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몰리에르의『훼방꾼들 Les Fâcheux』: 희극발레의 탄생

Les Fâcheux de Molière : naissance de la comédie-ballet

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Ce qui retient notre attention par rapport aux Fâcheux de Molière, sa première comédieballet,c'est qu'il y donne l'impression d'avoir produit une oeuvrehybrideet décousue c'est-à-dire,mélange peu lié de la comédie fondée sur la structure à tiroir dans l'intrigue, où défilent toutes sortes de fâcheux venant sans cesse retarder le héros Éraste et l’empêchant de voir son amante Orphise, et du ballet, composé d'entrées de danse autonomes, dans laquelle apparaissent les danseurs, nouveaux fâcheux tourmentant eux aussi Éraste sur le même chemin à la rencontre d'Orphise. Le dramaturge fait, d'ailleurs, alterner les actes de la comédie et les intermèdes de ballet sans continuité d'intrigue, ni motivation de la part des personnages de deux genres tout en déclarant que “pour ne point rompre aussi le fil de la pièce par les manières d'intermèdes,on s'avisa de les coudre au sujet au mieux que l'on put, et de ne faire qu'une seule chose du ballet et de la comédie.” On se demande comment il ménage la cohésion de genres et de sens entre la comédie et la danse dans son oeuvre qui inaugure un nouveau genre mixte : comédieballet. Il est intéressant de noter que le contraste successif entre l'excès de politesse et l'impolitesse rendent le héros et les importuns à la fois comiques, et produit un fil de cohésion drmatique entre deux genres hétérogènes dans la mesure où le même personnage principal commun à deux genres se voit embarrasseé non seulement par leur impertinence mais aussi par son exapération refoulé malgré lui, et ceci alternativement dans les deux genres. Les entrées de ballet ornent de galanterie les actes de comédie notamment dans l'entrée du Jardinier, et approfondissent la suite de satire des moeurs d'autant plus que les danses de caractère pantomique révèlent la lourdeur et la laideur d'esprit chex les fâcheux par le moyen des gestes et des attitudes des différentes actions auxquelles s'adonnent ces danseurs, car la danse fournit à la comédie un rythme corporel d'harmonie et de grâce et, de plus, la peinture vivante des passions et des usages. De la sorte, Les Fâcheux déploient les effets d'unité de sens, et fait, en fin de comte,preuve de la justice et du mérite du genre de la comédie-ballet dans l'affirmation du comique naturel et de la consécration de la galanterie, comme on le constate de façon exemplaire dans le lien de la plus dernière scène de la comédie et de la première entrée du troisième acte du ballet où les masques fâcheux sont enfin chassés par la danse des Suisses portant des hallebardes. Molière ne semble pas parvenir à, probablement par manque de temps, disposer une introduction dans l'intrigue de la comédie qui permettrait de faire entrer naturellement une entrée de ballet sauf la scène remarquée au-dessus, ni mettre en place un accès où une entrée de ballet retourne à la comédie, tandis qu'il ose, au-delà de la liaison logique, la construction métaphorique du sens entre la comédie et le ballet, et ceci au moyen de l'omniprésece comique du personnage central et de l'interaction thématique de deux genres. Si le dramaturge fait l'objet des critiques par rapport à un défaut de construction dramatique dans ses Fâcheux, c'est parce qu'on ne se rend pas compte de l'association complète de la comédie et du ballet, réalisée sur scène au niveau de l'effet théâtral. Dans cette perspective, on pourrait enfin soutenir que Les Fâcheux est une oeuvre préparée et donnée à la vue des spectateurs sous un projet esthétique élaborépour donner naissance au genre du comédie-ballet, et qu'il réussit, par là, à créer une production novatrice qui promet l'avènement des chefs-d'oeuvre ultérieurs du nouveau genre.

