프랑스어와 한국어의 여격 보어 설정과 정의의 문제
Problématiques de la notion du complément datif en français et en coréen
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초록
Le complément datif est un type de complément formellement repérable qui joue surtout le rôle sémantique « Récipiendaire » dans une construction dénotant l’idée “giving” comme celle du verbe français donner ou du verbe coréen cuta. La notion du complément datif ainsi définie, nous abordons des problématiques qui se sont posées lors de l’application de cette notion au français ainsi qu’au coréen. En effet, en ce qui concerne le français, il est hors doute que le complément datif y est bien présent. Il s’agit du complément <à(ou pour) + NP>, qui se substitue par le pronom complément d’objet indirect (COI). Pourtant, ce qui est problématique est de savoir sous quelle(s) condition(s) exacte(s) certains compléments de cette forme se remplacent par le COI pour devenir datifs (= (1a)) et d’autres compléments de la même forme ne se pronominalisent pas de cette façon pour être qualifiés de non datifs (= (1b)). Cette question attend toujours une meilleure réponse. (1) a. J’écris une lettre à Marie. ⟹ Je lui écris une lettre. b. Je prête attention à Marie. ⟹ *Je lui prête attention. Par contre, quant au coréen, le complément de la forme <NP-e/eke> est traditionnellement considéré comme jouant deux différents rôles, soit ceux datif et locatif. Pourtant, un examen minutieux des comportements de ce complément ne justifierait pas une telle bifurcation fonctionnelle. Autrement dit, selon nous, l’existence même du complément datif serait incertaine en coréen. Par rapport à ces problématiques, la présente article consiste à justifier nos réponses proposées qui suivent : 1) En français, le complément datif de la forme <à + NP> se distingue des autres compléments non datifs ayant la même forme(= compléments non datifs) par les faits suivants. — c’est par rapport à un autre argument interne éventuellement coocurrent que le complément datif occupe toujours une position syntaxique supérieure dans la structure profonde alors que ceux non datifs s’y placent à une position inférieure. — le complément datif joue un des rôles sémantiques : Possesseur, Récipiendaire, Expérienceur. Par contre, celui non datif assume son seul rôle de Location. 2) En coréen, le complément <NP-e/eke> est toujours locatif mais non pas datif. Ainsi, cette langue ne dispose pas du complément datif. 3) En français, les complements datif et non datif se distinguent par le fait que celui-là est sémantiquement affecté par le prédicat alors que celui-ci ne l’est pas. Mais en coréen, on observe un même trait sémantique qui joue au complément <NP-e/eke>, mais pas d’une manière identique. C’est-à-dire, le complément <NP-e/eke> est tantôt affecté par le prédicat, tantôt ne l’est pas. Mais il ne se divise pas en deux types, soit datif et locatif selon l’existence du trait.
Abstract
Le complément datif est un type de complément formellement repérable qui joue surtout le rôle sémantique « Récipiendaire » dans une construction dénotant l’idée “giving” comme celle du verbe français donner ou du verbe coréen cuta. La notion du complément datif ainsi définie, nous abordons des problématiques qui se sont posées lors de l’application de cette notion au français ainsi qu’au coréen. En effet, en ce qui concerne le français, il est hors doute que le complément datif y est bien présent. Il s’agit du complément <à(ou pour) + NP>, qui se substitue par le pronom complément d’objet indirect (COI). Pourtant, ce qui est problématique est de savoir sous quelle(s) condition(s) exacte(s) certains compléments de cette forme se remplacent par le COI pour devenir datifs (= (1a)) et d’autres compléments de la même forme ne se pronominalisent pas de cette façon pour être qualifiés de non datifs (= (1b)). Cette question attend toujours une meilleure réponse. (1) a. J’écris une lettre à Marie. ⟹ Je lui écris une lettre. b. Je prête attention à Marie. ⟹ *Je lui prête attention. Par contre, quant au coréen, le complément de la forme <NP-e/eke> est traditionnellement considéré comme jouant deux différents rôles, soit ceux datif et locatif. Pourtant, un examen minutieux des comportements de ce complément ne justifierait pas une telle bifurcation fonctionnelle. Autrement dit, selon nous, l’existence même du complément datif serait incertaine en coréen. Par rapport à ces problématiques, la présente article consiste à justifier nos réponses proposées qui suivent : 1) En français, le complément datif de la forme <à + NP> se distingue des autres compléments non datifs ayant la même forme(= compléments non datifs) par les faits suivants. — c’est par rapport à un autre argument interne éventuellement coocurrent que le complément datif occupe toujours une position syntaxique supérieure dans la structure profonde alors que ceux non datifs s’y placent à une position inférieure. — le complément datif joue un des rôles sémantiques : Possesseur, Récipiendaire, Expérienceur. Par contre, celui non datif assume son seul rôle de Location. 2) En coréen, le complément <NP-e/eke> est toujours locatif mais non pas datif. Ainsi, cette langue ne dispose pas du complément datif. 3) En français, les complements datif et non datif se distinguent par le fait que celui-là est sémantiquement affecté par le prédicat alors que celui-ci ne l’est pas. Mais en coréen, on observe un même trait sémantique qui joue au complément <NP-e/eke>, mais pas d’une manière identique. C’est-à-dire, le complément <NP-e/eke> est tantôt affecté par le prédicat, tantôt ne l’est pas. Mais il ne se divise pas en deux types, soit datif et locatif selon l’existence du trait.
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