hybride lié à l’action subversive). En raison du croisement de la narration historique et autobiographique avec la narration des femmes algériennes, cette œuvre possède une complexité narrative. Tout d’abord, nous analyserons le caractère textuel de L’Amour, la fantasia qui transgresse la loi général de la littérature et fait apparaître la diversité technique de l’écriture qui ne permet pas de réaliser un texte homogène. Ce roman est composé du croisement des narrations complexes, il se caractérise donc par une hybridité textuelle. Ensuite, nous rechercherons comment l’opposition entre les langues apparaît dans notre œuvre. Le français et l’arabe s’affrontent en représentant l’image l’une de la liberté et l’autre celle de la cloîture. En plus, le français lié à la lettre et l’arabe lié à la voix nous montrent deux caractères différents linguistiques: le français est une langue d’enregistrement par contre, l’arabe est une langue orale. Mais la comparaison entre deux langues plutôt nous permettera de retrouver le caractère typique du français pour suppléer l’arabe et devenir un moyen de résister. Dans la troième partie, nous examinerons le rapport entre l’Histoire et la langue. Djebar introduit la mémoire marginale à travers la voix des femmes algériennes qui était exclue dans l’Histoire officielle. Etant donné que l’Histoire est un passé enregistré sous la direction du vainqueur, de la puissance, l’Histoire officielle reflète le seul point du vue du vainqueur. Djebar résiste à l’Histoire fondée sur la mémoire historique qui ne nous représenterait le passé que sous une forme résumée et schématique Maurice Halbwachs, La mémoire collective, Albin Michel, 1997, p. 99. , en révélant la mémoire individuelle qui fait partie d’une mémoire collective qui caractérise la pluralité. L’Amour, la fantasia ayant un texte hybride et une transgression textuelle, circule entre les frontières des genres. L’ambiguïté textuelle produit le désordre de l’identité littéraire et va à l’encontre de la convention générale de la littérature. Le texte hors-genre, qui possède le caractère de divers genres, cause un trouble dans l’ordre hiérarchique de l’hégémonie. En remontant le passé, Djebar rencontre des femmes algériennes et exhume leurs voix ensevelies. Elle découvre l’existence la plus marginale dans l’Histoire, celle de la femme. Gràce au français qui permet de compléter l'arabe avec son caractère enregistreur, Djebar révèle la voix et la vie obscure des femmes qui ont doublement été opprimées par le vainqueur et l’homme. Elle les rend visibles et construit des lieux de mémoires des femmes. La révélation de la voix des femmes donne la parole publique aux femmes et davantage encore représente leur émancipation. L’Amour, la fantasia qui raconte l’Histoire marginale et exclue est considéré comme une palimpseste renversée. En plus, ce roman hors-dichotomie devient une écriture décentralisée et déterritorialisée qui rappelle le caractère pluriel sans frontières du Maghreb.
참고문헌 (22)
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- Khatibi, Abdelkebir, "La Mémoire tatouée" (1979), Denoël
- Halbwachs, Maurice, "La Mémoire collective" (1997), Albin Michel
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