Abstract

Ce qui retient notre attention par rapport aux Fâcheux de Molière, sa première comédieballet,c'est qu'il y donne l'impression d'avoir produit une oeuvrehybrideet décousue c'est-à-dire,mélange peu lié de la comédie fondée sur la structure à tiroir dans l'intrigue, où défilent toutes sortes de fâcheux venant sans cesse retarder le héros Éraste et l’empêchant de voir son amante Orphise, et du ballet, composé d'entrées de danse autonomes, dans laquelle apparaissent les danseurs, nouveaux fâcheux tourmentant eux aussi Éraste sur le même chemin à la rencontre d'Orphise. Le dramaturge fait, d'ailleurs, alterner les actes de la comédie et les intermèdes de ballet sans continuité d'intrigue, ni motivation de la part des personnages de deux genres tout en déclarant que “pour ne point rompre aussi le fil de la pièce par les manières d'intermèdes,on s'avisa de les coudre au sujet au mieux que l'on put, et de ne faire qu'une seule chose du ballet et de la comédie.” On se demande comment il ménage la cohésion de genres et de sens entre la comédie et la danse dans son oeuvre qui inaugure un nouveau genre mixte : comédieballet. Il est intéressant de noter que le contraste successif entre l'excès de politesse et l'impolitesse rendent le héros et les importuns à la fois comiques, et produit un fil de cohésion drmatique entre deux genres hétérogènes dans la mesure où le même personnage principal commun à deux genres se voit embarrasseé non seulement par leur impertinence mais aussi par son exapération refoulé malgré lui, et ceci alternativement dans les deux genres. Les entrées de ballet ornent de galanterie les actes de comédie notamment dans l'entrée du Jardinier, et approfondissent la suite de satire des moeurs d'autant plus que les danses de caractère pantomique révèlent la lourdeur et la laideur d'esprit chex les fâcheux par le moyen des gestes et des attitudes des différentes actions auxquelles s'adonnent ces danseurs, car la danse fournit à la comédie un rythme corporel d'harmonie et de grâce et, de plus, la peinture vivante des passions et des usages. De la sorte, Les Fâcheux déploient les effets d'unité de sens, et fait, en fin de comte,preuve de la justice et du mérite du genre de la comédie-ballet dans l'affirmation du comique naturel et de la consécration de la galanterie, comme on le constate de façon exemplaire dans le lien de la plus dernière scène de la comédie et de la première entrée du troisième acte du ballet où les masques fâcheux sont enfin chassés par la danse des Suisses portant des hallebardes. Molière ne semble pas parvenir à, probablement par manque de temps, disposer une introduction dans l'intrigue de la comédie qui permettrait de faire entrer naturellement une entrée de ballet sauf la scène remarquée au-dessus, ni mettre en place un accès où une entrée de ballet retourne à la comédie, tandis qu'il ose, au-delà de la liaison logique, la construction métaphorique du sens entre la comédie et le ballet, et ceci au moyen de l'omniprésece comique du personnage central et de l'interaction thématique de deux genres. Si le dramaturge fait l'objet des critiques par rapport à un défaut de construction dramatique dans ses Fâcheux, c'est parce qu'on ne se rend pas compte de l'association complète de la comédie et du ballet, réalisée sur scène au niveau de l'effet théâtral. Dans cette perspective, on pourrait enfin soutenir que Les Fâcheux est une oeuvre préparée et donnée à la vue des spectateurs sous un projet esthétique élaborépour donner naissance au genre du comédie-ballet, et qu'il réussit, par là, à créer une production novatrice qui promet l'avènement des chefs-d'oeuvre ultérieurs du nouveau genre.

참고문헌 (18)

  1. MOLIÈRE, Les Fâcheux, "Oeuvres complètes tome I" (2010), Gallimard
  2. ANTHONY James R., "La Musique en France à l'époque baroque : De Beaujoyeulx à Rameau (1974)" (1974), Flammarion
  3. BEAUSSANT Philippe, "Molière et l'opéra", Europe, (523) (1972)
  4. Borrel Eugène, "La Musique au théâtre au XVIIe siècle", XVIIe siècle, (59) (1958)
  5. CESSAC Catherine, "Molière et la musique Des états du languedoc à la cour du Roi-Soleil" (2004), Les Presses du Languedoc
  6. CHRISTOUT Marie-Françoise, "Le Ballet de cour de Louis XIV 1643-1672 Mises en scène" (2005), Picard
  7. D'Aubignac François Hédelin, "La Pratique du théâtre" (1996), Slatkine Reprints
  8. FORESTIER Georges, "Molière en toutes lettres" (1990), Bordas
  9. HOROWICZ Bronislaw, "Naissance et Évolution de l'opéra, In Histoire des spectacles" (1965), Gallimard
  10. LOUVAT Bénédicte-Molozay, "Molière L'Amour médecin, Monsieur de Pourceaugnav, Le Malade imaginaire" (2006), Atlande
  11. MAZOUER Charles, "Molière et ses Comédies-ballets" (1993), Klincksieck
  12. MAZOUER Charles, "Théâtre et musique au XVIIe siècle", Littératures Classiques, (21) (1994)
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  14. McGOWAN Magarette M, "Théâtre oeuvre composite : le jeu du fantasque dans le ballet de cour, In Le Théâtre européen face à l'invention : allégories, merveilleux, fantasque" (1989), P.U.F
  15. VIALA Alain, "La France galante, Essai sur une catégorie culturelle, de ses orogines jusqu'à la Révolution" (2008), P.U.F
  16. FÉLIBIEN André, "Relation des magnificences faites par M. Fouquet à Vaux-le-Vocomte lorsque le Roi y alla, le 17 août 1661, et de sa somptuosité de ce lieu, in Oeuvres complètes tome I" (2010), Gallimard
  17. LA FONTAINE, "Lettre à M. Maucroix, In Oeuvres complètes tome I" (2010), Gallimard
  18. LECOMTE Nathalie, "Pierre Beauchamps et les Fâcheux, ou les hasards présidant à la naissance d'un nouveau genre, In Moliére et la musique. Des états du Languedoc et à la cour du Roi-Soleil" (2004), Les Presses du Languedoc

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