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사르트르와 회화: 틴토레토를 중심으로

Sartre et la peinture: autour de Le Tintoret

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초록

L'intérêt de Sartre pour Le Tintoret est exceptionnel à bien des égards : pour ce peintre du 16ème siècle il garde une passion durable et laisse une série d'études remarquable néanmoins restée inachevée. Du <séquestré de Venise> jusqu'à ses analyses picturales, <Saint Marc et son double> et <Saint Georges et le dragon>, Sartre essaie d'expliquer les tableaux du Tintoret sous une perspective d'osmose : pour lui, “le Tintoret c'est Venise”. Sartre rédige sur l'esthétique du Tintoret en décelant dans ses toiles des thèmes majeurs : chutes, pesanteur et matériaux bruts qui dessinent l'obsession d'un peintre ‘matérialiste’. Surtout, il considère la pesanteur comme une image récurrente chez son peintre. “La pesanteur, dit-il, est signe : c'est un abrégé de nos faiblesses trop humaines.” Dans <Saint Georges et le dragon>, Sartre révèle la temporalité baroque du tableau et la mise en scène élaborée par le peintre. En faisant une comparaison avec le tableau de Carpaccio, Sartre nous montre la tromperie et l'escamotage de cet artiste trop “malin”. Tout au long de ses écrits sur le Tintoret, Sartre maintient le rapport étroit entre le peintre et ses oeuvres. Cela confirme sa “méthode de progressive-régressive” qui apparaît dans ses autres textes critiques. Le Tintoret de Sartre prouve la continuité de son esthétique picturale depuis L'imaginaire jusqu'à Qu'est-ce que la littérature. En analysant l'analogon matérialisé sur la toile, Sartre réaffirme l'irréel de la beauté et l'essence de l'art : la beauté résulte des yeux du spectateur. Car “un tableau doit être conçu comme une chose matérielle visitée de temps à autre (chaque fois que le spectateur prend l'attitude imageante) par un irréel qui est précisément l'objet peint.”

Abstract

L'intérêt de Sartre pour Le Tintoret est exceptionnel à bien des égards : pour ce peintre du 16ème siècle il garde une passion durable et laisse une série d'études remarquable néanmoins restée inachevée. Du <séquestré de Venise> jusqu'à ses analyses picturales, <Saint Marc et son double> et <Saint Georges et le dragon>, Sartre essaie d'expliquer les tableaux du Tintoret sous une perspective d'osmose : pour lui, “le Tintoret c'est Venise”. Sartre rédige sur l'esthétique du Tintoret en décelant dans ses toiles des thèmes majeurs : chutes, pesanteur et matériaux bruts qui dessinent l'obsession d'un peintre ‘matérialiste’. Surtout, il considère la pesanteur comme une image récurrente chez son peintre. “La pesanteur, dit-il, est signe : c'est un abrégé de nos faiblesses trop humaines.” Dans <Saint Georges et le dragon>, Sartre révèle la temporalité baroque du tableau et la mise en scène élaborée par le peintre. En faisant une comparaison avec le tableau de Carpaccio, Sartre nous montre la tromperie et l'escamotage de cet artiste trop “malin”. Tout au long de ses écrits sur le Tintoret, Sartre maintient le rapport étroit entre le peintre et ses oeuvres. Cela confirme sa “méthode de progressive-régressive” qui apparaît dans ses autres textes critiques. Le Tintoret de Sartre prouve la continuité de son esthétique picturale depuis L'imaginaire jusqu'à Qu'est-ce que la littérature. En analysant l'analogon matérialisé sur la toile, Sartre réaffirme l'irréel de la beauté et l'essence de l'art : la beauté résulte des yeux du spectateur. Car “un tableau doit être conçu comme une chose matérielle visitée de temps à autre (chaque fois que le spectateur prend l'attitude imageante) par un irréel qui est précisément l'objet peint.”

참고문헌 (27)

  1. "Bibliothèque de la Pléiade" (1995), Gallimard
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  3. "Qu'est-ce que la littérature?" (1948), Gallimard
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  19. S. de Beauvoir, "La cérémonie des adieux" (1981), Gallimard
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  22. M. Contat, "Les Ecrits de Sartre" (1980), Gallimard
  23. E. Reynold de Seresin, "Tintoret et la fureur de peindre" (2015), 50Minutes
  24. M. Sicard, "Essais sur Sartre" (1989), Galilée
  25. H. Wittmann, "L'Esthétique de Sartre" (2001), L'Harmattan
  26. L'Arc, "Sartre aujourd'hui, no.30", ~ (1966)

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