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프랑스어 이중타동사구문 분석 - 유형론적 관점을 중심으로

Une étude sur la construction ditransitive du français dans une perspective translinguistique

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La présente étude traite de la construction ditransitive(= la CD). Il s’agit d’une construction ayant deux compléments qui expriment respectivement "un récipiendaire"(ou "un but") et "un objet transféré"(ou "object déplacé"). Le verbe y apparaissant comme prédicat tel que donner, envoyer, dire, etc, est appelé le verbe ditransitif(= le VD). Elle examine ce type de construction surtout en français mais également en 16 autres langues, et cela, avec un double objectif. Elle vise à analyser la CD du français en répondant aux trois questions laissées ouvertes par notre précédente étude(= Kim(2014)) discutant des CD de 27 langues y compris le français. Il s’agit de trois questions suivantes : 1) Dans Kim(2014), nous avons observé que le français et l'italien se comportent de façon unique par rapport aux autres langues examinées. Cela est surtout dans la mesure où ils ont leur CD syntaxico-sémantiquement ambiguë. En effet, dans ces deux langues, chaque CD s’analyse comme ayant deux différentes structures et aussi deux distincts sens correspondants. Comment peut-on expliquer un tel particulier comportement des deux langues ? 2) Parmi les 27 langues traitées dans Kim(2014), il y en a 15 qui permettent à leur VD d'avoir une paire de CD. Or, ces 15 langues sont divisées en deux classes. Il y a, d’un côté, une classe composée de 5 langues, où leur VD possède une CD à deux objects directs(= une CDOD) et une autre CD ayant un object direct ainsi qu’un object indirect(= une CODI), et de l’autre côté, l'autre classe constitutée de 10 langues, où leur VD prend une paire de CODI. Étant donné deux classes ainsi distinguées, qu'est ce qui entraîne chacune des 15 langues à appartenir à une classe mais non pas à l'autre ? Qu'est ce qui détermine l'appartenance de chaque langue à sa classe ? 3) Kim(2014) a proposé une hypothèse qui explique pourquoi certaines langues autorisent à leur VD de prendre une paire de CD alors que d'autres admettent leur VD à disposer d’une seule CD. Notre hypothèse dit que si une langue donnée a sa CD qui souffre d’un désaccord entre son sens et sa structure syntaxique, elle a besoin d’une autre CD supplémentaire qui vienne maintenir un accord entre eux. Toutefois, parmi les 27 langues examinées, nous avons trouvé quatre langues qui constituent un contre-exemple à cette hypothèse. Il s’agit de l'espagnol, du catalan, du portugais et du roumain. Ces langues donnent à leur VD, une paire de CD qui gardent toutes une bonne harmonie entre ses syntaxe et sémantique. Comment peut-on expliquer ces exceptionnelles conduites de ces langues romanes? C’est en vue de trouver les réponses à ces questions que nous avons procédé à l’analyse des CD du français et des 16 autres langues et voici les résultats auxquels nous sommes arrivés. 1) La CD français s'est avérée, de nouveau, ambiguë sur le plan syntaxico-sémantique. En effet, elle exprime soit "déplacement de l'objet", soit "transfert de la possession", Quand elle a le premier sens, elle s'analyse comme une structure à la coquille de syntagme verbal(VP-Shell) où son complément direct c-commande son complément indirect. Par contre, quand elle dénote le dernier sens, elle forme une construction applicative où son complément indirect c-commande son complément direct. 2) Les comportements exceptionnels des CD français et italien sont dûs aux propriétés de leur catégorie applicative dans la CD dénotant "transfert de la possession". En effet, cette catégorie fonctionnelle y a les propriétés en tant qu’applicatif bas, assignateur du Cas Inhérent et applicatif nul. 3) En ce qui concerne la classe des langues où chaque VD permet une paire de CDIO, leur CD dénotant "transfert de la possession" a sa catégorie applicative qui assigne un Cas Inhérent, ce qui est impossible pour l'autre classe où leur VD possède une CDOD et une CODI. Alors la capacité ou l’incapacité de sa catégorie applicative à assigner le Cas Inhérent fait différer ces deux classes. 4) Les comportements exceptionnels des quatre langues romanes dérivent d’un caractère possédé en commun par leur catégorie applicative dans leur CD dénotant "transfer de possession". Il s'agit d'une propriété qui permet à leur catégorie applicative un choix de se réaliser lexicalement ou non. 5) La catégorie applicative de la CD dénotant "transfert de la possession", détient trois propriétés paramétriques. Toutes les formes syntaxiques variées que prennent les CD dénotant "transfert de la possession" des 17 langues, sont dérivées des combinaisons de la valeur affirmative ou négative de leur trois propriétés paramétriques.

