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21세기 네오댄디즘에 대한 연구- ‘정치인 댄디’를 중심으로

Étude sur le néodandysme au XXIe siècle centrée sur les dandys politiques

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En 1845, Jules Barbey d'Aurevilly a publié Du dandysme et de George Brummell, son essai philosophique dédié au courant artistique et littéraire le plus remarquable du XIXe siècle. Il s'agit tout d'abord d'un mode de vie venu des hommes qui se piquent d'une extrême élégance dans leur mise et leurs manières. À cette époque, un vrai dandy ne pouvait pas s'engager dans une activité politique car en général l'homme considéré comme un dandy devait mener une vie oisive en gardant une attitude ludique. On peut trouver cependant quelques dandys ayant leurs critères ambigus participant à l'action politique et à l'engagement social. Lord Byron, le premier dandy-poète est médiocre avec ses biens mais supérieur avec son intelligence. C'est un aristocrate qui se battait pour la cause des misérables et des opprimés. Mais sa révolte n'a pas duré longtemps car il était capricieux. Sa double personnalité a fait donc de lui un dandy énigmatique, autrement dit contradictoire. Alfred d'Orsay appelé le comte d'Orsay se considère comme un intermédiaire entre les cultures anglaise et française. Barbey d'Aurevilly le qualifie d'un “lion dans le sens de la fashion” mais refuse de l'accepter comme un dandy car il essayait de plaire aux membres de la société au lieu de les surprendre. Eugène Sue, dandy et socialiste, est un dandy mondain représentatif. Il a eu une double réussite en tant que dandy et écrivain avec son fameux feuilleton Les Mystères de Paris. Mais il s'est glissé peu à peu vers le socialisme et a commencé à s'ennuyer dans les divertissements vains des dandys. Le beau monde l'a vivement critiqué en l'appelant un hypocrite. Pour lui, Eugène Sue, issu d'une classe supérieure, menait d'une part une vie fugitive, éphémère, circonstanciel, mais d'autre part, il a échoué de s'éloigner de sa société à cause de ses engagements sérieux pour les intérêts du peuple. Une problématique importante se propose ici : aujourd'hui si les nouvelles tendances des valeurs esthétiques continuent, qui peut être un néodandy de ce siècle? Les hommes politiques sont de bons candidats car ils ont la puissance de diriger la société avec une ambition renforcée par l'esprit raffiné. Ils nouent une relation avec la société mais en même temps ils se cachent derrière un masque pour s'en détacher. On peut penser également qu'ils ne peuvent pas remplacer les dandys du XIXe siècle. Les hommes politiques d'aujourd'hui ont leur physionomie moins tranchée que leurs prédécésseurs et ne se font pas une autogenèse comme eux. Reste à savoir plus de critères possibles du néodandysme en les décodant et les traçant de façon minutieuse.

Abstract

En 1845, Jules Barbey d'Aurevilly a publié Du dandysme et de George Brummell, son essai philosophique dédié au courant artistique et littéraire le plus remarquable du XIXe siècle. Il s'agit tout d'abord d'un mode de vie venu des hommes qui se piquent d'une extrême élégance dans leur mise et leurs manières. À cette époque, un vrai dandy ne pouvait pas s'engager dans une activité politique car en général l'homme considéré comme un dandy devait mener une vie oisive en gardant une attitude ludique. On peut trouver cependant quelques dandys ayant leurs critères ambigus participant à l'action politique et à l'engagement social. Lord Byron, le premier dandy-poète est médiocre avec ses biens mais supérieur avec son intelligence. C'est un aristocrate qui se battait pour la cause des misérables et des opprimés. Mais sa révolte n'a pas duré longtemps car il était capricieux. Sa double personnalité a fait donc de lui un dandy énigmatique, autrement dit contradictoire. Alfred d'Orsay appelé le comte d'Orsay se considère comme un intermédiaire entre les cultures anglaise et française. Barbey d'Aurevilly le qualifie d'un “lion dans le sens de la fashion” mais refuse de l'accepter comme un dandy car il essayait de plaire aux membres de la société au lieu de les surprendre. Eugène Sue, dandy et socialiste, est un dandy mondain représentatif. Il a eu une double réussite en tant que dandy et écrivain avec son fameux feuilleton Les Mystères de Paris. Mais il s'est glissé peu à peu vers le socialisme et a commencé à s'ennuyer dans les divertissements vains des dandys. Le beau monde l'a vivement critiqué en l'appelant un hypocrite. Pour lui, Eugène Sue, issu d'une classe supérieure, menait d'une part une vie fugitive, éphémère, circonstanciel, mais d'autre part, il a échoué de s'éloigner de sa société à cause de ses engagements sérieux pour les intérêts du peuple. Une problématique importante se propose ici : aujourd'hui si les nouvelles tendances des valeurs esthétiques continuent, qui peut être un néodandy de ce siècle? Les hommes politiques sont de bons candidats car ils ont la puissance de diriger la société avec une ambition renforcée par l'esprit raffiné. Ils nouent une relation avec la société mais en même temps ils se cachent derrière un masque pour s'en détacher. On peut penser également qu'ils ne peuvent pas remplacer les dandys du XIXe siècle. Les hommes politiques d'aujourd'hui ont leur physionomie moins tranchée que leurs prédécésseurs et ne se font pas une autogenèse comme eux. Reste à savoir plus de critères possibles du néodandysme en les décodant et les traçant de façon minutieuse.

참고문헌 (26)

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  5. CARASSUS Émilien, "Le mythe du dandy" (1971), Armand Colin
  6. CREED Élisabeth, "Le dandysme de Barbey d'Aurevilly" (1938), Droz
  7. DAEHN François-Jean, "dans Monsieur, n°72" (2008)
  8. DELBOURG-DELPHIS Marylène, "Masculin singulier. Le dandysme et son histoire" (1985), Hachette
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  19. ROLLE Serge Fortis, "Le Beau d'Orsay" (1978), Julliard
  20. ROUSSET Jean, "Enquête sur le dandysme, dans Le Figaro littéraire" (1974)
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  22. SCHIFFER Daniel Salvatore, "Philosophie du dandysme" (2009), Puf
  23. SCHIFFER Daniel Salvatore, "Le dandysme. La création de soi" (2011), François Bourin Éditeur
  24. SHUSTERMAN Richard, "Conscience du corps. Pour une soma-esthétique" (2007), Éd. de l'Éclat
  25. STAROBINSKI Jean, "La Mélancolie au miroir : trois lectures de Baudelaire" (1989), Julliard
  26. WOOLF Virginia, "Beau Brummell" (1930), Remington & Hooper

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