레장 뒤샤름의 『강제겨울L’Hiver de force』에 나타난 강제를 벗어나기
La libération de L’Hiver de force
0
조회
0
다운로드
1
인용
0
참고문헌
키워드
초록
Protagonistes du roman, André et Nicole refusent, comme les autres héros du Ducharme, de se fondre dans une société où les valeurs prédominantes sont la possession et le goût pour tout bien matériel. Ils pensent qu’on y est obligé de revêtir la camisole de force d'un quotidien immobile qui fait de leur vie un perpétuel hiver. Pour sortir de là, ils veulent ê̂tre rien et nier “tout ce qui veut [les] faire vouloir comme des dépossédés” et vouloir absolument [se] posséder [eux-mê̂mes] tout seuls“(HV, 14) contre ”ê̂tre quelqu’un“(HV, 46). Mais dans cet état de zéro, leur “base solide” – leur ”rê̂ve de ne rien avoir et de ne rien faire“(HV, 93)-, on ne peut pas compter sur l’avenir de l’homme et la sociabilité sera une notion vide. Enfin il semble qu’ils considèrent leur vie comme ”asocial“ qui ”n’est pas pardonnable“(HV, 100). Ils se rendraient compte qu’on ne peut pas exister et parler en dehors du champs balisé du discours culturel partagé par la société. Cette vision de l’ê̂tre social dans l’homme n’est pour autant pas un compromis avec la société. Parce que c’est là où nos deux héros parlent désormais et cette espérance se réalisera dans une société à réinventer. Son écriture si particulière l’est aussi. La voix narrative impose une contestation du monde en déconstruisant la grammaire, l’écriture testimoniale. Miroir de cette déconstruction, la phrase apparaît chamboulée et disloquée. Ce jeu sur la langue implique la consciene de l’auteur qui veut restituer le discours libéré du carcan de la langue. C’est-à-dire, le caractère abstrait de la langue restituée ou réinventée assurant l’universalité de mentalité québécoise, cette langue pourrait ê̂tre libéré de la réputation de dialecte du français standard. Voilà l’espoir de ce cinquième roman de Ducharme.
Abstract
Protagonistes du roman, André et Nicole refusent, comme les autres héros du Ducharme, de se fondre dans une société où les valeurs prédominantes sont la possession et le goût pour tout bien matériel. Ils pensent qu’on y est obligé de revêtir la camisole de force d'un quotidien immobile qui fait de leur vie un perpétuel hiver. Pour sortir de là, ils veulent ê̂tre rien et nier “tout ce qui veut [les] faire vouloir comme des dépossédés” et vouloir absolument [se] posséder [eux-mê̂mes] tout seuls“(HV, 14) contre ”ê̂tre quelqu’un“(HV, 46). Mais dans cet état de zéro, leur “base solide” – leur ”rê̂ve de ne rien avoir et de ne rien faire“(HV, 93)-, on ne peut pas compter sur l’avenir de l’homme et la sociabilité sera une notion vide. Enfin il semble qu’ils considèrent leur vie comme ”asocial“ qui ”n’est pas pardonnable“(HV, 100). Ils se rendraient compte qu’on ne peut pas exister et parler en dehors du champs balisé du discours culturel partagé par la société. Cette vision de l’ê̂tre social dans l’homme n’est pour autant pas un compromis avec la société. Parce que c’est là où nos deux héros parlent désormais et cette espérance se réalisera dans une société à réinventer. Son écriture si particulière l’est aussi. La voix narrative impose une contestation du monde en déconstruisant la grammaire, l’écriture testimoniale. Miroir de cette déconstruction, la phrase apparaît chamboulée et disloquée. Ce jeu sur la langue implique la consciene de l’auteur qui veut restituer le discours libéré du carcan de la langue. C’est-à-dire, le caractère abstrait de la langue restituée ou réinventée assurant l’universalité de mentalité québécoise, cette langue pourrait ê̂tre libéré de la réputation de dialecte du français standard. Voilà l’espoir de ce cinquième roman de Ducharme.
참고문헌 (17)
- Ducharme, "L’Avalée des avalés" (1966), gallimard
- Ducharme, "L’Hiver de force" (1973), Gallimard
- 정상현, "레장 뒤샤름(Réjean Ducharme)의 『세상이 삼킨 여인(L'Avalée des avalés)』의 거부와 자유", 프랑스문화예술연구, 37, pp.163~193 (2011), 프랑스문화예술학회
- 정상현, "뒤샤름의 묵시록", 프랑스문화예술연구, 55, pp.345~366 (2016), 프랑스문화예술학회
- 정상현, "히피와 반문화", 문학과 지성사
- Cambron, "Une société, un récit. Discours culturel au Québec(1967-1976)" (1989), l’Hexagone
- Chassay, "La tension vers l’absolu total", Voix et images, 21(63) (1996)
- Gasquy-Resch, "Le brouillage du lisible : lecture du paratexte de l’Hiver de force", Études françaises, 29(1) (1993)
- Gervais, "L’Hiver de force comme rien", Études françaises, 10 (1974)
- Kègle, "Plaisir et subversion chez Réjean Ducharme", Études littéraires, 28(1) (1995)
- Lepage, "Paysages de Réjean Ducharme" (1994), Fides
- Piette, "Pour une lecture élargie du signifié en littérature : l’Hiver de force", Voix et images, 11 (1986)
- Saint-Jean-Paulin, "La contre-culture : États-Unis, années 60 : la naissance de nouvelles utopies" (1997), Autrement
- Vaillancourt, "Paysages de Réjean Ducharme" (1994), Fides
- "La représentation de l'ethos underground et l'inscription de la pluralité dans l'oeuvre de Réjean né Ducharme"[URL]