Abstract

La présente étude traite de la construction ditransitive(= la CD). Il s’agit d’une construction ayant deux compléments qui expriment respectivement "un récipiendaire"(ou "un but") et "un objet transféré"(ou "object déplacé"). Le verbe y apparaissant comme prédicat tel que donner, envoyer, dire, etc, est appelé le verbe ditransitif(= le VD). Elle examine ce type de construction surtout en français mais également en 16 autres langues, et cela, avec un double objectif. Elle vise à analyser la CD du français en répondant aux trois questions laissées ouvertes par notre précédente étude(= Kim(2014)) discutant des CD de 27 langues y compris le français. Il s’agit de trois questions suivantes : 1) Dans Kim(2014), nous avons observé que le français et l'italien se comportent de façon unique par rapport aux autres langues examinées. Cela est surtout dans la mesure où ils ont leur CD syntaxico-sémantiquement ambiguë. En effet, dans ces deux langues, chaque CD s’analyse comme ayant deux différentes structures et aussi deux distincts sens correspondants. Comment peut-on expliquer un tel particulier comportement des deux langues ? 2) Parmi les 27 langues traitées dans Kim(2014), il y en a 15 qui permettent à leur VD d'avoir une paire de CD. Or, ces 15 langues sont divisées en deux classes. Il y a, d’un côté, une classe composée de 5 langues, où leur VD possède une CD à deux objects directs(= une CDOD) et une autre CD ayant un object direct ainsi qu’un object indirect(= une CODI), et de l’autre côté, l'autre classe constitutée de 10 langues, où leur VD prend une paire de CODI. Étant donné deux classes ainsi distinguées, qu'est ce qui entraîne chacune des 15 langues à appartenir à une classe mais non pas à l'autre ? Qu'est ce qui détermine l'appartenance de chaque langue à sa classe ? 3) Kim(2014) a proposé une hypothèse qui explique pourquoi certaines langues autorisent à leur VD de prendre une paire de CD alors que d'autres admettent leur VD à disposer d’une seule CD. Notre hypothèse dit que si une langue donnée a sa CD qui souffre d’un désaccord entre son sens et sa structure syntaxique, elle a besoin d’une autre CD supplémentaire qui vienne maintenir un accord entre eux. Toutefois, parmi les 27 langues examinées, nous avons trouvé quatre langues qui constituent un contre-exemple à cette hypothèse. Il s’agit de l'espagnol, du catalan, du portugais et du roumain. Ces langues donnent à leur VD, une paire de CD qui gardent toutes une bonne harmonie entre ses syntaxe et sémantique. Comment peut-on expliquer ces exceptionnelles conduites de ces langues romanes? C’est en vue de trouver les réponses à ces questions que nous avons procédé à l’analyse des CD du français et des 16 autres langues et voici les résultats auxquels nous sommes arrivés. 1) La CD français s'est avérée, de nouveau, ambiguë sur le plan syntaxico-sémantique. En effet, elle exprime soit "déplacement de l'objet", soit "transfert de la possession", Quand elle a le premier sens, elle s'analyse comme une structure à la coquille de syntagme verbal(VP-Shell) où son complément direct c-commande son complément indirect. Par contre, quand elle dénote le dernier sens, elle forme une construction applicative où son complément indirect c-commande son complément direct. 2) Les comportements exceptionnels des CD français et italien sont dûs aux propriétés de leur catégorie applicative dans la CD dénotant "transfert de la possession". En effet, cette catégorie fonctionnelle y a les propriétés en tant qu’applicatif bas, assignateur du Cas Inhérent et applicatif nul. 3) En ce qui concerne la classe des langues où chaque VD permet une paire de CDIO, leur CD dénotant "transfert de la possession" a sa catégorie applicative qui assigne un Cas Inhérent, ce qui est impossible pour l'autre classe où leur VD possède une CDOD et une CODI. Alors la capacité ou l’incapacité de sa catégorie applicative à assigner le Cas Inhérent fait différer ces deux classes. 4) Les comportements exceptionnels des quatre langues romanes dérivent d’un caractère possédé en commun par leur catégorie applicative dans leur CD dénotant "transfer de possession". Il s'agit d'une propriété qui permet à leur catégorie applicative un choix de se réaliser lexicalement ou non. 5) La catégorie applicative de la CD dénotant "transfert de la possession", détient trois propriétés paramétriques. Toutes les formes syntaxiques variées que prennent les CD dénotant "transfert de la possession" des 17 langues, sont dérivées des combinaisons de la valeur affirmative ou négative de leur trois propriétés paramétriques.

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