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17세기 프랑스 색깔·데생논쟁의 쟁점과 의의

Signification de la Querelle du coloris du XVIIe siècle en France

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초록

Le dessin et la couleur sont considérés comme les deux processus qui constituent la peinture depuis l'antiquité. D'abord, on trouve la composition avec le dessin, et puis on achève la peinture en mettant de la couleur. En fait, ils ne se rivalisent pas, mais plutôt se complètent. Cependant, les Italiens mènent le débat entre le dessin et la couleur pour la première fois, au milieu du XVIe siècle, plus précisément entre 1545 et 1557. Les Vénétiens insistent sur l'importance de la couleur, tandis que les Florentins soutiennent le dessin. Mais les coloristes de cette époque-là comme Pino et Dolce n'osent pas nier le dessin comme essence et base de la peinture. C'est en France, au XVIIe siècle que le débat recommence de plus belle. On pourrait dire que le XVIIe siècle était une époque de l'Académie, puisqu'on les fonde dans presque tous les domaines; parmi elles, il y a l'Académie française pour la littérature et le français, et l'Académie royale de la peinture et de la sculpture pour les beaux-arts. Leurs membres établissent ou constatent des principes après avoir discuté des points en question, d'après lesquels les écrivains et les artistes doivent travailler pour présenter le modèle idéal de la nature, au lieu d'imiter la nature comme telle. Mais les modernes et les théoriciens novateurs posent des questions sur l'autorité de l'Académie, si bien qu'il résulte de cela deux querelles : la querelle des anciens et des modernes, et celle du coloris. Nous remarquons notamment que les coloristes mettent l'accent sur le mérite et la fonction de la couleur, avec laquelle les peintres peuvent achever leurs œuvres en attirant et en séduisant le public. Pour les dessinistes, de la grandeur des pensées et de la parfaite connaissance des choses(expression de Félibien) viennent l'instruction et le plaisir qu'on reçoit des ouvrages des peintres et des sculpteurs. Par contre, pour les coloristes, la peinture est une chose, avant tout, qui donne le plaisir des sens (expression de Roger de Piles, chef des coloristes) par l'intermédiaire de l'ensemble harmonisant. Au fur et à mesure que les coloristes ont le dessus, nous voyons que la querelle du coloris du XVIIe siècle en France ouvre une ère nouvelle où la peinture recourt au sens et au sentiment, sur lesquels se posera la question esthétique la plus brûlante du XVIIIe siècle.

Abstract

Le dessin et la couleur sont considérés comme les deux processus qui constituent la peinture depuis l'antiquité. D'abord, on trouve la composition avec le dessin, et puis on achève la peinture en mettant de la couleur. En fait, ils ne se rivalisent pas, mais plutôt se complètent. Cependant, les Italiens mènent le débat entre le dessin et la couleur pour la première fois, au milieu du XVIe siècle, plus précisément entre 1545 et 1557. Les Vénétiens insistent sur l'importance de la couleur, tandis que les Florentins soutiennent le dessin. Mais les coloristes de cette époque-là comme Pino et Dolce n'osent pas nier le dessin comme essence et base de la peinture. C'est en France, au XVIIe siècle que le débat recommence de plus belle. On pourrait dire que le XVIIe siècle était une époque de l'Académie, puisqu'on les fonde dans presque tous les domaines; parmi elles, il y a l'Académie française pour la littérature et le français, et l'Académie royale de la peinture et de la sculpture pour les beaux-arts. Leurs membres établissent ou constatent des principes après avoir discuté des points en question, d'après lesquels les écrivains et les artistes doivent travailler pour présenter le modèle idéal de la nature, au lieu d'imiter la nature comme telle. Mais les modernes et les théoriciens novateurs posent des questions sur l'autorité de l'Académie, si bien qu'il résulte de cela deux querelles : la querelle des anciens et des modernes, et celle du coloris. Nous remarquons notamment que les coloristes mettent l'accent sur le mérite et la fonction de la couleur, avec laquelle les peintres peuvent achever leurs œuvres en attirant et en séduisant le public. Pour les dessinistes, de la grandeur des pensées et de la parfaite connaissance des choses(expression de Félibien) viennent l'instruction et le plaisir qu'on reçoit des ouvrages des peintres et des sculpteurs. Par contre, pour les coloristes, la peinture est une chose, avant tout, qui donne le plaisir des sens (expression de Roger de Piles, chef des coloristes) par l'intermédiaire de l'ensemble harmonisant. Au fur et à mesure que les coloristes ont le dessus, nous voyons que la querelle du coloris du XVIIe siècle en France ouvre une ère nouvelle où la peinture recourt au sens et au sentiment, sur lesquels se posera la question esthétique la plus brûlante du XVIIIe siècle.

참고문헌 (14)

  1. René Démoris, "Roger de Piles et la querelle du coloris, dans Alain Mérot(édition par), Les Conférences de l'Académie royale de peinture et de sculpture au XVIIe siècle", Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts, ~ (2003)
  2. Jean-Baptiste du Bos, "Réflexion sur la poésie et sur la peinture, dans La querelle des Anciens et des Modernes" (2001), Gallimard
  3. Norbert Huse, "The Art of Renaissance Venice Architecture, Sculpture, and Painting, 1460-1590" (1986), The University Chicago Press Chicago and London
  4. Martine Lacas, "Rubens et la querelle du coloris, dans Connaissance des arts", Istra Satrasbourg, 615(2), pp.86~95 (2004)
  5. Nadeije Laneyrie-Dagen, "Lire la peinture tome 1", Larousse, ~ (2006)
  6. Alain Mérot, "Les Conférences de l'Académie royale de peinture et de sculpture au XVIIe siècle", Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts, ~ (2003)
  7. Jennifer Montagu, "The Quarrel of Drawing and Colour in the French Academy, dans Ars naturam adiuvans. Festschrift für Matthia Winner", Mayence, 548~556 (1996)
  8. Roger de Piles, "L'Idée du Peintre parfait", Le promeneur, ~ (1993)
  9. Thomas Puttfarken, "Roger de Piles, une littérature artistique destinée à un nouveau public, dans Les vies d'artistes, Actes du colloque international organisé par le Service culturel du musée du Louvre les 1er et 2 octobre 1993, Sous la direction scientifique de Matthias Waschche", pp.81~102 (1996), ENSB
  10. Thomas Puttfarken, "The dispute about Disengo and Colorito in Venice : Paolo Pino, Ludovico Dolce and Titian, dans Kunst und Kunsttheorie, 1400-1900", Wolfenbütteler Forschungen, 48, pp.75~99 (1991)
  11. Thomas Puttfarken, "Les origines de la controverse «Disengo-Colorito», dans l'Italie du cinquecento, dans Alain Mérot(édition par), Les Conférences de l'Académie royale de peinture et de sculpture au XVIIe siècle", Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts, ~ (2003)
  12. Giorgio Vasari, "Vies des peintres, sculpteurs et architectes, tome I, IV, V, traduites par L. Leclanché et commentées par Jeanron et Leclanché", J. Tessier, ~ (1839)
  13. Rubens contre Poussin, "La querelle du coloris dans la peinture française à la fin du XVIIe siècle", Musée des beaux-arts d'Arras, Ludion, ~ (2004)
  14. 알베르티, "알베르티의 회화론" (2002), 사계절

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