레장 뒤샤름(Réjean Ducharme)의 『세상이 삼킨 여인(L'Avalée des avalés)』의 거부와 자유
Le refus et la liberté dans L'Avalée des avalés de Réjean Ducharme
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초록
L’Avalé des avalés inaugure un des grands thèmes du roman ducharmien: le refus du monde des adultes par l’enfant inadapté. C’est que la «terre des hommes», pour citer Saint-Exupéry, est envisagé par le personnage ducharmien comme une source de malheur et d’angoisse àeffets destructeurs. L'absence de la communication au niveau de la famille et de la société ainsi que l'immobilité de l'ordre établi en sont,aux yeux de Bérénice, la cause. La passion désespérée de Bérénice se fonde donc sur une révolte totale contre l'inexorable réalité de la condition humaine. Cette révolte lui donne la solitude où la conscience de soi jouit de la liberté. Cette liberté n'est pas simplement un état d'absence de soumission, de servitude, et de contrainte, mais une voie vers le renouvellement de soi sans cesse. Ce renouvellement de soi est une action d'engagement pour changer le monde. A celui-là correspond la signification sartrienne de la liberté, du néant, et de l'être-en-soi et l'être-pour-soi. L'être-pour-soi qu'est Bérénice fait constamment le mouvement de conscience, en se projetant par delà le présent, dans le futur. Il est déterminé par ses possibilités. Par ce projet il est toujours déjà au-delà de soi, il est ce qu'il n'est pas encore. La réflexion du personnage ducharmien sur l'être et le néant, sur l'angoisse et la libertétémoigne d'un refus véhément de tout systéme, ce qui lui permet de faire coexister dans un mélange bizarre le fatalisme et le volontarisme,l’acte gratuit et la responsabilité, la création et la destruction, l’ordre et le désordre. La création d'une nouvelle langue “bérénicen” annonce une dernière étape de la lutte de notre héroïne contre le monde des adultes dans ce roman. En fait, Ducharme jouit de détruire “le bon usage” en employant le québécisme dans tout le roman, ce n'est pas une vraie création. Cette nouvelle langue qui trouve sa différence dans l’essai de retour aux racines multiples provoque la métamorphose de l'origine, c'est-à-dire,identifie le chaos en tant qu'origine. C'est dans cette interprétation qu'on peut y attribuer le caractère universel, ce qui mène à l’ouverture vers l’autre qui, d'un côté, est à l'extérieur du sujet et de l'autre, se trouve dans le sujet. La "race" canadienne-française représentait une identitéclose, un nationalisme défensif comme mécanisme de refus de l’Autre envahisseur et d’exclusion de l’étranger. Mais comme le Québécois se débattait entre l’identité française et l’identité du continent américain,Bérénice se révolte contre l’imposition d’une idéologie monolithique qui s’impose comme racine unique. Enfin, Ducharme ne suggère-t-il pas àtravers l'aventure de Bérénice que l’identité québécoise doit incorporer d’autres voix, d’autres histoires, admettant le multiculturalisme qui configure sa réalité nationale?Si on suppose que l'écriture d'un roman est une aventure, Ducharme,tout en mettant son héroïne dans les aventures les plus pénibles et désespérées comme les plus concrètes et pratiques, assume la pratique esthétique la plus difficile pour le refus des valeurs caduques et la liberté des individus.
Abstract
L’Avalé des avalés inaugure un des grands thèmes du roman ducharmien: le refus du monde des adultes par l’enfant inadapté. C’est que la «terre des hommes», pour citer Saint-Exupéry, est envisagé par le personnage ducharmien comme une source de malheur et d’angoisse àeffets destructeurs. L'absence de la communication au niveau de la famille et de la société ainsi que l'immobilité de l'ordre établi en sont,aux yeux de Bérénice, la cause. La passion désespérée de Bérénice se fonde donc sur une révolte totale contre l'inexorable réalité de la condition humaine. Cette révolte lui donne la solitude où la conscience de soi jouit de la liberté. Cette liberté n'est pas simplement un état d'absence de soumission, de servitude, et de contrainte, mais une voie vers le renouvellement de soi sans cesse. Ce renouvellement de soi est une action d'engagement pour changer le monde. A celui-là correspond la signification sartrienne de la liberté, du néant, et de l'être-en-soi et l'être-pour-soi. L'être-pour-soi qu'est Bérénice fait constamment le mouvement de conscience, en se projetant par delà le présent, dans le futur. Il est déterminé par ses possibilités. Par ce projet il est toujours déjà au-delà de soi, il est ce qu'il n'est pas encore. La réflexion du personnage ducharmien sur l'être et le néant, sur l'angoisse et la libertétémoigne d'un refus véhément de tout systéme, ce qui lui permet de faire coexister dans un mélange bizarre le fatalisme et le volontarisme,l’acte gratuit et la responsabilité, la création et la destruction, l’ordre et le désordre. La création d'une nouvelle langue “bérénicen” annonce une dernière étape de la lutte de notre héroïne contre le monde des adultes dans ce roman. En fait, Ducharme jouit de détruire “le bon usage” en employant le québécisme dans tout le roman, ce n'est pas une vraie création. Cette nouvelle langue qui trouve sa différence dans l’essai de retour aux racines multiples provoque la métamorphose de l'origine, c'est-à-dire,identifie le chaos en tant qu'origine. C'est dans cette interprétation qu'on peut y attribuer le caractère universel, ce qui mène à l’ouverture vers l’autre qui, d'un côté, est à l'extérieur du sujet et de l'autre, se trouve dans le sujet. La "race" canadienne-française représentait une identitéclose, un nationalisme défensif comme mécanisme de refus de l’Autre envahisseur et d’exclusion de l’étranger. Mais comme le Québécois se débattait entre l’identité française et l’identité du continent américain,Bérénice se révolte contre l’imposition d’une idéologie monolithique qui s’impose comme racine unique. Enfin, Ducharme ne suggère-t-il pas àtravers l'aventure de Bérénice que l’identité québécoise doit incorporer d’autres voix, d’autres histoires, admettant le multiculturalisme qui configure sa réalité nationale?Si on suppose que l'écriture d'un roman est une aventure, Ducharme,tout en mettant son héroïne dans les aventures les plus pénibles et désespérées comme les plus concrètes et pratiques, assume la pratique esthétique la plus difficile pour le refus des valeurs caduques et la liberté des individus.
참고문헌 (19)
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- 정상현, "퀘벡의 ‘조용한 혁명기’ 소설에 나타난 지식인의 역할과 사회적 담론 : 제라르 베세트(Gérard Bessette)의 『서적상(Le libraire)』의 경우", 프랑스문화예술연구, 26, pp.529~556 (2008), 프랑스문화예술학회
- "La représentation de l'ethos underground et l'inscripicion de la pluralité dans l'oeuvre de Réjean né Ducharme"[URL]
