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디드로와 색채논쟁 : 『Salon de 1767』에 나타난 Vien과 Doyen의 두 작품 비교

Diderot et la querelle du coloris

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초록

En 1767, le public avait pu découvrir les deux compositions, déposées pour l’Église Saint-Roch : <Saint Denis prêchant la foi en France> de Vien et <Le Miracle des Ardents> de Doyen. Les deux tableaux - qui ont le même format, sont placés côte à côte dans le Salon de 1767. Il était donc facile de les comparer. Selon Diderot, le tableau de Vien incarne la ligne classique, présentant « un dessin ferme, une composition simple et noble, des plans clairs et des masses bien disposées ». Pourtant cette toile concentrée sur la « ligne », ne possède pas un beau coloris ni un ton agréable. Mais la composition de Doyen qui a connu un grand succès au Salon, a été animée par une splendide gamme colorée. Le contraste de ces deux tableaux incite Diderot à examiner la ligne, le coloris, et l’harmonie. Afin d’analyser ce contraste, Diderot emploie la ligne serpentine (ou ondulante) dans sa critique d’art. Cette linea serpentinata – le terme italien de la ligne serpentine que Diderot connaissait déjà ces définitions par l’『Analysis of Beauty』 de Hogarth, permet à l’auteur de retirer <l’unité> parmi la grande diversité des différents éléments visibles sur la toile de Vien. Pourtant le cas est différent dans le tableau de Doyen où se trouve plus de coloris. Pour décrire le tableau de Doyen, Diderot utilise plutôt les verbes du mouvement comme ‘descendre’ et ‘aller couvrir’, au lieu de suivre simplement la ligne invisible, parce que l’emploi de ces verbes maximalise ou dramatise les effets de la scène, en stimulant l’imagination des lecteurs. Donc, Vien a su donner naissance à une unité artistique clairement organisée avec la ligne serpentine, alors que Doyen appartient au coloris. Les différents styles de ces deux tableaux rappellent la ‘querelle du coloris’ du XVIIe siècle. En dévoilant encore cette querelle entre les poussinistes (ligne) et les rubénistes (coloris) dans son 『Salon de 1767』, Diderot ne traite pas seulement l’avantage du coloris comme les rubénistes ont vaincu les poussinistes, mais aussi d’une totalité créée par la ligne. Enfin, Diderot conclue que ni Vien ni Doyen ne possède l’originalité et la maîtrise picturale de maîtres comme Poussin et Rubens, mais il souhaite que Vien et Doyen suppléent leurs lacunes picturales.

Abstract

In 1767, the public had discovered the two compositions made for the Saint-Roch Church : <Saint Denis preaching the faith in France> of Joseph-Marie Vien and <The Miracle of Ardents> of Gabriel-François Doyen. The two paintings – which have the same size, are placed side by side in the exhibition. So, for the public, it was easy to compare them. According to Denis Diderot - art critic of the 18th century and author of «Salons», Vien’s painting embodies the classic line presenting “a firm drawing, a simple and noble composition, the clear plans and well-organized parts”. Yet this painting focused on the “line” does not have a beautiful color or a pleasant tone. However the composition of Doyen which was a great success in the exhibition, has been animated by a beautiful range of colors. The contrast of these two paintings encouraged Diderot to examine line, color and harmony. To analyze this contrast, Diderot uses the serpentine (or wavy) line in his art criticism. The linea serpentinata - the Italian term of serpentine line that Diderot already knew the definitions by reading «Analysis of Beauty» written by Hogarth - allows the author to withdraw the ‘unity’ from a wide variety of different elements visible on Vien’s canvas. But the case is different in the Doyen’s painting where more colors are on. To describe the painting of Doyen, Diderot rather uses verbs of motion as ‘descend’ and ‘go cover’, instead of just following the invisible line, because the use of these verbs maximizes or dramatizes the effects of scene, stimulating the imagination of readers. So Vien has given birth to an artistic unity clearly organized with the serpentine line, while Doyen belongs to colors. The different styles of these two paintings are reminiscent of the ‘Discussion on colors (Querelle du coloris)’ in the seventeenth century. Revealing again the discussion between Poussinists (defenders of drawing) and Rubenists (defenders of color) in his <Salon de 1767>, Diderot not only treats the advantage of color as Rubenists defeated the Poussinists, but also emphasizes on a totality of painting created by the line. Finally, Diderot concluded that neither Vien nor Doyen possesses originality and perfection of painting masters such as Poussin and Rubens, but he hopes that Vien and Doyen bridge their pictorial gaps.

참고문헌 (12)

  1. DIDEROT, Denis, "Salon de 1767" (1995), Hermann, coll
  2. DIDEROT, Denis, "OEuvres : Esthétique-Théâtre, tome IV" (1996), Robert Laffont, coll
  3. ARASSE, Daniel, "L’image et son discours : deux descriptions de Diderot, In A propos de la critique" (1995), L’Harmattan
  4. BUKDAHL, Else-Marie, "Diderot critique d’art" (1982), les salonniers et les esthéticiens de son temps
  5. , Les Conférences de l’Académie royale de peinture et de sculpture au XVIIe siècle (1996)
  6. Marie-Catherine Sahut, "Diderot et l’art de Boucher à David : les Salons 1759-1781, In Catalogue de l’Exposition présentée à l’Hôtel de la Monnaie" (1985)
  7. DRESDNER, Albert, "La Genèse de la critique d’art" (2005), ENSBA
  8. FÉLIBIEN, André, , Conférences de l’Académie Royale de Peinture et de Sculpture pendant l’année 1667
  9. FRIED, Michael, "La Place du Spectateur-Esthétique et origines de la peinture moderne" (1990), Gallimard
  10. HOGARTH William, "Analysis of beauty, Londres, W. Hogarth, 1753 ; Analyse de la beauté, préf. de Bernard Cottret" (1991), ENSBA
  11. Les Salons des, "Mémoires secrets 1767-1787" (1999), ENSBA
  12. TEYSSEDRE, Bernard, "L’Art au siècle de Louis XIV" (1967), Livre de Poche

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