사르트르의 무의 미학
L’esthétique du néant chez Sartre
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초록
Dans la plupart des études sur L’ê̂tre et le néant de J.-P. Sartre, nous trouvons que les phases telles que en-soi, pour-soi, ê̂tre-pour-autrui ont été largement analysées sous leurs relations réciproques. Par contre, les phases du néant ont été beaucoup moins étudiées au niveau ontologique et surtout au niveau esthétique. Or, nous pouvons constater que le concept du néant a occupé une place majeure dans l’imaginaire qui a été publié en 1940. En effet, dans L’Imagination qui a été publiée en 1936, Sartre a présenté une théorie de l’imagination tout en identifiant l’image et la conscience. C’est pour cette raison que nous pourrions conclure provisoirement que l’esthétique et l’ontologie sont étroitement liées chez Sartre, à mesure que sa théorie de l’imagination définit ‘la conscience imageante’ par rapport à ‘la néantisation’ et que son ontologie essaie d’ établir la relation réciproque entre l’ê̂tre et le néant. A travers les critiques littéraires ou artistiques de Sartre, nous pouvons trouver les trois aspects principaux de son esthétique dont il aborde et analyse les oeuvres artistiques ou littéraires. D’abord, c’est l’esthétique de l’absence. Comme l’absence est mieux placée que la présence pour définir ou dévoiler l’ê̂tre dans son ontologie, elle fait de l’oeuvre artistique présentée un néant qui devrait ê̂tre néantisée par les spectateurs qui l’apprécient. L’oeuvre ne sera qu’un ‘analogon’ selon Sartre et les gens doivent saisir, par leur imagination et à leur manière, le sens de l’oeuvre au delà de sa présence qui est en effet son absence. Ensuite, c’est l’esthétique de la négation. Sartre dit dans son Etre et le néant que le néant est fondement de la négation. Comme il en dit longuement sur le mouvement éternel de négation entre l’en-soi et le pour-soi, il s’intéresse aux oeuvres artistiques ou littéraires qui figurent le mouvement de négation. De là vient que Sartre est séduit par les mobiles de Calder qui se nient en mouvant sans cesse pour se faire une nouvelle forme. Il en est de mê̂me des oeuvres littéraires de Sartre lui-mê̂me telles que Les mains sales ou Les chemins de la liberté où deux protagonistes opposés vivent leur contradiction comme un dédoublement. Et finalement Sartre découvre l’esthétique de la dialectique chez Flaubert qui est un cas très rare. L’espace littéraire de Flaubert n’est pas un espace à deux dimensions. Son engagement littéraire n’est pas basé seulement sur le mouvement éternel de négation qui ressemble à un ricochet éternel ou le tour continuel d’une toupie. Sartre considère la création littéraire de Flaubert est comme un processus dialectique qui monte en spirale en intériorisant et réextériorisant sa névrose subjective et objective. Enfin, Sartre en arrive à apprécier d’une manière positive l’art de Flaubert. Ainsi Sartre nous montre les trois aspects de son esthétique du néant en soulignant la conscience imageante. Cela dit, il nous faudrait ajouter le dernier mot sur l’esthétique de Sartre. C’est que son esthétique est une esthétique du mouvement. Le néant n’a de sens que s’il est la néantisation. La néantisation est un mouvement éternelle. En exigeant du mouvement autant à l’oeuvre d’art qu’aux spectateurs, l’esthétique sartrienne devient une esthétique du mouvement.
Abstract
Dans la plupart des études sur L’ê̂tre et le néant de J.-P. Sartre, nous trouvons que les phases telles que en-soi, pour-soi, ê̂tre-pour-autrui ont été largement analysées sous leurs relations réciproques. Par contre, les phases du néant ont été beaucoup moins étudiées au niveau ontologique et surtout au niveau esthétique. Or, nous pouvons constater que le concept du néant a occupé une place majeure dans l’imaginaire qui a été publié en 1940. En effet, dans L’Imagination qui a été publiée en 1936, Sartre a présenté une théorie de l’imagination tout en identifiant l’image et la conscience. C’est pour cette raison que nous pourrions conclure provisoirement que l’esthétique et l’ontologie sont étroitement liées chez Sartre, à mesure que sa théorie de l’imagination définit ‘la conscience imageante’ par rapport à ‘la néantisation’ et que son ontologie essaie d’ établir la relation réciproque entre l’ê̂tre et le néant. A travers les critiques littéraires ou artistiques de Sartre, nous pouvons trouver les trois aspects principaux de son esthétique dont il aborde et analyse les oeuvres artistiques ou littéraires. D’abord, c’est l’esthétique de l’absence. Comme l’absence est mieux placée que la présence pour définir ou dévoiler l’ê̂tre dans son ontologie, elle fait de l’oeuvre artistique présentée un néant qui devrait ê̂tre néantisée par les spectateurs qui l’apprécient. L’oeuvre ne sera qu’un ‘analogon’ selon Sartre et les gens doivent saisir, par leur imagination et à leur manière, le sens de l’oeuvre au delà de sa présence qui est en effet son absence. Ensuite, c’est l’esthétique de la négation. Sartre dit dans son Etre et le néant que le néant est fondement de la négation. Comme il en dit longuement sur le mouvement éternel de négation entre l’en-soi et le pour-soi, il s’intéresse aux oeuvres artistiques ou littéraires qui figurent le mouvement de négation. De là vient que Sartre est séduit par les mobiles de Calder qui se nient en mouvant sans cesse pour se faire une nouvelle forme. Il en est de mê̂me des oeuvres littéraires de Sartre lui-mê̂me telles que Les mains sales ou Les chemins de la liberté où deux protagonistes opposés vivent leur contradiction comme un dédoublement. Et finalement Sartre découvre l’esthétique de la dialectique chez Flaubert qui est un cas très rare. L’espace littéraire de Flaubert n’est pas un espace à deux dimensions. Son engagement littéraire n’est pas basé seulement sur le mouvement éternel de négation qui ressemble à un ricochet éternel ou le tour continuel d’une toupie. Sartre considère la création littéraire de Flaubert est comme un processus dialectique qui monte en spirale en intériorisant et réextériorisant sa névrose subjective et objective. Enfin, Sartre en arrive à apprécier d’une manière positive l’art de Flaubert. Ainsi Sartre nous montre les trois aspects de son esthétique du néant en soulignant la conscience imageante. Cela dit, il nous faudrait ajouter le dernier mot sur l’esthétique de Sartre. C’est que son esthétique est une esthétique du mouvement. Le néant n’a de sens que s’il est la néantisation. La néantisation est un mouvement éternelle. En exigeant du mouvement autant à l’oeuvre d’art qu’aux spectateurs, l’esthétique sartrienne devient une esthétique du mouvement.
참고문헌 (23)
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- "Situations, III" (1976), Gallimard
- "Situaitons, IV" (1964), Gallimard
- "Situations, IX" (1972), Gallimard
- "Obliques n°24-25 Sartre et les arts" (1978), Borderie
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- 하이데거, "존재와 시간" (1997), 까치
- 이성과실존, "철학이란 무엇인가 형이상학이란 무엇인가 철학적 신앙", pp.1990, 하이데거․ 야스퍼스
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